Naitre, demeurer, disparaître

« Pour ceux qui pensent que les choses naissent, demeurent, et disparaissent, il faut dissiper ce malentendu en comprenant la survenue en dépendance et, le fait que tous ce que nous percevons comme caractéristiques ne sont que des étiquettes ». Nāgārjuna

Comprendre

Vous ne comprenez au-dehors de vous que ce que vous avez déjà compris en vous…
Soyez sûrs que la totalité de l’humanité est toujours en vous, plus ou moins exprimée dans des équilibres différents.
Mais ce que vous refusez d’accepter consciemment en vous, vous refusez de l’accepter consciemment au dehors parce que le dehors vous renvoie à vous-même et vous oblige à refuser encore plus.

Si vous avez tout accepté en vous, si vous avez vu consciemment que l’univers entier était en vous, le meilleur du meilleur, le pire du pire, tout, – vous connaissez au vrai sens du mot connaître qui signifie « être consciemment », tout, et par conséquent plus rien ne vous est étranger ; plus rien.

Le criminel n’est pas un autre pour vous : vous l’avez rencontré en vous.
L’idéaliste n’est un autre pour vous : vous l’avez rencontré en vous.
Le mystique n’est pas un autre pour vous : vous l’avez rencontré en vous.
Le vaniteux n’est pas un autre pour vous : vous l’avez rencontré en vous.

C’est votre conscience qui accepte la totalité de ce qui est en vous et qui accepte ce qui est au dehors de vous.
Et vous avez découvert que la valeur suprême, c’est cette conscience-sans-ego elle-même, en laquelle et par laquelle tout est résolu – tout – puisqu’elle est libre.
Seule cette conscience est vraiment vous-même.

Vous avez traversé une étape où la conscience de soi habituelle, endormie, a paru en effet être démantelée, parce que tous les aspects de vous ont été présents au même moment, au lieu qu’un seul vienne à la surface.

Dans la pleine acceptation de ces contradictions, vous avez découvert la totalité et vous avez découvert l’unité.
(Arnaud Desjardins – Au-Delà du Moi)

avoir un esprit

Certaines personnes pensent que, lorsqu’elles méditent, elles ne devraient avoir aucune pensée, aucune émotion. Si pensées ou émotions se manifestent, cela les contrarie, les fâche contre elles-mêmes et les persuade qu’elles ont échoué. Rien n’est moins vrai. Ainsi que le dit un proverbe tibétain : « C’est beaucoup demander que de vouloir de la viande sans os et du thé sans feuilles. » Tant que vous aurez un esprit, des pensées et des émotions s’élèveront. Sogyal Rimpoché

Prendre refuge

/ Je prends refuge auprès du Bouddha en souhaitant que tous les êtres sensibles comprennent profondément la grande voie et prennent la plus ferme détermination;

/ Je prends refuge auprès du Dharma en souhaitant que tous les êtres sensibles étudient profondément le Sūtra Piṭaka et que leur intelligence soit aussi vaste que l’océan;

/ Je prends refuge auprès du Sangha en souhaitant que tous les êtres sensibles se comprennent bien et s’entendent à merveille sans rencontrer aucun obstacle.

Saisir

Quand vous prenez les choses, c’est à cause d’une soif, d’une appropriation, d’une saisie ; vous devriez perdre cela, et le perdre entièrement, au-dessus, au-dessous, tout autour, et à l’intérieur. Qu’importe ce que vous saisissez, dès que vous saisissez vous êtes en train de perdre votre liberté. Comprenez-le et ne saisissez rien. Alors, vous cesserez d’être tel que vous fait l’attachement, lié au pouvoir de la mort, de Mara. Bouddha

L’Attention

Il est important, quand vous pratiquez la méditation, de ne pas vous laisser entraîner à un commentaire mental, ni à une analyse ou à un bavardage intérieur.
Ne confondez pas le commentaire mental de votre esprit – « maintenant j’inspire, maintenant j’expire » – avec l’attention.
Ce qui compte, c’est la pure présence. Ne vous concentrez pas trop intensément sur la respiration ; accordez-lui à peu près 25% de votre attention, laissant les 75% restant dans une détente calme et spacieuse.
A mesure que votre respiration deviendra plus consciente, vous serez davantage présent ; vous rassemblerez tous les aspects fragmentés de vous-même et trouverez la plénitude.
Sogyal Rimpoché – extrait du chapitre 5 du Livre tibétain de la vie et de la mort

On pourra dire

On pourra dire, noter, autant de mots pour décrire les événements, les choses, les personnes c’est qu’il y a encore notre esprit qui s’attache, qui distortionne, qui souffre … je crois que lorsque le silence de l’esprit est au rendez vous et que l’évidence sans mot, l’évidence d’un ressenti, l’évidence d’être là au bon endroit s’installe, alors c’est que la justesse de vivre est là, c’est le bonheur qui se pratique…Pas habituel pour des humains sans cesse dans le bruit et la fuite du moment !

Silence

On pourra dire, noter, autant de mots pour décrire les événements, les choses, les personnes c’est qu’il y a encore notre esprit qui s’attache, qui « distortionne », qui souffre … je crois que lorsque le silence de l’esprit est au rendez vous et que l’évidence sans mot, l’évidence d’un ressenti, l’évidence d’être là au bon endroit s’installe, alors c’est que la justesse de vivre est là, c’est le bonheur qui se pratique…Pas habituel pour des humains sans cesse dans le bruit et la fuite du moment !

Donner

On s’enrichit de ce que l’on donne,
On s’appauvrit de ce que l’on prend.
L’important n’est pas de convaincre,
Mais de donner de la justesse.
Le but n’est pas de séduire,
Mais de briller par notre cœur, notre présence.
La simplicité de s’accompagner, de s’aimer
La douceur d’une respiration
La souffle d’un geste.
Ainsi demeure la simplicité d’être soi.

Aimer

Aimer, ce n’est pas mutiler l’autre, le dominer, mais l’accompagner dans sa course, l’aider.
L’amour vrai est le contraire de la volonté de puissance.
Aimer, c’est réussir à donner à l’autre confiance en lui.
Yvan amar

 

Grand voyage

Il n’y a pas plus grand voyage que celui de la vie.
Alors pourquoi partir ?
Soi ton corps, soi ton esprit.
Soi ton âme et ton énergie.
Il n’y a pas plus grand voyage, que celui de ta vie.

Point de vue

Du point de vue de l’enseignement il n’y a rien qui soit juste. il y a simplement des situations vraies. Et il vaut mieux quelque chose de faux qui soit vrai, que quelque chose de juste qui ne le soit pas !! La notion du juste est toujours lié à la démarche du résultat. C’est toujours notre ancien fonctionnement. La situation juste devant engendrer le bon résultat. Dans l’enseignement, il n’y a plus de résultat. Il n’y a que des situations vraies. La situation vraie implique une responsabilité. L’enseignement n’est pas là pour répondre à nos questions, mais nous suivons l’enseignement pour répondre de nos questions. La situation juste redevient, d’une façon déguisée, la circonstance favorable. Il n’y a pas de circonstance favorable pour celui qui est sur le chemin de la conscience. Il n’y a que des occasions de travail. Yvan Amar

trouve !

Il n’est de cesse de rechercher sa véritable nature en toutes choses. Mais il est possible de se trouver en toutes choses. Même dans le non visible, même dans le subtile, même dans l’incroyable et le normal car tu es tout cela.

agiter, altérer

Un adage : L’eau, si vous ne l’agitez pas, deviendra claire.
De même que pour l’esprit inaltéré, c’est à dire si vous ne l’agitez pas,
trouvera sa paix, son regard clair, son bien être et sa félicité.

illusions

Il parait que nous vivons dans un monde d’illusion.
Mais ne crois tu pas que l’illusion est celle de notre esprit qui tente à nous faire croire
qu’il n’existe qu’une seule partie, celle des émotions et des pensées ?
Une fois l’esprit dompter, conquis, vu et maitrisé, il y a notre nature véritable.

La vie

La vie n’est pas d’apprendre des quantités de chose mais bien d’apprendre de soi même,
de chaque instant qui passe et, de savoir ce que l’on vibre dans l’instant présent.

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