Les intuitions https://lesintuitions.com Sat, 16 May 2026 07:36:52 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 Bonjour tout le monde ! https://lesintuitions.com/bonjour-tout-le-monde/ https://lesintuitions.com/bonjour-tout-le-monde/#comments Sat, 16 May 2026 07:36:52 +0000 https://lesintuitions.com/?p=1 Bienvenue sur WordPress. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou supprimez-le, puis commencez à écrire !

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Bien Dormir https://lesintuitions.com/bien-dormir/ Sat, 01 Feb 2025 15:53:54 +0000 https://lesintuitions.com/?p=5196 Guidance « Bien dormir »
~50 mn –

BIEN DORMIR

© Merci d’indiquer la provenance de cette guidance

 

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Attendre, patienter sans s’impliquer – Laisser passer https://lesintuitions.com/attendre-patienter-sans-simpliquer-laisser-passer/ Sat, 01 Feb 2025 14:43:32 +0000 https://lesintuitions.com/?p=4883 Lire la suite Lire la suite

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Attente

Pour ceux qui baignent dans les intuitions en ressentant pas mal de choses généralement autour de soi, il arrive que nous pouvons connaître l’issue ou le fort potentiel d’une situation avant même qu’elle ne se passe. Donc fort potentiel, d’une situation qui n’est pas encore arrivée. Ce n’est juste qu’une force en mouvement, qui de par sa mise en œuvre devient un potentiel de réalisation. Pour nous et à la première lecture cette issue devient immuable sans équivoque. Cela devient une évidence que cette situation doit être ou peut-être atteinte.

Pour les personnes qui ne sont pas habituées aux nombreuses variations des énergies en mouvements. ces évidences ne sont pas une obligation d’être vécu. Nous savons que nous devons patienter pour que la finalité, le taux vibratoire, l’énergie, les énergies, doivent arriver à leur terme pour que ce ressentis soit réalisée. Mais il peut y avoir des modifications. Nous sommes tellement pris par cette création et cette mise en mouvement car parfois tellement forte et présente, que nous y croyons. Nous nous faisons happer par ce vortex. De ce fait nous pensons que c’est une prochaine vague de vie, que nous sommes concernés et nous mettons tout en œuvre pour la faire jaillir ou dans tous les cas pour y participer ou même pour la vivre.

Par exemple lorsque nous rencontrons une personne avec laquelle nous avons beaucoup d’affinité.

Dans l’observation, tout le chemin que nous menons avec patience, si nous attendons, ce chemin, cette voie, nous fait travailler dans le non attachement, la non dépendance. Nous fait travailler aussi parce que nous sommes dans une démarche de résultat. Le but à atteindre. Ça y est on vient de nous montrer là où l’on doit aller. Mais parfois ceci est une tromperie. Cette observation est un temps qui nous permets de descendre l’importance qui n’en a pas besoin d’autant.

Quoi qu’il se passe, quoi que cela implique, quoi que cela demande, nous devons rester ancrés au présent et non pas dans cette démarche de résultat. Sans quoi notre esprit sera submergé par cette mise en mouvement. souvenez-vous, nous attirons ce que nous vibrons.

Encore une fois, ce n’est pas parce que nous ressentons quelque chose que nous devons mettre tout en œuvre pour que cela se réalise. Que nous devons systématiquement aller là où ça bouge.  Nous sommes multiples certes, nous sommes reliés avec plusieurs centres et nous travaillons avec et dans plusieurs dimensions. Une chose importante, malgré cela, nous devons rester ancrés, nous devons rester dans cette dimension car c’est depuis là que nous devons expérimenter, c’est là qu’est notre âme, c’est là qu’est notre choix.

Mais sommes nous dans nos intuitions ?

Le mental, l’esprit revêtent parfois beaucoup de formes, beaucoup d’émotions, parfois trop de variations intérieures. Dès que nous avons une variation nous plongeons dedans et nous pensons que c’est cela. Que la lumière, le divin, dieu, les guides le veulent.

Les intuitions, les ressentis sont très difficiles à vivre, car dans notre société actuelle, nous avons la possibilité d’obtenir ou d’avoir tout, tout de suite. Il y a une multiplicité d’évènements qui nous touchent et parfois ne ne savons pas où donner de la tête. Et cette habitude et donc ces attitudes de réactions que nous prenons, nous plonge dans la non patience, de ne pas attendre les bons moments, et de ce fait nous nous mettons dans l’action. Nous mélangeons potentiel et action. Aussi bien que prévisionnel et réalisation.

Nous n’attendons pas pour posséder quelque chose. Nous n’attendons pas cette voiture 3 ou 4 ans pour pouvoir la conduire. Vous avez besoin d’un téléphone, vous pouvez l’obtenir dans l’immédiat. Vous avez besoin d’une information, internet est là pour vous la donner, ou encore l’intelligence artificielle est là pour vous canaliser dans un processus bien établi par d’autres personnes. Au delà de cet assistanat, vous l’avez, vous possédez cette information, cette image, cette vidéo, cet objet. Ainsi nous sommes forgés à ne pas attendre. Nous sommes dans le brouhaha du faire, du consumérisme. Nous sommes à l’âge du faire.

Dans le cas où nous devons attendre, pour qu’une situation se mette en place, toute cette attente nous fait prendre conscience de la complexité qu’une situation a pour se mettre en place. Que cette complexité, que ces énergies ou bien que ces acteurs soient prêts. L’important pour que tout se mette en adéquation afin que le résultat, que nous avons pressenti, intuitionné, capté, ressenti parfois même émotionné, que cette évidence qui est d’une force extraordinaire, qui nous dit : « mais ça va se passer, ça va le faire, tu vas voir », soit réalisée.

Tant que cette situation doit réunir plusieurs acteurs, qu’ils soient seul ou simplement deux, tant que cette situation doit réunir une certaine homogénéité, une certaine fourchette énergétique, une certaine sensibilité, une certaine vibration, une certaine ouverture etc. ; ou au contraire pour des situations différentes où cela demande des niveaux d’agacement, de colère, de réaction, de violence, un niveau vibratoire différent ; tant que la situation ne revêt pas la bonne vibration, le point ultime de la réalisation, ne sera pas complété.

Nous ne regardons que la finalité des choses ou de l’évènement. Nous ne sommes pas aiguisés pour être cueillis par autant de magie qui s’opère sous nos yeux pour la formation de ses situations. Nous ne nous émerveillons plus par autant de mise en place, d’adéquation, autant de composantes qui se mettent en place pour cette situation. Pour qu’elle se réalise, pour qu’elle entre dans la matière. Ce serait peut être là que seraient les leçons à retenir. Où même de reconnaitre lorsque les situations se mettent à passer dans la réalisation. Ce moment, cet interstice est tout à fait captable.

Nous peuple intuitionneurs nous ressentons les variations du non réalisé, du potentiel et du réalisé. Autant de ressentis qui peuvent nous faire nous décentrer.

Dans l’univers rien ne perdure. Et la situation va trouver une issue, un chemin, une voie quelle qu’elle soit, même celle de la non réalisation. Cela pourra prendre une forme différente de tout ce qui a été mis en place.

Peut-être prendre la forme inverse de ce qui devait être. Peut importe la finalité, le but. C’est la magie de la mise œuvre du tout qui est extraordinaire.

Lorsque vous invitez des personnes à une fête ou un anniversaire, vous faites des démarches auprès des personnes pour qu’elles soient là, pour que cette situation se réalise. Pour que la musique soit là, pour que les cadeaux justes soient donnés. Cela est devenu habituel. Mais vous ne vous émerveillez plus de cette réalisation de cette situation. De combien d’évènements ces mèmes personnes ont dû vivre pour être là. Ce qu’elles ont vécues pour venir. Ce qu’elles ont dû pensez et mettre en œuvre pour votre plaisir ou le plaisir de la personnes pour qui vous organisez la fête.

Pourtant même lorsque nous sommes à l’écoute de nos pressentiments, il n’en est pas moins vrai que nous devons écouter l’évolution de la situation. Il y a la finalité certes, il y a les acteurs, les énergies, les taux vibratoires, enfin toutes la complexité que revêt une situation, un évènement.

Il y a le tout, la mise en œuvre, la continuité, le fil.
Et c’est là que nous pouvons capter si l’harmonie dans toute la situation est au rendez-vous.

Tout ceci dans l’observation. Laisser passer une situation harmonieuse est plus facile que de laisser passer une situation chaotique ou distortionnée d’autant plus si l’on s’est sentis concernés. Tant qu’il y a altération nous nous sentons obligé de modifier la chose pour qu’elle s’harmonise. Parfois une situation à besoin d’être chaotique pour que l’harmonie s’installe. Mais cela est plus difficile à accepter. Dans tous les cas si elle est chaotique, il ne faut pas que cela dure trop longtemps n’est-ce pas ?

Car si nous prenons part à ce vacarme, à ce chaos, au vacarme de la mise en œuvre de la roue de la réalisation, si nous nous laissons happer par cette machine à lancer des émotions, des ressentis, ce tourbillon, nous nous retrouvons très vite dans une perte totale de présence et surtout une perte de nous même, mélangeant tout. L’harmonie c’est la stabilité. Et nous sommes les premiers justiciers à mettre un point d’honneur à modifier toutes situations que nous jugeons non harmonisées.

Tout cela pour vous dire, que nous devons rester centré, objectif, par rapport à la situation. Non par rapport aux personnes impliquées mais bien pour la situation.

Laisser passer l’harmonie, laisser passer le chaos. Ceci ne vous appartient pas. Passer à autre chose. N’attrapez pas, ne saisissez pas, ce n’est pas pour vous.

Ainsi la paix s’installera.

Hervé

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Evidence https://lesintuitions.com/evidence/ Wed, 29 Jan 2025 07:09:55 +0000 https://lesintuitions.com/?p=5158 Tant que les gens suivront des écrits ou des dires de couloirs (untel à dit ceci ou cela) sans en contrôler la véracité, la justesse, avec leur cœur, leur réflexion intérieure et leur intimité profonde, le côté obscur sera présent avec toutes ses variantes.

 

 

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Le temps https://lesintuitions.com/le-temps/ Fri, 02 Jun 2023 16:38:58 +0000 https://lesintuitions.com/?p=5082 Lire la suite Lire la suite

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La fin d’une histoire ça n’existe pas.
il y a seulement un moment où on quitte le récit.

Prenez conscience que votre vie c’est votre histoire. Tout est votre histoire.

Pendant 50 ans de ma vie j’ai passé le temps à courir après le bonheur, la reconnaissance, les plaisirs, l’amour, les gens, l’argent et j’étais finalement triste. Je n’ai surtout rien trouvé de semblable. Tout au plus des avants goûts, des miettes de toutes ces croyances. Dans tous les cas, beaucoup d’énergie a été dépensée pour finalement m’épuiser.

Aujourd’hui, je me suis arrêté et je pense que j’ai une forme de bonheur qui naît en moi. Je me sens plus léger, de moins en moins attaché. Mais il suffit parfois de le dire, pour que la vie vous rappelle à la vigilance de ce à quoi vous croyez être éloigné.

Vous ne pouvez pas savoir aujourd’hui ce que vous deviendrez.

N’essayez pas de tout maîtriser. Laissez-vous porter. C’est là, que ça devient intéressant si vous conservez votre esprit clair.
Oh je sais, je peux encore à tout moment me laisser prendre par les tourments de la vie.  

Mais il y a tant à toucher, à percevoir, à ressentir, à observer, à regarder, à écouter et à se laisser cueillir.

N’essayez pas d’aller chercher, laisser venir et observez.
Si la vie vous montre quelque chose, quelqu’un, un lieu, un moment, un instant et, que vous vous sentez appelé, alors faites du mieux que vous pouvez.

Parce que comme je l’ai entendu un jour, le temps est un présent éternel.

 

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DEVOIR DE CONSCIENCE https://lesintuitions.com/devoir-de-conscience/ Sun, 08 Aug 2021 16:40:46 +0000 https://lesintuitions.com/?p=4810 Lire la suite Lire la suite

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Écouter l’article Devoir de conscience
Devoir de Conscience

PaixDevant toutes les agitations de cette période, ô combien tourmentée, ô combien violente et ô combien stressante, il n’est pas seulement de se questionner par rapport à de telles ou telles décisions qui sont prises, mais en tant que parents, en tant que citoyens, en tant qu’humains, en tant que personnes, nous devons nous questionner de comment une ou plusieurs personnes peuvent arriver à penser de telles choses !

Il y a toujours eu des moutons pour mettre en oeuvre n’importe quelles pensées. Du moment que ces personnes se sentent utiles, peu importe l’idée ou le déroulement. Du moment qu’il y a un job à faire, une rémunération quelconque à gagner, le but est à atteindre n’est-ce pas ?

Pourvu qu’il y est un but, quelque chose, un mouvement bien ou mal, peu importe, l’important est entrer dans l’histoire ou entrer dans la reconnaissance.

    Aux pouvoirs

    Je leur dirai : « Combien de temps avez-vous passé à dire des phrases que vous ne pensiez pas ?
    Combien de mots, de phrases avez-vous dites, combien d’heure avez-vous passé pour duper les gens, pour arranger la réalité, pour détourner les attentions, pour votre profit personnel et pour votre reconnaissance personnelle ?
    Votre conscience était-elle paisible après cela ? »

    A vous parents

    Comment un enfant, notre enfant, peut en arriver à ne plus faire la distinction entre le bien et le mal ?
    Comment notre enfant peut arriver à penser à asservir les autres ?
    Comment notre enfant peut arriver à ne serait-ce que penser de prendre pour cobaye une population entière, un pays entier ?
    Comment notre enfant peut-il arriver à manipuler d’autres personnes pour voler ou détourner toutes les richesses d’autres personnes ou encore celles d’un pays ?
    Comment nos enfants peuvent-ils arriver à penser de supprimer toute forme de liberté en commençant par la parole, puis par la liberté physique, pour finir par la liberté intime ?

    Vous, parents ou amis de personnes qui ont ces responsabilités, où êtes-vous ?
    Que pensez-vous de tout cela ?
    Êtes-vous fiers de vos enfants ?

    Notre devoir de conscience est là !
    Celui de veiller à ce que nos enfants soient le plus respectueux envers les autres, et que nous aussi fassions preuve de respect envers les autres.

    A vous tous

    Ne croyez vous pas qu’il est temps de remettre en question l’éducation dans nos familles ?
    Ne croyez-vous pas qu’il est temps de changer la méthode d’instruction dans les écoles ?
    Ne croyez-vous pas qu’il est temps d’arrêter l’oisiveté sur des questions importantes et que nous devons êtres consultés pour ces questions ?
    Ne croyez-vous pas que notre système d’élection doit être remis en question rapidement et dans sa totalité ?

    ConscienceIl s’agit de vous, de nous, de notre bien-être, de notre existence, de notre liberté, de notre vie.
    Jadis, bien des peuples ont tué pour Dieu. Bien des peuples ont tué pour leur président ou leur roi. Bien des peuples ont tué pour la liberté. Mais aucun peuple n’a tué pour notre bien être. Aucun peuple n’a enfermé pour notre bien-être, du moins pour l’instant. Il nous en revient un devoir de conscience d’être en vigilance à qui nous donnons les clés de notre pays.

    Une personne avec de multiples responsabilités,  (maires, députés, sénateurs, ministres, présidents) pour qui l’on « vote », n’est pas dans un show télévisé. Cette personne doit s’occuper de notre bien-être, doit s’occuper de la gestion de nos finances. Peut importe qu’elle soit bleue grise verte ou jaune, mais cette personne doit effectuer un réel travail dans le respect de tous citoyens dans le respect du peuple. Cette personne doit être prévenante et ne penser qu’à la prévenance et le respect de ses citoyens.

    Le peuple doit donc embaucher une personne et non « voter » pour elle. Encore une fois nous ne sommes pas dans une émission de télévision. Le peuple doit embaucher une personne qui sera garante du bien-être des citoyens et des finances.

    Sans quoi il y aura toujours des intérêts personnels, des belligérances et des égos démesurés et un clan de petits copains qui ont la même mesure que celui qui a le pouvoir.

    Le devoir de conscience c’est de poser un regard neutre sur les choses. De pouvoir mettre en œuvre une sagesse personnelle puis collective et d’écarter toutes formes de dérives, de malversation au sein même des décisionnaires.

    Ceci requiert bien entendu un changement presque total de ce qui s’est mis en place depuis maintenant 80 ans. La personne ou les personnes qui œuvreront pour le bien du pays devront faire preuve de maturité, de réflexion, d’expérience, de connaissance ainsi que de sagesse. Mais également d’honnêteté et de transparence.

    En tant que parents ce sont ces qualités que nous devons veiller à apprendre à nos enfants.
    Conjointement avec les écoles dont dépend l’instruction, la famille est là pour éduquer les enfants, en s’approchant le plus possible du respect des autres dont doit faire preuve chaque individu.

    Bien à vous

    Hervé

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    Discernement https://lesintuitions.com/discernement/ Sun, 28 Mar 2021 13:59:11 +0000 https://lesintuitions.com/?p=4789 Lire la suite Lire la suite

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    Écouter l’article Discernement
    Discernement

    Discernement VueIl est difficile aujourd’hui de faire la part des choses. Nous sommes submergés par une quantité d’informations plus ou moins justes, en regard de ce qui se passe. Je ne fais pas seulement allusion à la période mouvementée de la Covid, mais aussi à ce que nous pouvons vivre chaque jour, à chaque instant. A cela, rajoutons nos pensées qui ne sont pas maîtrisées, nos émotions mal gérées et nous sommes dans un fatras intérieur, un brouhaha incommensurable et nous nous perdons de vue. Nous allons même jusqu’à nous éloigner de notre lumière.

    Nous devons faire preuve de discernement.

    Il suffit qu’une seule personne dise quelque chose en rapport avec nos mal-être, nos malaises ou nos agacements, pour que notre esprit le reprenne, en rajoute, le déforme, le transforme, le redit et la violence et les colères se stockent et sont là, prêtes à bondir. Tout cela, nous fait voyager dans un espace temps qui ne nous ressemble pas, qui ne nous appartient pas, et laisse notre espace intime ouvert pour toutes entrées négatives et distorsions en tout genres.

    Nous, nous sommes à quel endroit dans tous cela, lorsque ça se passe ?

    Beaucoup de gens parlent et nous paraissent intelligents car ils ont un avis sur tout. Mais nous confondons l’intelligence avec la faculté de certaines personnes à retenir une quantité de choses impressionnantes et la faculté de répétition de tout et de n’importe quoi. Ceux qui ont tout appris par cœur et qui n’ont rien compris ou ressenti à ce qu’il se passe réellement dans leur quotidien, font presque l’unanimité aujourd’hui. Les personnes sont bien souvent des répétiteurs ou des repreneur d’informations qu’ils n’ont pas vérifiées, et devant des situations nouvelles, devant des situations qui demandent du discernement, de la responsabilité, de l’inventivité, ils ne savent pas de quelle manière résoudre ces situations. Ces personnes sont justes subjuguées de constater qu’il y a un grand décalage entre ce qu’il voudrait qu’il se passe et ce qu’il se passe réellement. Et pour cause…

    D’ailleurs, nous confondons résolution de problème avec intelligence. Nous confondons l’intelligence avec une personne qui nous montrera une vue différente mais pas pour résoudre le problème, pour simplement en parler, simplement émettre un avis différent pour se démarquer des autres et souvent nous détourner de nous, de notre propre analyse. C’est bien de regarder de différentes manières les situations, mais ils faut gratter plus loin, tamiser les expériences, analyser, sentir, ressentir, essayer avec toutes ses facultés et sa force d’âme de résoudre le problème dans le respect de soi même et dans le respect d’autrui pour une situation pérenne.

    Donc nous sommes où ? Nulle part mais surtout avec les autres et chez les autres, mais pas en nous.

    Parler, toujours parler.

    Citer les phrases d’un livre, dire des citations, réciter des poèmes devient la base de considérer quelqu’un comme intéressant, spirituel, intelligent, érudit, avec un potentiel et même parfois une confiance totale dans la résolution de tous les problèmes. Et nous mettons de bonnes notes, nous permettons à ces enfants, à ces grands enfants répétiteurs, de passer à la classe suivante alors qu’ils n’ont aucun investissement personnel, aucun vécu personnel et surtout aucun ressenti ni aucune empathie. Tout devient mental chez ces enfants. Je dis ces enfants ou ces grands enfants car la maturité ne peut être au rendez-vous de ces personnes qui ne vivent pas, mais qui survivent au travers d’exemples passés qui n’ont aucune existence fervente dans l’espace temps d’aujourd’hui.

    Répéter, c’est aujourd’hui les bases de notre système d’éducation. En fait nous n’éduquons pas, nous créons un apprentissage mono tâche. Simplement répéter. Nous n’apprenons plus la méthodologie pour résoudre un problème et l’accueil pour laisser la place à quelque chose de nouveau.

    La méthodologie, la pédagogie, l’analyse et la définition des besoins ne font pas partie de l’intelligence. Nous avons besoin aussi d’expérience et de discernement. Tout ceci ne fait pas parti des facteurs de l’intelligence et pourtant ce sont bien ces valeurs, ces qualités que nous devons prioritairement choisir pour faire face aux vicissitudes de la vie qu’elles quelles soient.

    Nous n’apprenons pas à vivre nous apprenons à travailler c’est à dire à exécuter des tâches. Nous n’apprenons pas à entrer dans la vie active, nous apprenons le mensonge, la négociation et la culpabilité de ne pas avoir d’expérience ou de ne pas savoir faire ou encore de ne pas avoir eu. Nous n’apprenons pas à aimer, nous apprenons à critiquer, à cacher, à responsabiliser les autres et à chercher les fautes dans un monde où il y aurait pourtant bien des réussites à expérimenter. Alors qu’une situation présente à chaque fois un aspect physique, émotionnel, énergétique, quantique, subtile, visible et invisible, éphémère et durable, avec un but et parfois des distorsions, des énergies etc, il est de notre devoir de connaître avec exactitude où nous mettons les pieds, dans tous les cas, de pouvoir faire un choix plus conscient, un choix qui émane de nous et non pas des expériences et de la vue des autres.

    Dans tout ce fatras d’information et surtout dans ces périodes d’incertitude, la peur ou le stress sont les premières émotions qui apparaissent. La peur n’est qu’une émotion et elle se développe par l’ignorance de ce qui arrive ou de ce qui se passe. La peur nous fait occulter toutes les autres formes que constituent une situation. L’ignorance ne veut pas dire de chercher absolument d’où cela vient, qui est le responsable etc… mais tout simplement de reconnaitre si c’est de nous que cela émane et non d’un schéma extérieur qui a été accepté à un moment ou à un autre.

    Puisque nous nous considérons comme un être intelligent qui se croit supérieur parce qu’il stocke un bon nombre d’information, nous sommes totalement ignorant face à une situation inhabituelle ou face à une situation qui ne nous parle qu’avec des émotions ou des pensées.. Nous combattons la peur et le stress au lieu de les analyser, de les laisser nous parler.

    Entendez bien, la peur ou le stress ne sont que des émotions. C’est notre cerveau qui fait l’inventaire de ce que nous pouvons perdre. Car la peur ou le stress nous les associons bien souvent à la perte de quelque chose. Nos peurs ont été formatées par nos parents (fait pas ci, fait pas ça, attention tu vas tomber…), mais aussi par l’école (il est interdit de dire, de faire …, les punitions…), mais aussi par nos expériences et par le regard de la vie sociale qui ont été voilées par les influences situées précédemment. Nous avons eu peur et nous en restons là. Peu de situations que nous essayons de comprendre, car il vaut mieux fuir plutôt que de dépatouiller cette situation désagréable, et cette fuite est pourtant tout à fait légitime dans la situation de l’ignorant. Je parlais tout à l’heure de ne pas chercher systématiquement la responsabilité ou le savoir d’une émotion ou d’une pensée, d’un souvenir ou encore d’un rattachement à une histoire passée, mais simplement de reconnaître lorsque le ressenti, l’émotion, la pensée vient de mon être libre ou de mon être influencé par mes expériences.

    Si nous choisissons le chemin de ne plus, ou en tout cas beaucoup moins, avoir peur en analysant toute de suite cette peur, ce stress naissant. Nous pourrions poser le regard sur la situation, non pas sur les émotions, et constater dans énormément de cas, que c’est par l’ignorance que nous nous limitons. C’est par l’ignorance que s’installe les inconforts (dont font partie la peur, le stress, la gène etc…). Si nous rendons la peur à l’état d’émotion ce qui veut dire si cela ne vient pas de mon être profond et que nous nous intéressons à notre devenir personnel, social, économique, spirituel, et bien personne et je dis bien personne et encore moins une situation, ne pourra nous contrôler par la peur, par le stress ou encore par la pression.

    Nous devons combler l’ignorance par la connaissance et faire taire le brouhaha intérieur pour activer notre discernement, notre écoute face à n’importe quelle vicissitude de la vie.

    Face à n’importe quelle situation et même quelque chose d’insurmontable à première vue, nous pouvons, nous avons la faculté de résoudre n’importe quel problème. Rien n’est insurmontable et surtout pas les limites. Car des limites nous en avons à revendre.

    L’importance des situations.

    Mais tout cela n’est que la suite face à une occupation de plus en plus grande de notre esprit. Je demandais où nous étions lorsque un débordement se passe.
    Nous, nous sommes à quel endroit dans tous cela, lorsque cela se passe ?

    Nous devrions apprendre à réfléchir par nous même, mais plus important, nous devons apprendre à regarder et être en présence à ce que nous faisons. Nous attisons notre esprit avec des limites car nous donnons de l’importance aux situations, aux événements que nous voyons, qui finalement n’ont pas besoin d’être au premier plan. Pensez plutôt à mettre au premier plan vos facultés de discernement. Pensez plutôt à entrer dans le présent et non pas de demeurer dans le passé.

    Odorat– Le regard
    – La réflexion
    – L’ouïe
    – Le goût
    – Le toucher
    – L’odorat

    Mais aussi

    – Le ressentiment
    – Le pressentiment
    – La justesse
    – La précision
    – Les intuitions
    – Les énergies

    etc…

    (pensez que chaque sens se retrouve dans les autres. Ne vous limitez pas)

    Pour la plupart des situations pour ne pas dire la totalité nous revendiquons la vérité, notre vérité. Tant que nous nous levons en réaction face à une situation nous sommes dans l’erreur, dans la distorsion et dans le malaise, même pour une réaction infime ou intime. Si cela lève en nous une réaction, c’est là que le travail doit se faire. C’est là que le discernement doit se faire. C’est là que le lâcher prise doit se faire. Ce n’est qu’une émotion. quelque chose que mon mental crée, un brouhaha que mon mental fait.

    En fait, le discernement est la faculté à reconnaître plusieurs composantes dans une situation et de savoir, de sentir, d’intuitionner les impacts que cela peut avoir. Si c’est moi ou pas.

    Mener le chemin du bonheur n’est pas juste se concentrer sur le but à atteindre, puisque votre bonheur dépend aussi de ce que vous aller vibrer et donc générer autour de vous et en finalité attirer. (Moi et la situation, la situation et moi.) – J’attire ce que je vibre !

    Le discernement ce n’est que le rapprochement avec vous même en tout lieux, tous instants. Le discernement ne peut apparaitre que si vous êtes dans le même espace temps que la situation ou l’événement. Donc restez centrer sur vous même en présence de l’instant.

    Bien à vous
    Hervé

    Les intuitions.com
    Lesénergies.fr

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    Laisser aller https://lesintuitions.com/laisser-aller/ Wed, 23 Sep 2020 17:07:18 +0000 https://lesintuitions.com/?p=4773 Lire la suite Lire la suite

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    Écouter l’article Laisser aller
    Laisser aller Octobre 2020

    Grue En volSe laisser aller aux paroles, se laisser aller aux gestes, se laisser aller aux émotions aux actions. Laisser aller les pensées, se laisser aller vers une augmentation des pensées, se laisser aller à sortir de votre corps, se laisser aller et partir, se laisser aller à mourir…

    Se laisser aller pourrait être traduit par fuir, fuir et toujours fuir. Et si nous ne gardons pas le controle alors nous allons mourir.

    C’est un peu ça, non ? Car pourquoi fuyons-nous ou plutôt pourquoi nous fuyons-nous ?

    Peut-être considérons-nous que l’âme est emprisonnée dans un corps d’humain et que nous cherchons désespérément à sortir, à partir et, retrouver ainsi ce qui était auparavant, ce que nous avons connu qui est là enfoui au plus profond de nous ?

    Ceci expliquerait bien des choses ; que nous sommes toujours en partance pour un ailleurs, vers un autre espace où tout serait plus libre, plus magique, plus coloré, plus proche d’un état confiant, tenu par une force divine qui nous tiendrait totalement en complétude ; cet état totalement absent de besoin, de contrainte, de responsabilité et qui est submergée de joie de bonheur et d’exaltation… Dans tous les cas, plus que ce que nous vivons actuellement.

    Oui, oui, oui toujours plus, toujours mieux, toujours plus perfectible, plus plus plus.

    Nous sommes les champions de se laisser aller comme une balle de flipper se laissant rebondir d’émotions en émotions, de railleries en railleries, d’agacements en agacements, de violences en violences. Mais très rarement de plaisirs en plaisirs, de joies en joies, de bonheurs en bonheurs, n’est-ce pas ?

    Lorsque nous sommes dans une réaction, nous sommes littéralement attrapés par le sujet, par l’événement, la situation, et même parfois par le courant de nos pensées. Lorsqu’une situation se termine nous sommes encore tout pris par ce qui vient de se passer. Nous consommons ainsi jusqu’à la li ce que nous venons de vivre et pourtant nous avons du mal à terminer les situations, du mal à se sortir de l’emprise de notre vécu. Tellement ce que nous vivons ici ne suffit pas à remplacer ce vieux souvenir qui nous comblait tellement. Nous prenons souvent mais nous ne rendons que très rarement.

    Nous vivons dans un souvenir sans réel souvenir. Nous vivons dans un passé sans passé car nous avons une vague idée de ce qui s’est passé réellement, nous n’avons que très peu d’information sur les tenants et les aboutissants réels du passé. Nous n’avons que notre vision des choses, des situations et des événements et le temps égraine les souvenirs. Nous vivons pour un futur sans futur car nous ne sommes ni dans le passé, ni dans le présent. Nous projetons un futur idéal et très rarement en phase avec notre évolution.

    Quelqu’un à dit :
    « Vivre dans le passé c’est vivre dans la dépression
    Vivre dans le futur c’est vivre dans le stress
    Vivre dans le présent c’est vivre dans la sérénité »

    Le passé, nous pourrions nous le rappeler mais non faire dépendre nos émotions d’aujourd’hui avec des situations passées. elles appartiennent au passé et non plus de liaisons avec notre avenir ou notre présent. Une situation passée a trouvé une solution mais n’est pas forcément la même résolution aujourd’hui. Nous avons évolué et nous résoudrons cette situation différemment. Alors pourquoi s’attacher au passé ?

    Le futur, nous pourrions arrêter de vouloir le contrôler pour libérer de la place dans notre esprit afin de pouvoir accueillir de nouvelles opportunités ou de nouvelles créations. Le stress nous limite et élimine l’espace intérieur qui nous est primordial pour notre sérénité et notre paix.

    Il n’y a que le présent, la conscience de l’instant qui peut nous permettre de réaliser où nous sommes et où il est juste que nous allions pour créer un futur plus juste.

    Mais tout cela n’est possible que si nous avons le courage de nous rencontrer. Possible que si nous avons le courage de baisser notre garde, de devenir fragile aussi fragile que le verre des anciens vitraux. Possible mais pas impossible. Dans tous les cas pour prendre des décisions plus en rapport avec ce que nous sommes. Pourquoi je dis fragile, car nous avons mis en place des carapaces dîgnent des plus grands dinosaures de cette planète. Et pour nous chercher la dedans, il est exigeant de faire apparaître notre fragilité pour qu’elle devienne notre force. Non pas de nous cacher derrière des murs.

    Pourquoi ce chemin ?

    Enlever les couches protectrices de notre vision du monde, enlever les couches protectrices de notre compréhension du monde, les formatages, les incitations, les influences, les interférences et ainsi nous pourrons observer, se laisser cueillir par ce que nous sommes, par ce qui émerge de nous. C’est comme enlever des lunettes de soleil pour voir la réalité de la vie. La violence de notre existence pourra laisser la place à l’émanence de notre être. Au début nous serons un peu gauche, un peu timide, dans la peur certainement ou n’osant pas nous exprimer en totalité. Mais avec un peu plus de lâcher prise et d’observation, par la non saisie de ce qui sort de nous, le présent, un futur plus juste, plus fluide, emprunt de sérénité, de calme et de paix pourront se dessiner.

    Difficile de faire le vide, difficile de faire taire le brouhaha intérieur, difficile de ne pas prendre possession de ce que nous prenons comme destinée ou de ce qui émane de nous. C’est à nous, ça nous appartient, alors comment ne pas en prendre possession ?

    Ma création est ma création. Tout ce que je fais c’est moi qui l’est fait, c’est moi qui l’est pensé, C’est moi qui l’est inventé. Comment puis-je laisser cela ? C’est un sentiment d’abandon. J’ai besoin de le prendre, de le consommer de bien des façons différentes. J’ai besoin d’en profiter, alors difficile de ne pas prendre possession de tout cela !

    Cette dépendance, cette tension continuelle qui nous tient, génère du bruit, du brouhaha, de l’occupation mentale et physique et c’est un frein pour l’émergence de notre être, de notre nature véritable. Nous allons de voyages en voyages, de pensées en pensées, d’émotions en émotions, de création d’un continuum bruyant incessant à de la création alimentaire. Tout cela n’a pas de repos et n’a pas de sens, ni de cesse de nous occuper ailleurs, en dehors de nous.

    Il est plus que temps de poser le regard sur tout cela et de commencer à baisser l’exaltation de consommation en tout genre. De poser de l’espace en nous, de prendre de la hauteur face à une situation, et de regarder ce qui se passe sans prendre part, sans tension et laisser aller en étant avec. Voir et laisser passer. Regarder et laisser aller.

    En exemple je donne toujours: « C’est comme suivre une voiture que vous ne connaissez pas. Au début vous aller avec elle mais aucune émotion particulière n’émane de vous. Vous suivez une voiture. C’est lorsque l’agitation de votre esprit prend le commandement, que les émotions prennent partie, que même parfois vous vous placez en tant que suiveur ou encore, c’est parce que vous aller essayer de deviner sa route, ses mouvements, que votre esprit va s’agiter. Alors, regardez plutôt et laisser aller ».

    Nous pourrons laisser venir les choses, les ressentir, se laisser prendre par l’événement afin de comprendre ce que demande réellement une situation. Trop d’actions se mettent en marche par de la réaction, de la réactivité ou du contrôle. Trop d’actions génèrent des inconforts et des malaises qui peuvent même mener jusqu’à la maladie.

    Le réveil commence souvent par la conscience d’une situation, très rarement dans la rapidité, pratiquement jamais dans le stress. Manger rapidement ne fait que remplir notre estomac et non le nourrir. Pour nous nourrir nous devons mâcher chaque bouchée au moins 70 fois pour que les éléments puissent entrer en nous correctement. Imaginez pour les situations ou les événements…

    Alors nourrissez vous de la vie, prenez le temps et accueillez. Prenez vos décisions en regard de ce que vous observez et non par ce que l’on vous dit ou ce que l’on vous suggère ou ce que l’on vous montre par des procédés technologiques. Prenez vos décisions en âme et conscience, dans ce que vous ressentez en regard de ce qui vous correspond dans le respect de vous même et d’autrui.

    Vous pourrez vous laisser aller lorsque vous serez en conscience et en présence à ce que vous faites, ce que vous dites et ce que vous pensez.

    Belle journée

    Hervé
    lesintuitions.com/
    Lesénergies.fr

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    Ramener l’esprit festif https://lesintuitions.com/ramener-lesprit-festif/ Fri, 31 Jul 2020 15:33:25 +0000 https://lesintuitions.com/?p=4750 Lire la suite Lire la suite

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    Écouter l’article Ramener l’esprit festif
    Ramener l’esprit festif Aout 2020

    Un exemple d'esprit non maîtrisé, festif.
    Professeur Tournesol

    Comment ramener l’esprit festif ou maîtrise de l’esprit

    Voici une structure de commencement d’étude, un chemin dirons-nous, pour aborder une prise de conscience et une observation de l’esprit festif, l’esprit vagabond ou l’esprit non maîtrisé.

    Imaginez-vous observant une situation très simple. Vous lisez. Petit à petit votre esprit va faire des comparaisons avec d’autres situations que vous avez vécues et ainsi vous amener, vous captez dans le souvenir de ces situations où dont le souvenir est similaire. Ainsi votre esprit vagabonde votre esprit n’est plus sur la situation qui se passe, n’est plus dans le temps qui se passe et ainsi votre esprit devient festif, c’est à dire qu’il va se placer n’importe où et ne se place plus dans l’instant.

    Autre moyen de vous faire approcher cette subtilité ; vous êtes concentré sur un exercice ou sur une action que vous êtes entrain de faire. Par exemple manger ou chanter ou encore regarder ou bien parler, et votre esprit est totalement concentré dans ce que vous dites, en ce que vous faites, dans votre action que vous êtes entrain de mener.

    Mais à un instant donné votre cerveau, votre esprit va commencer à s’attacher émotionnellement et va commencer à s’inter-dépendre petit à petit avec d’autres émotions qui surgissent et/ou à des idées qui surviennent, avec des images, parfois même des sons ou des odeurs etc. Vous êtes donc touchés, et votre esprit devient distrait, festif, devient détourné. Vous ne contrôlez plus rien, vous êtes ailleurs.

    L’esprit se ballade, l’esprit s’attache.

    Il faut faire preuve de présence et d’observation très pointue. Pointue n’est pas tout à fait le mot, mais, cette observation doit être présente à chaque instant. Tout nos sens sont occupés sur une situation ou bien nous sommes concentrés sur ce qu’il se passe sur ce que nous voyons et puis sur ce que nous ressentons ou, lorsque nous mangeons nous nous concentrons sur ce que nous goûtons. etc

    Tout le travail dans n’importe quelle domaine est de garder notre esprit ouvert, présent, observateur, non pas perdu dans l’action que nous faisons. Ceci est l’observation sans prise. Nous sommes là, nous regardons et nous ne nous laissons pas happer par ce qu’il se passe.

    Comme je le disais plus haut, il faut faire preuve de présence et d’observation très fine envers soi. Ce qu’il se passe à l’intérieur de soi, comme mouvements, comme changements, comme ressentis, les 5 sens, les parties du corps etc.

    Puis ensuite envers l’extérieur, entre nous et la situation. mais aussi nous et ce qui interagi entre la situation et nous. Une observation supplémentaire est pourtant intéressante c’est la modification que peut avoir une situation en nous. Quelles sont les parties de notre corps qui sont touchées. Peut être qu’elles se trouvent simplement en alerte ou encore en vibration ou peut être un mal-être s’installe-t-il dans une partie bien précise. A voir aussi la respiration, les battements de notre coeur etc.

    Mais il y a encore une donnée qui peut nous permettre une connaissance plus accrue des inter-relations, c’est l’observation de l’ensemble. Et cet ensemble ne peut se faire qu’au début de la situation, c’est à dire à sa naissance, si nous sommes suffisamment rapide dans l’observation et puis lorsque la situation s’apaise.

    Ainsi nous pourrons observer comment notre corps et notre esprit sont captés ou sont saisis ou encore cueillis au début de la situation et comment ils se posent lorsque le « tumulte » de la situation s’apaise ou se termine. C’est là que nous pouvons voir ce qui anime la situation et à la fin ce qui a animé la situation et ce qui a été animé en nous.

    Car nous attirons ce que nous vibrons et l’observation de ce qu’il reste à la fin est très importante également. Lorsque nous écoutons une musique ou encore lorsque nous avons une discussion au téléphone ou lorsque nous venons de terminer un entretien, une rencontre, un échange, il nous reste une ambiance, une énergie, un vécu etc. Comment est ce vécu, est-ce que la situation est vraiment terminée, ou suis-je encore tout mouvementé intérieurement etc. etc. L’observation.

    Ainsi nous pourrons aborder toutes sortes de situations avec cette même approche, ainsi que sur les personnes que nous croisons. La situation dans la structure devient la personne et l’ensemble devient : qu’est-ce qui anime la personne que nous rencontrons.

    Ceci dénote une indivisible présence à soi et à l’environnement proche et moins proche. Une donnée est pourtant à prendre en compte, car en usant de réflexions trop insistantes ou une recherche trop accrue, vous risquez de tomber dans le « ramassage » d’expériences ou de créer des interdépendances à la situation ou aux situations qui ne vous concerne pas.

    C’est ainsi que ce travail vous permet de pratiquer la prise et le lâcher prise. Apprendre à observer sans prendre, sans se responsabiliser si ça ne nous concerne pas et à pratiquer le lâcher prise lorsque quelque chose ne vous correspond pas. Nous nous attachons bien souvent par excès de savoir ou de possession ou d’envie, de désir. Donc se mettre en vacance et se laisser prendre ou cueillir par l’évidence d’une expérience, d’une situation, d’une personne également, est aussi un moyen très direct de comprendre et de vivre avec plus d’exactitude ce qu’il se passe.

    Ainsi les expérience seront vécues plus justement. Il ne s’agit pas de mettre en mot ou de pointer systématiquement ce quelque chose qui ne nous concerne pas, mais d’établir de façon sensitive, de façon cognitive un état dans lequel vous savez qu’il n’y a aucune dépendance, aucun attachement aucune défaillance. Ceci est votre point de bien être, votre point de référence.

    Il s’agit donc d’établir un état stable, avec votre intimité, votre esprit et votre corps rassemblé dans l’observation. Ainsi votre bien être, votre sagesse seront d’autant plus grandes et vous verrez les situations arrivées, les expériences seront moins douloureuses et le vécu bien plus rempli d’amour.

    Bien à vous

    Hervé

    Lesenergies.fr
    lesintuitions.com/

     

     

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    Les méditations mondiales pour la terre https://lesintuitions.com/les-meditations-mondiales-pour-la-terre/ Sat, 04 Apr 2020 07:36:33 +0000 https://lesintuitions.com/?p=4700 Lire la suite Lire la suite

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    Eratum

    Écouter l’article Les méditations mondiales pour la terre
    Les méditations mondiales pour la terre avril 2020

    Depuis toujours, la terre n’a jamais eu besoin de nos méditations. Encore une fois, la terre va bien.

    Mais si la civilisation des humains va mal, c’est aux humains qu’il appartient de faire le chemin pour changer leur vision d’esprit. La preuve en est que nous sommes de passage. Ce n’est pas le temps qui passe mais bien nous qui passons. Les jours et les nuits se succèderont alors que nous, nous serons morts depuis longtemps.

    La terre va bien et n’a pas besoin des humains pour vivre. La terre va bien et n’a pas besoin de modifications énergétiques ou de quelconque grilles de protection, d’aide pour faire passer telles énergies ou telles énergies ou faire des connexions pour fonctionner, pour vivre et continuer sa course au travers de l’univers. La terre nous montre bien des choses depuis longtemps que nous ne voulons pas entendre.

    Ce sont seulement et seulement les humains qui ont besoin de se calmer et de trouver la sérénité intérieure et non extérieure. Les méditations ne sont que des tentatives de contrôle pour diriger les personnes divines, spirituelles ou qui découvrent la spiritualité, vers de faux chemins.

    Méditer pour l’homme, méditer avec l’intention d’envoyer de la lumière ou de la conscience ou encore de la compréhension envers ce monde aux hommes, aux humains et arrêter d’emmerder la terre avec vos soi-disant méditations qui ne font du bien qu’à ceux qui les organisent et parfois à ceux que les pratiquent. Sans parler dans bien des cas de l’aspect financier même minime de ces méditations.

    En méditant comme une personne qui se croie être une spécialiste parce qu’elle médite 3 fois par semaine ou trois fois par jour, cette personne ne fait qu’envoyer ses croyances et ses distorsions et même pire ses schémas non résolus.

    Parce que vous croyez que l’intention humaine est la même que celle de la terre  des végétaux, des animaux ou des cristaux ? L’humain humanise tout et croit, de ce fait, que tout est humain à l’image de l’humain. Nous ne prenons même pas le temps d’écouter ces différences. Les différences de la terre et nos différences internes.

    Ces façons de méditer donnent bonne conscience. Elles donnent l’illusion de se rendre utile. Mais la personne la plus importante à qui il faudrait donner tout cette amour, toute cette attention, si tenter que ce soit de l’amour inconditionnel et de l’attention bien veillante, c’est à vous.

    Franchement, dans votre intention, êtes vous vraiment inconditionnel. Et Bien non, puisque vous le faites pour un but et dans l’attente du résultat. C’est donc conditionnel.

    La méditation n’est que le moyen d’arriver à connaître son esprit pour qu’il soit moins bruyant, moins attaché aux aléas de nos émotions intérieures. Si ces méditations vous guident sur des chemins pour vous retrouver ou trouver un espace intérieur qui va vous permettre d’expérimenter la sérénité, la connexion en toutes choses, la tranquillité ainsi que l’écoute, alors oui. Car c’est par ce que votre être émane, c’est par ce que vous aller être tourné vers votre intérieur et tourné vers votre stabilité intérieure, votre écoute que ce bonheur va se propager. S’il y a trop de bruit, votre écoute sera nulle.

    Nos pensées et nos émotions ne nous appartiennent pas. elles ne sont que le voile qui cache notre nature véritable, notre divinité, notre côté divin, notre relation au divin. La méditation est la pratique de l’écoute et non une prière que l’on adresse à qui veut l’entendre qui se transforme aujourd’hui en ordre à exécuter.

    Même dans le cadre d’une pensée pour la terre, elle n’a franchement pas besoin de nous, pour fonctionner. Vous le voyez très bien alors que beaucoup de pays arrêtent leur mouvement en cette période de confinement, la terre n’a jamais cessée de bien se porter. J’en prends pour preuve également, et c’est une constatation quotidienne, que les chemtrails, les épandages de produits toxiques par l’intermédiaire d’avion ne sont plus d’actualité et l’on voit bien que la terre n’a pas besoin de nous pour rétablir sa météorologie, son air pur et sa tranquillité, ses animaux qui viennent voir de plus près, ces humains qui ne font plus de bruit.

    La terre vit, elle bouge, elle porte sur sa surface beaucoup de vies différentes et notamment de la vie humaine. Dans son intérieur qui est très différents de ce que les instances gouvernementales et scientifiques veulent bien nous dire, la terre porte en son sein bien des vies différentes des nôtres et qui se portent plus que bien.

    Si nous faisons état de notre déchéance ou certes mieux, de notre incapacité à vivre correctement sur cette planète, il ne sert à rien d’organiser de coloniser une autre planète, de faire des méditations, des colloques, d’organiser des réflexions, des ateliers, des palabres bien souvent inutiles, car c’est à nous et nous seul qu’il incombe de changer.

    Si j’emploie la langue de ceux qui nous gouvernent, il faut, car aujourd’hui nous ne pouvons plus passer à côté, il faut retrouver notre souveraineté. En d’autres termes, nous devons nous tourner vers notre intérieur, faire place au paisible, à la sérénité, au silence intérieur, à l’acceptation de nous,  à la douceur, à se pauser, à patienter, à se poser, à contacter l’amour de soi et le respect d’autrui.

    Se retrouver seul n’est pas facile. D’ailleurs nous nous trouvons seul parce que nous sommes dans notre propre brouhaha continuel. C’est comme un joueur de batterie qui essaie d’entendre une conversation alors qu’il joue de son instrument. Mais écouter le silence, écouter notre silence intérieur, car sans ce brouhaha intérieur que nous créons, notre corps nous parlera, nous donnera les solutions à nos soucis et peut être avec beaucoup d’écoute, la terre, la nature, les animaux nous parleront aussi.

    Aaaah c’est sûr, ce n’est pas une application que nous allons obtenir dans Apple Store. Mais cette application n’a pas besoin d’électricité ou encore d’une quelconque énergie extérieure pour fonctionner. Elle est livrée avec notre âme et notre véhicule composé de notre corps et de notre esprit.

    Je vous invite donc à réfléchir, grandement, et à bien positionner votre intention lorsque l’on vous proposera une méditation.
    Qui a le plus besoin de comprendre aujourd’hui, la terre ou les humains ?

    Belle journée à vous toutes et tous

    Bien à vous
    Hervé
    lesintuitions.com/
    Les énergies.fr

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    L’esprit, le corps, la conscience https://lesintuitions.com/lesprit-le-corps-la-conscience/ Thu, 19 Mar 2020 17:30:26 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=3819 Lire la suite Lire la suite

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    Nature

    Écouter l’article L’esprit, le corps, la conscience
    L’esprit, le corps, la conscience février 2020

    Il y a tant de choses, tant d’événements, par où commencer un chemin d’éveil de conscience.

    Lorsqu’on nous parle de conscience qu’en est-il ?
    Lorsqu’on nous parle de lâcher prise savons-nous de quoi il est question ?

    Dans tous les cas où sommes-nous, et qui est ce nous qu’il faut chercher où plutôt qu’il faut trouver ou même définir ?

    Nous savons qui nous sommes. Mais savoir ce QUE nous sommes et bien plus vaste que nous le pensons. Vaste mais pas impossible à connaître. Nous avons besoin de patience et d’observation. Le sujet c’est donc nous, disponible à toutes heures du jour et de la nuit.

    Lorsqu’on parle de conscience c’est bien évidement que nous soyons présent à ce que nous faisons, à ce que nous pensons, à ce que nous disons dans chaque instant et à chaque moment de notre quotidien. La conscience c’est la présence à soi et à l’expérience de l’événement ou de la situation de l’instant.

    Le lâcher prise est, premièrement, le non engagement aux événements qui ne nous concerne pas. Deuxièmement, c’est le non contrôle des événements ou des situations que nous vivons dans chaque instant. Troisièmement, c’est la non saisie en toute chose, la position de l’observateur mais pas seulement, car l’implication peut se révéler de plusieurs manières et de plusieurs formes (ex: la fuite en prenant la position de l’observateur alors que l’implication peut se faire dans l’émotion et/ou le non visible).

    Le lâcher prise pour qu’il soit complété se fait dans le physique, le subtile et l’énergétique et le non visible. La parole ne suffit pas. Comme un bateau qui quitte le quai, toutes les amarres doivent être enlevées.

    Nous savons qui nous sommes car notre mental, notre ego, notre esprit sont forgés à être une personne suivant des dogmes, des préceptes et des principes sociaux, parentaux, religieux, politiques, affectifs que nous avons ingurgité. En revanche, définir, ou vivre dans l'instant, ce QUE nous sommes devient lumineux lorsque nous prenons conscience et que nous voyons les parties visibles et non visibles de l'ensemble de notre être.

    Nous vivons et définissons ce QUI nous sommes à chaque choix que nous rencontrons. Nous définissons nos choix en fonction des comparaisons du stockage des expériences que nous avons faite. Nous ne faisons que très rarement un choix avec notre intuition. Peut être sur des événements ou des situations qui n'ont que très peu d’importance, puisque la peur de perdre, la peur de l'abandon etc, gouvernent notre société.

    Bien souvent et pour la plupart du temps, nous fonctionnons sur le qui nous sommes. Alors que, ce QUE nous sommes dans l'instant peut être différent dans chaque situation. Nous aurions donc plus de liberté puisque nous ferions les choix non pas par rapport à des expériences vécues avec l'ego voulant établir un contrôle, mais bien pour ce que la situation ou l'événement demande en interaction avec nous. Il y a moins de saisie, moins d'implication et moins d'engagement à ce comporter comme tel.

    Ceci laisse la place à la justesse et à la fluidité, et laisse les tensions et donc la souffrance ainsi que les distorsions bien loin derrière. Le sentiment d'avoir conquis, gagné, provoquant une poussé égotique commence à s'éteindre. Je ne revendique plus. Je deviens écoute et laisse émerger la vie.

    Mais ceci pose un problème existentiel, puisque nous ne contrôlons plus, nous n'avons pas l'impression de tenir quelque chose qui nous donne l'illusion de puissance, puisque le sentiment de posséder la situation ou d'avoir été l'instigateur, la personne de référence donc la reconnaissance, deviennent presque absent.

    Même chose pour le besoin d'obtenir une responsabilité dans une situation. Il me faut quelqu'un de responsable.

    Pour faire place à la fluidité et à la justesse de l'instant cela demande de reconnaître le mouvement de toutes nos parties humaines. Dans un premier temps seulement, une petite partie et puis plus tard l'élargissement de notre regard sur notre être. Qu'elles soient visibles ou non visibles nous devons connecter les parties de notre être afin d'établir leur vibration, leur existence, leur subtilité et leur appel. Comment mon corps est appelé, comment se transforme t-il ? Qu'est-ce qui est appelé dans cet instant, quelle partie ? Comment est-elle appelée ?

    Le plus important de l'observation que nous devons avoir présent à l'esprit, c'est la fluidité et la liberté de notre corps en interaction avec l'instant. Dès qu'il y a altération dans la fluidité ou la liberté, c'est que l'une des composantes de l'instant, de la situation n'est plus dans le lâcher prise, et notre expression ne peut plus se faire dans la liberté. Nous vivons les distorsions. Donc nous abordons une phase importante dans le chemin de la conscience qui est de savoir s'arrêter, se recentrer, reconnecter avec nos parties visibles et non visibles. Il est bien évident que nous devons, impérativement, développer notre présence à l'instant. C'est à dire que même si nous nous arrêtons, nous ne devons pas nous perdre de vue, nous devons rester en lien avec notre être profond.

    Même chose avec notre esprit. C'est un peu plus compliqué lorsque notre esprit vagabonde d'idée en idée, d'émotion en émotion. Cela demande de reconnaître l'existence des parties qui nous composent et avec lesquelles nous interagissons.

    Par exemple et en prenant votre temps dans la respiration, faites cette pratique avec autant de concentration que possible. Qui dit concentration dit, vider votre esprit autant que possible, puis lisez la premier phrase, puis la deuxième etc. Faites une pause à chaque fin de phrase pour bien vous relier, vous connecter, ouvrir vos ressentis, et surtout, laissez venir à vous les énergies, les informations.

    Pouvez-vous situer votre esprit ? (* qu'est-ce qui est sollicité lorsque vous entendez cette phrase, ce mot ?)
    Pouvez-vous situer votre mental ? (*)
    Pouvez-vous situer votre conscience ? (*)
    Pouvez-vous situer votre moi ? (*)
    Pouvez-vous situer votre intention ? (*)
    Pouvez-vous situer votre soi ? (*)

    Et puis avec notre corps, savoir où se trouve les parties qui nous composent et comment pouvons-nous rassembler tout cela ?
    Pouvez-vous situer votre corps ? (* qu'est-ce qui est sollicité avec ce mot ?)
    Pouvez-vous situer votre tête ? (*)
    Pouvez-vous situer vos jambes ? (*)
    Pouvez-vous situer vos bras ? (*)
    Pouvez-vous situer vos doigts ? (*)
    Pouvez-vous situer votre coeur ? (*)

    Est-ce que vous captez la différence entre toutes ces parties et entre la globalité ?

    Refaites l'exercice sur votre esprit, puis sur celui de votre corps et toujours dans le temps de la respiration et de la concentration.

    Pouvez-vous situer la terre ? (* qu'est-ce qui est sollicité lorsque vous vous appropriez ce mot )
    Pouvez-vous situer le soleil ? (*)
    Pouvez-vous situer votre âme ? (*)
    Pouvez-vous vous situer ? (*)

    Après cette introspection pouvez-vous situer votre totalité, la totalité de votre être ?

    C'est parce que notre esprit ne comprend pas ce que le corps vit, qu'il veut prendre le contrôle. Qu'il veut tout saisir, tout s'accaparer. Il faut qu'il se passe quelque chose pour que notre esprit puisse être reconnu comme utile.

    Rien de tout cela est nécessaire. Nous devons laisser émerger. Laisser naître, laisser grandir.
    Abstenez-vous de prendre, de changer, de corriger, d’étouffer.
    Nous devons laisser émerger, laisser naître, laisser grandir, laisser libre.

    Toutes les émotions, toutes les pensées, tous les remous de notre esprit doivent être écartés, doivent être laissé, doivent passer.
    Nous ne sommes pas les émotions, nous ne sommes pas les pensées, les remous de notre esprit.
    Nous devons laisser émerger, laisser naître, laisser grandir, laisser libre.

    Ne pas s’attacher ni dans la compréhension ni dans la responsabilisation car nous sommes liberté, nous sommes fluidité. Laissez émerger, laissez émerger et laissez passer.

    Bien à vous
    Hervé

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    lesénergies.fr

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    Rien faire ou pas https://lesintuitions.com/rien-faire-ou-pas/ Thu, 05 Dec 2019 22:15:00 +0000 https://developper.lesintuitions.com/?p=4306 Lire la suite Lire la suite

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    meditation

    Être en action, toujours en action.

    Et si vous faisiez quelque chose ?

    Non mais c’est vrai, vous ne faites rien de vos journées !

    Vous ne méditez pas, vous ne parlez pas, vous ne travaillez pas, vous ne courez pas et on vous demande encore et encore de faire quelque chose.

    Le temps est de passer à l’action !

    C’est vrai la terre attend de vous, que vous vous bougiez ! Mais dans quel sens ?

    Et c’est marrant parce qu’au plus on vous dit de vous bougez, au plus vous n’avez plus envie de le faire ?

    Au début : »Oui, c’est super on va faire un truc tous ensemble…, » et puis petit à petit les joies s’effilochent et le calme revient, parfois la procrastination, plus envie, on se retrouve avec soi même et finalement, non mais faut être réaliste on ….. S’ennuie.

    Alors on fait un truc puis deux puis trois pour s’occuper. On est toujours entrain de faire un truc. Il faut bien s’occuper sinon on meurt ; le schéma éternel si je ne fais rien alors je meurs, je n’existe pas ?

    Et si « rien faire » s’était ça ma vrai nature.

    Parce que 7 milliard d’individus qui bougent, qui font quelque chose chaque seconde, vous avez vu le bordel que ça fait ?

    Même si tous les humains sont bougés par quelques excités du pouvoir, n’empêche que nous bougeons. Même en faisant la grève on bouge (événement de société en France). Normalement la grève c’est pour rien faire !

    Ben non. Faut encore faire un truc.

    Ne croyez vous pas que stopper un peu le mouvement, votre mouvement ne serait pas plus salvateur.

    Ne croyez-vous pas que lorsque vous éteignez votre compteur électrique votre corps ne se repose pas parce qu’il sent tout simplement, le repos autour de lui ?

    Ne croyez-vous pas que laisser toute une journée votre téléphone, votre télé et aller se poser, et non pas marcher car marcher c’est encore faire quelque chose, sans rien dire au pied d’un arbre ou encore dans un pré ne serait pas plus libérateur et reposant ?

    Ne croyez-vous pas que d’être avec votre amoureuse ou votre amoureux s’en dire quelque chose ou faire quelque chose ne laisserait pas la place pour recevoir la présence de l’autre ?

    Ne croyez-vous pas que la minute de silence ne devrait pas être 1 heure de silence dans votre cœur ou mieux dans votre esprit ?

    Ne croyez-vous pas que faire taire votre esprit ne vous permettra pas d’écouter votre intérieur ?

    Ne rien faire s’est aussi faire quelque chose pour soi. Ne rien faire c’est au contraire vous accorder de l’écoute, du calme, de l’amour et de la compréhension.

    Ne croyez-vous pas que de ralentir alors que tout le monde vous presse, ne vous permettrait pas de voir des choses que tout le monde loupe ?

    Accordez-vous du temps, de l’espace. Ce n’est pas pour rien que le mot accorder est en référence à la musique à votre instrument intérieur. Accorder votre esprit au temps et non le temps à votre esprit. Accorder votre corps au temps. ça veut pas dire non plus d’aller faire du sport, d’aller marcher.

    Dès qu’on vous parle d’accorder le temps ou de vous accorder, vous utilisez ce temps pour faire, toujours faire et faire et encore faire.

    Pour vous voir, pour vous rencontrez, pour vous écoutez, pour vous sentir, pour vous toucher, pour vous goûter, pour vous aimez, ne faites rien !
    Laissez venir à vous, laissez la place en vous.

    ça se fait tout seul, alors :

    ARRÊTEZ-VOUS !

    et ne faites rien.

    Bien à vous
    Hervé

    lesintuitions.com/

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    Le changement, the Shift https://lesintuitions.com/le-changement-the-shift/ Wed, 13 Nov 2019 09:11:58 +0000 https://lesintuitions.com/?p=4497 Lire la suite Lire la suite

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    C'est vousDurant les années où j’ai parcouru les pays, regardé les personnes vivre, me connecter à des groupes sociaux, échangé avec des personnes de tout niveaux sociaux, je me suis aperçu que beaucoup de gens disaient que la terre montait en vibration, que nos énergies étaient suscitées par d’autres énergies, que des guides, des anges et toutes autres formes venant d’un ailleurs, arrivent jusqu’à notre compréhension, nos ressentis… que nous sommes en 4d, en 5d, en 6d en 8d, que nous devons suivre certains changements, être ceci ou cela etc.

    Finalement tout cela est vrai !
    Nous vivons nos croyances.

    Mais vous, que faites-vous pour vous ?
    Avez-vous les outils qui vous permettent de changer et mettez-vous en pratique ces outils ?
    ou contentez-vous simplement de passer l’information et de dire faites ceci ou cela ?

    Avez-vous ne serait-ce qu’une pensée pour vous pour pratiquer votre idéal et de ce fait, voir s’il est applicable pour le monde où vous êtes ; pour la situation où vous vous trouvez, pour l’humain que vous êtes et non l’humain que vous croyez que vous êtes ?

    Je ne vois que de l’information mais toujours rien au niveau de vos consciences, au niveau de vos comportements, pour vous. Pour ce que je vois, ce ne sont que des images, mais toujours rien, je ne vois que, excitation mais toujours rien pour vous.

    Et votre évolution mes chers enfants, l’évolution de votre conscience ?
    Il n’est pas conscience simplement de dire, j’ai vu ça ou ça, j’ai fait ça ou ça !

    Ne croyez vous pas que de changer votre façon de faire, de changer votre façon de penser, de changer votre façon de partager, de dire, d’échanger avec les autres, de changer votre façon que vous avez à communiquer avec vous-même, avec votre intimité, votre intérieur, elle ne serait pas plus précise et puissante si vous établissiez un réel lien avec vous même et la profondeur de vous même ?

    Où est votre amour pour vous ?
    Où est votre altruisme ?
    Où est le temps que vous pourriez passez avec vous même ?
    Où est votre connexion à la nature ?

    Depuis quand n’avez-vous pas pris le temps de vous coucher sur le sol de la terre et de regarder le ciel et les nuages ?
    Depuis quand n’avez-vous pas mangé ou bu en conscience ?
    Depuis quand n’avez-vous pas regardé votre corps intérieur ?
    Depuis quand n’avez-vous pas passer une journée complète sans technologie ?
    Depuis quand ne vous êtes vous pas adossez à un arbre ?

    Je vous le dis mes chers enfants, pensez à vous, pensez à vous aimer.
    Le temps passé pour vous est de l’attention, de la vigilance et cela s’appelle de l’amour, cela s’appelle de la vie.

    Le temps de votre terre n’est pas fini. Le temps de votre terre est encore très présent.
    Certes vous êtes en partance, continuellement, car l’on vous fait croire que le monde dans lequel vous vivez est vieux et non performant ou est tout simplement fini.

    Mais comprenez-vous ce que vous dites ?
    Comprenez-vous ce que vous générez pour votre terre ?
    Beaucoup, passent du temps à transmettre la vision d’une autre planète ou encore d’un autre paradigme ou encore d’une autre possibilité.
    Partir, partir vous ne parler que de partir.

    Dans ce cas, ne sommes-nous pas l’enfant qui renie totalement où il se trouve ?
    Dans ce cas, ne sommes-nous pas l’enfant qui renie totalement sa mère, la terre ?

    Comprenez-vous ce que vous générez en étant en partance !

    Je vous le dis encore et encore, regardez, appréciez, prenez le temps.

    La vitesse n’est pas connexion. La vitesse ne vous montre pas l’essence même, de ce que vous êtes.
    La vitesse ne vous fait pas être l’arbre qui bourgeonne ni le grain de maïs fort et plein de vie parce qu’il a pris le temps d’émerger et de grandir.

    Où est votre silence intérieur qui vous permet d’écouter le clapotis de votre divinité, de votre existence ?
    Où est votre silence intérieur qui vous permet d’écouter la voix de la justesse de l’instant ?

    Je vous le dis mes chers enfants, pensez à vous, pensez à votre sérénité.
    Parlez-vous. Écoutez-vous. Aimez-vous.
    Soyez amoureux de vous dans cette complétude qu’est votre expression humaine.

    De tout cœur avec vous
    Hervé

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    Le bonheur https://lesintuitions.com/le-bonheur/ Sun, 01 Sep 2019 22:42:00 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=4249 Lire la suite Lire la suite

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    Si l’on prend quelques instants et que nous regardons vers notre intérieur ; supprimons toute émotion et toute pensée si nous pouvons;

    Respirez profondément et posez-vous les questions suivantes :

    Suis-je vraiment heureux-euse ?
    Est-ce que mon bonheur ne dépend pas d’événements extérieurs ?
    Et si ce bonheur ou ces bonheurs extérieurs cessent, alors serais-je malheureux-euse ?
    Si mon bonheur a une dépendance quelle qu’elle soit, alors est-ce vraiment le bonheur ?

    Si je ne suis pas heureux-euse, c’est que le bonheur est ailleurs ou c’est que les bases de mon bonheur ne sont pas « solides ».
    Car le bonheur qui nous rend heureux-euse naît de l’intérieur de notre être.

    L’acceptation de notre être, de nous, l’acceptation de toutes les parties et surtout l’amour de nous même, envers nous-même. Même si nous ne comprenons pas toujours la dualité de notre être, car nous scindons beaucoup de parties comme par exemple l’âme, le corps, l’esprit, l’intention etc. et parfois même nous dispersons toutes ces parties en plusieurs morceaux, il est profondément un sentiment que nous ne pouvons pas écarter devant ce tumulte intérieur, c’est celui de l’amour, celui de se sentir aimé, celui d’aimer et celui de s’aimer.

    Comment voulez-vous être heureux-euse si vous manquez d’amour ?

    L’un des grands obstacles dans cette voie qui est celle du bonheur et de l’amour, c’est que nous sommes la plupart du temps en état de refus, en état de réaction, de méfiance face aux situations que nous vivons quotidiennement. Dans cette compréhension nécessaire, l’existence étant ce qu’elle est, avec inévitablement des événements à priori considérés comme heureux et des événements à priori considérés comme fâcheux.

    Inutilement, la plupart des êtres humains vivent dans une ambiance de tension, de lutte, de mécontentement, de contrariété, de donneur (euse) de leçon, dont on peut se libérer. En étant de plein pied avec l’instant, la réalité, l’indiscutable réalité de l’instant.

    Sur ce qui est, sur ce que je vis là, maintenant, je peux effectuer un changement. Tout le monde peut le faire. Par contre je ne peux sur ce qui sera ou ne sera pas dans une seconde. Si la fenêtre est ouverte rien ne peut faire qu’elle ne soit pas ouverte. Par contre je peux la fermer s’il fait très froid et que j’ai l’intention d’allumer le chauffage ou que je veuille simplement fermer cette fenêtre.

    La pratique est très simple mais parfois difficile à comprendre dans sa simplicité.

    Donc il s’agit de modifier l’instant et de ne pas chercher à modifier le passé, puisque le passé est passé et dans l’instant je peux me mettre en phase, d’essayer de me mettre en phase aussi avec ce futur proche dans lequel nous pouvons intervenir.

    Être conscient de ce qui se passe dans l’instant, c’est à dire, connaître son corps et son esprit et en être le plus fervent admirateur, disciple, fan et observateur, pour être le témoin de nos réactions, de nos fuites et de nos retenus, de nos intuitions et surtout de notre polarité (féminin ou masculin). Simplement pour voir et, d’une part, habiter notre corps pour ne pas que d’autres énergies viennent interférer dans notre fluidité physique et d’autre part, habiter notre esprit pour ne pas que d’autres pensées que les nôtres nous contrôles. C’est ce qui s’appelle la maîtrise.

    Ne pas emprisonner cet esprit et ce corps pour laisser émerger du plus profond de nous, dans une atmosphère de bienveillance, d’amour et de compassion, l’être de lumière, l’être de bonté et l’être divin qui est en nous.

    Il ne s’agit pas de dire ne fait pas ci, ne fait pas ça, mais bien d’apprécier, de peser, de tamiser, de lier, de faire se rencontrer nos intuitions profondes, nos envies, nos élans, nos aspirations de bonté et de bonheur dans chaque mouvement, dans chaque pensée que compose notre être.

    L’observation est rendue possible tant que nous lâchons le contrôle. C’est à dire le vouloir, le pouvoir, le faire, le dire et le prendre . Tant que l’un de ces 5 verbes est en action l’égo apparaît, l’esprit non maîtrisé est présent et le corps non divin grandit.

    Le bonheur réside essentiellement dans notre capacité à lâcher ces 5 actions et activer nos pensées altruistes, notre aspiration au bonheur et notre fluidité intérieure. Ainsi nous serons dans l’action juste, pour cet instant que nous vivons.

    Car tant que ce lâcher n’est pas présent, tant que nous faisons des actions pour nous et non pour l’instant qui survient, alors ces 5 verbes nous placerons dans le marasme de notre égo et de ces dépendances, jusqu’à la solitude.

    Le bonheur est simple, puisqu’il ne faut rien faire. Non pas se laisser aller, mais être là, présent, habitant de notre être et laisser aller le mouvement avec le mouvement. Si vous regarder en vous, le bonheur émerge, il ne se gagne pas, il ne se prend pas. Le bonheur est là déjà en nous, il suffit de ne pas l’étouffer, de ne pas le submerger mais de le laisser faire. Le laisser vous guider et tout en restant habitant de vous même.

    Bien à vous

    Hervé
    lesintuitions.com/
    Lesénergies.fr

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    Dhammapada – Dharmapada https://lesintuitions.com/dhammapada/ Mon, 01 Jul 2019 01:45:22 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=4255 Lire la suite Lire la suite

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    Le Dhammapada (en pāli : (Dhammapada) ; en sanskrit : Dharmapada ; traduction française : Ce sont les vers du Dharma, les vers de l’enseignement).

    Le Dhammapada ou Dharmapada est l’un des textes du Tipitaka (les textes sacrés du bouddhisme), le canon bouddhique pāli.

    « Il y a, bhikkhous, ces cinq bienfaits à l’écoute du Dhamma.
    Quels sont ces cinq ?
    On entend ce qu’on n’a pas entendu,
    On clarifie ce qu’on a entendu,
    On supprime les doutes,
    On rectifie ses vues et l’esprit devient serein.
    Voici, bhikkhous, quels sont ces cinq bienfaits de l’écoute du Dhamma. »

    No
    Titres
    Nbre
    I Versets sur les paires d’opposées
    20
    II Versets sur l’attention
    12
    III Versets sur le cœur, l’esprit
    11
    IV Versets sur les fleurs 16
    V Versets sur les inconscients 16
    VI Versets sur le sage 14
    VII Versets sur l’Arahat, le noble être éveillé
    10
    VIII Versets sur les milliers 16
    IX Versets sur le mal 13
    X Versets sur la violence 17
    XI Versets sur le vieillissement
    11
    XII Versets sur le moi
    10
    XIII Versets sur le monde 12
    XIV Versets sur l’Éveillé 18
    XV Versets sur le bonheur 12
    XVI Versets sur ceux qui nous sont chers
    12
    XVII Versets sur la colère 14
    XVIII Versets sur les impuretés 21
    XIX Versets sur le juste 17
    XX Versets sur la voie
    17
    XXI Versets divers 16
    XXII Versets sur les états malheureux 14
    XXIII Versets sur l’éléphant 14
    XXIV Versets sur l’avidité
    26
    XXV Versets sur le Bhikkhou, le moine
    23
    XXVI Versets sur le Brāhmane, le St homme
    41

     

    I. Yamaka-vagga : Versets sur les Paires d’opposés

    1 – 2

    Tous les phénomènes qui se manifestent à nous naissent dans notre cœur et dans notre esprit ; ils sont dirigés par le cœur et l’esprit, ils sont fabriqués par le cœur et l’esprit. Si nous parlons ou agissons avec un cœur et un esprit souillés, alors la souffrance s’ensuivra aussi inévitablement que la roue du chariot suit la trace des sabots du bœuf qui le tire.

    Tous les phénomènes qui se manifestent à nous naissent dans notre cœur et dans notre esprit ; ils sont dirigés par le cœur et l’esprit, ils sont fabriqués par le cœur et l’esprit. Si nous parlons ou agissons avec un cœur et un esprit paisibles et lumineux, alors le bonheur s’ensuivra aussi inévitablement que l’ombre qui jamais ne nous quitte.

    3 – 6

    « On m’a insulté, on m’a frappé ! », « On m’a battu, on m’a volé ! », ceux qui entretiennent de telles pensées ne verront jamais la fin de l’hostilité.
    « On m’a insulté, on m’a frappé ! », « On m’a battu, on m’a volé ! », ceux qui n’entretiennent pas de telles pensées verront l’hostilité s’apaiser.

    Jamais les rancœurs ne seront apaisées par l’hostilité. Ce n’est qu’en s’abstenant de toute hostilité que les rancœurs seront apaisées. C’est une loi de tous les temps. Certains semblent oublier que nous devons mourir un jour. Ceux qui en sont conscients abandonnent toute querelle.

    7 – 8

    Celui qui ne s’intéresse qu’à ce qui est beau et agréable aux sens, qui ne sait pas se modérer en matière de nourriture, qui est amorphe et sans énergie, celui-là sera anéanti par Mara aussi sûrement qu’un arbre chétif est emporté par le vent.

    Celui qui est conscient des choses périssables, qui sait se modérer sur le plan sensoriel et en matière de nourriture, qui est confiant et plein d’énergie, celui-là ne sera pas anéanti par Mara, pas plus qu’une montagne rocheuse ne peut être emportée par le vent.

    9 – 10

    Celui qui porte la robe orange du moine tout en étant immoral, indigne de confiance et dépourvu de toute maîtrise de soi — Celui-là ne mérite pas de porter la robe orange du moine.

    Mais celui qui a abandonné toute immoralité, qui est digne de confiance, qui se maîtrise et suit les préceptes — Celui-là mérite vraiment de porter la robe orange du moine.

    11 – 12

    Ceux qui considèrent le non essentiel comme essentiel et l’essentiel comme non essentiel, se fourvoient dans des concepts erronés et n’atteignent pas l’essentiel.
    Ceux qui reconnaissent l’essentiel comme essentiel et le non essentiel comme non essentiel, demeurent dans une réflexion juste et atteignent l’essentiel.

    13 – 14

    De même que la pluie s’infiltre dans un toit de chaume mal attaché, les passions s’infiltrent dans un cœur et un esprit non entraînés.
    De même que la pluie ne peut s’infiltrer dans un toit de chaume bien attaché, les passions ne peuvent s’infiltrer dans un cœur et un esprit bien entraînés.

    15 – 16

    Quand il prend conscience de la laideur de ses actes, celui qui a mal agi se désole et s’afflige, dans ce monde comme dans l’autre monde.
    Quand il prend conscience de la beauté de ses actes, celui qui a bien agi se réjouit et exulte, dans ce monde comme dans l’autre monde.

    17 – 18

    Celui qui a mal agi souffre dans ce monde comme dans l’autre monde. Il se tourmente en se disant : « J’ai mal agi ».
    Et il se tourmente plus encore quand il part vers les mondes de désolation.

    Celui qui a bien agi se réjouit dans ce monde comme dans l’autre monde. Il se réjouit en se disant : « J’ai bien agi ».
    Et il se réjouit plus encore quand il part vers les mondes de félicité.

    19 – 20

    L’homme inconscient, capable de réciter de nombreux textes sacrés mais incapable de les appliquer à sa vie, n’aura aucune part aux bénédictions de la vie contemplative — Exactement comme un berger qui se contente de veiller sur le troupeau d’un autre.

    Celui qui connaît mal les textes sacrés mais suit le Dhamma et le met en pratique, qui abandonne les passions, l’aversion et les concepts erronés, le vigilant, qui a libéré son esprit et ne s’attache à rien dans ce monde ni dans l’autre — Celui-là a sa part de bénédictions dans la vie contemplative.

     

    II. Appamadavagga : Versets sur l’Attention

    21 – 22

    L’attention pleinement consciente est la voie qui mène au-delà de la mort.
    Le manque d’attention est la voie qui mène à la mort.
    Celui qui est pleinement présent et conscient ne meurt pas.
    Celui qui n’est ni présent ni conscient est quasiment déjà mort.

    Conscients de l’importance de ce facteur d’attention, ceux qui ont la sagesse de le cultiver se réjouissent dans la présence attentive et demeurent ainsi auprès des êtres pleinement réalisés.

    23

    Les sages, régulièrement absorbés dans leur méditation, Persévèrent sans fléchir :
    Eux seuls font l’expérience du Nibbana, parfaite libération de toutes les entraves.

    24

    Ceux qui s’engagent dans la pratique du Dhamma avec détermination, vigilance, pureté d’actions, considération pour autrui et modération, vivent réellement le Dhamma et leur rayonnement grandit.

    25

    Grâce à sa détermination, son attention, sa modération et sa maîtrise de lui-même, le sage crée une île qu’aucun raz-de-marée ne saurait submerger.

    26

    L’ignorant et le sot se complaisent dans la négligence et le manque d’attention, tandis que le sage considère la présence attentive et consciente comme son bien le plus précieux.

    27

    Ne cédez pas à la non-attention, ne vous laissez pas absorber par les plaisirs des sens.
    Celui qui est pleinement présent et conscient, absorbé dans sa concentration méditative, découvre un bonheur immense.

    28

    Quand le sage a remplacé le manque d’attention par une attention pleinement consciente, ayant escaladé la haute tour du discernement, libre de toute affliction, il observe l’humanité souffrante comme un homme en haut d’une montagne observe les êtres minuscules qui s’agitent dans la vallée.

    29

    Attentif parmi ceux qui manquent d’attention, éveillé parmi ceux qui dorment, le sage avance tel un rapide coursier, distançant les montures plus faibles.

    30

    C’est grâce à l’attention qu’Indra a conquis son royaume céleste.
    L’attention sera toujours vantée, tandis que le manque d’attention sera toujours décrié.

    31 – 32

    Le moine conscient des vertus de l’attention et des dangers du manque d’attention avance comme un feu de forêt, brûlant sur son passage tous les attachements, du plus petit au plus grand.
    Le moine conscient des vertus de l’attention et des dangers du manque d’attention ne pourra plus régresser.
    Il a atteint la porte de la Libération.

     

    III. Cittavagga : Versets sur l’Esprit

    33 – 34

    Cet esprit vacillant, inconstant, difficile à surveiller, difficile à maîtriser, le sage le raffermit comme le faiseur de flèches redresse la tige de l’arc.
    Comme un poisson tiré hors de l’eau et jeté à terre, cet esprit s’agite et se débat pour échapper à l’emprise de Māra.

    35

    L’esprit est difficile à contenir, rapide ; il s’évade où il le désire :
    Il est bon qu’il soit apprivoisé.
    Un esprit bien apprivoisé est source de bonheur.

    36

    L’esprit est tellement difficile à observer, extrêmement subtil, il s’évade où il le désire.
    Le sage doit veiller sur lui.
    L’esprit sous surveillance est source de bonheur.

    37

    L’esprit part sans cesse au loin ; il erre, solitaire, sans forme, tapi au fond de la grotte du cœur.
    Ceux qui le domptent seront libérés de l’emprise de Māra.

    38

    Celui dont l’esprit n’est pas ferme, qui ne connaît pas le véritable Dhamma, celui dont la sérénité vacille, celui-là ne verra jamais la clarté de la sagesse atteindre sa plénitude.

    39

    Celui dont l’esprit ne se laisse pas submerger, dont l’attention ne fléchit pas, laissant derrière lui le bien comme le mal, celui-là, éveillé, ne connaît pas le danger, ne connaît pas la peur.

    40

    Vois que ce corps est comme un pot de terre, et fais de cet esprit une forteresse.
    Ensuite attaque Māra de la pointe acérée du discernement.
    Et puis préserve ce qui a été conquis sans t’y attacher ni t’en glorifier.

    41

    Avant longtemps, hélas, ce corps tombera à terre, abandonné, sans conscience, tel un morceau de bois inutile.

    42 – 43

    Quelque mal que puisse faire un homme a son ennemi ou à un homme qu’il déteste, un esprit mal dirigé peut faire pire encore.
    Quelque bien que puisse vous faire un père ou un autre parent, votre propre esprit, s’il est bien dirigé, vous en fera bien davantage.

     

    IV. Pupphavagga : Versets sur les Fleurs

    44 – 45

    Qui conquerra cette terre, ce royaume de la mort, ce monde d’hommes et de dieux ?
    Qui suivra, jusqu’à sa perfection, le sentier de sagesse du Dhamma bien enseigné, comme un faiseur de guirlandes expert disposant ses fleurs ?
    Celui qui s’entraîne dans le Dhamma conquerra cette terre, ce royaume de la mort, ce monde d’hommes et de dieux.
    Celui qui s’entraîne suivra, jusqu’à sa perfection, le sentier de sagesse du Dhamma, comme un faiseur de guirlandes expert disposant ses fleurs.

    46

    Sachant que ce corps est comme l’écume, comprenant que sa nature réelle n’est que mirage, détruisant les perfides fleurs sensuelles de Māra, va là où la mort ne pourra plus t’atteindre !

    47 – 48

    L’homme distrait par la cueillette des fleurs perfides de Māra est emporté par la mort comme les flots d’une inondation emportent un village endormi.
    L’homme obsédé par la cueillette des fleurs perfides de Māra est distrait, sa recherche de plaisirs est sans fin ; alors la Faucheuse le garde sous son joug.

    49

    Comme une abeille s’envole avec le nectar d’une fleur sans altérer sa couleur ni son parfum, ainsi le sage doit quêter sa nourriture dans un village.

    50

    Que nul ne critique autrui ; que nul ne s’attarde sur ce que les autres font ou ne font pas.
    Attachons-nous plutôt à voir ce que nous faisons et ce que nous ne faisons pas.

    51 – 52

    Comme une fleur aux couleurs chatoyantes mais sans parfum, les belles paroles ne portent aucun fruit si on ne les met pas en pratique.
    Comme une fleur aux couleurs chatoyantes et au parfum délicat, les belles paroles portent leurs fruits quand on les met en pratique.

    53

    De même qu’à partir d’un monceau de fleurs, de nombreuses guirlandes peuvent être tressées, d e nombreuses bonnes actions peuvent être accomplies à partir de ce qui est né et mortel par celui qui est né et mortel.

    54 – 56

    Le parfum d’aucune fleur, pas même la délicate senteur du santal, du tagara ou du jasmin, ne peut aller contre le vent.
    Mais le parfum de la vertu, lui, va contre le vent.
    En vérité, l’homme vertueux exhale le parfum de sa vertu dans toutes les directions.
    Parmi tous les parfums — santal, tagara, lotus bleu et jasmin — Le parfum de la vertu est de loin le plus exquis.
    Le parfum du tagara et du santal est délicat, mais celui de la vertu est insurpassable et s’élève jusques aux dieux.

    57

    Māra ne trouvera jamais le sentier que suit l’homme réellement vertueux, celui qui demeure dans l’attention et trouve la libération ultime dans la connaissance parfaite.

    58 – 59

    Sur un tas d’ordures dans un fossé, un lotus s’épanouit, beau et parfumé.
    De même, sur le tas d’ordures des mortels aveuglés, le disciple du Bouddha, suprêmement éveillé, resplendit de sagesse.

     

    V. Bala-vagga : Versets sur les Inconscients

    60

    Longue est la nuit pour celui qui ne dort pas, longue est la route pour le voyageur épuisé. Pour l’inconscient qui ne connaît pas le Dhamma, le cycle du samsara est interminable.

    61

    Si, sur ton chemin, tu ne rencontres pas de compagnon qui te soit égal ou supérieur, alors continue ta route seul et résolu. Ne t’encombre pas de la compagnie des inconscients.

    62

    « J’ai des fils, j’ai des biens », sS’inquiète l’inconscient. Alors qu’il ne s’appartient pas lui-même, comment des fils ou des biens pourraient-ils lui appartenir ?

    63

    L’inconscient qui se sait inconscient est au moins sage dans cette mesure.
    Mais l’inconscient qui se croit sage mérite vraiment d’être appelé « inconscient ».

    64 – 65

    Même si, une vie entière l’ignorant reste auprès d’un Sage il ne connaît rien du Dhamma — Pas plus que la louche ne connaît le goût de la soupe.
    Même si, un instant seulement, une personne douée de discernement reste auprès d’un Sage, elle connaît aussitôt le Dhamma — Comme la langue connaît le goût de la soupe.

    66

    L’inconscient, pauvre en sagesse, est son propre ennemi :
    Il passe sa vie à commettre de mauvaises actions dont les fruits sont amers.

    67 – 68

    L’action n’est pas juste quand vous la regrettez après, quand les fruits que vous en récoltez font couler vos larmes.
    L’action est juste quand vous ne la regrettez pas après, quand les fruits que vous en récoltez vous apportent joie et bonheur.

    69

    Tant qu’une mauvaise action n’a pas porté ses fruits l’inconscient la croit douce comme le miel.
    Mais quand ses fruits mûrissent, l’inconscient sombre dans la désolation.

    70

    Même si, mois après mois, l’inconscient se nourrit à la manière frugale de l’ascète, il ne peut se comparer en valeur à celui qui connaît la Vérité du Dhamma.

    71

    De même que le lait met du temps à cailler, une mauvaise action n’a pas de conséquences immédiates mais elle brûle l’inconscient qui l’a commise comme un feu couvant sous la cendre.

    72 – 74

    La renommée n’apporte que malheur à l’inconscient car elle gâche ses dons naturels et anéantit sa bonne fortune.
    Il va réclamer un statut non mérité, la préséance parmi les moines l’autorité sur les monastères et l’hommage des disciples laïcs.
    « Que laïcs et moines croient que j’ai accompli cela tout seul. »
    « Par mon propre discernement, je déciderai des tâches à accomplir. »
    Ainsi pense l’inconscient, envahi par l’orgueil et la convoitise.

    75

    La voie du succès matériel va dans une direction, celle de la Libération dans une autre.
    Voyant cela, le moine disciple du Bouddha, de l’éveillé, ne doit pas prendre plaisir aux distractions du monde mais, au contraire, rechercher la solitude.

     

    VI. Pandita-vagga : Versets sur le Sage

    76 – 77

    Considère qu’il te montre un trésor ce sage qui, voyant tes défauts, te réprouve.
    Reste auprès d’un tel sage. Les choses ne peuvent aller que mieux pour celui qui demeure auprès d’un tel sage.
    Laisse-le te sermonner, t’instruire t’éloigner des mauvaises habitudes.
    Il est aimé et apprécié par les bons ; il est rejeté par les méchants.

    78

    Ne recherche pas la compagnie d’amis mal avisés ne recherche pas la présence de ce qui est vil.
    Recherche la compagnie d’amis bien avisés, recherche la compagnie de ce qu’il y a de meilleur.

    79

    Désaltéré à la source du Dhamma, rafraîchi par le Dhamma, tu dors en paix, l’esprit clair et calme.
    Le sage se réjouit toujours du Dhamma révélé par les Nobles Êtres Éveilles.

    80

    Ceux qui construisent des canaux d’irrigation canalisent les cours d’eau ; ceux qui fabriquent des flèches affûtent leurs flèches ; ceux qui travaillent le bois façonnent le bois. Quant au sage, il se discipline lui-même.

    81

    De même qu’un roc solide ne sera pas ébranlé par le vent, le sage n’est affecté ni par le blâme, ni par la louange.

    82

    Comme un lac profond clair, calme et sans remous, le cœur du sage s’éclaircit et s’apaise en entendant la vérité du Dhamma.

    83

    En tout lieu, en vérité, les êtres bons et intègres sortent du lot.
    Ils ne perdent pas leur temps à bavarder dans l’espoir de s’attirer des faveurs.
    Quand ils sont touchés par le bonheur ou par le chagrin, les sages ne montrent aucun signe de joie ni de tristesse.

    84

    Celui qui ne désire obtenir — pour lui-même ou pour un autre — Ni famille, ni royaume, ni même son propre épanouissement personnel par des moyens malhonnêtes, celui-là est vraiment vertueux et intègre.

    85 – 89

    Rares sont ceux qui atteignent l’Autre Rive.
    Le plus grand nombre se contente de s’agiter en tous sens sur cette rive-ci.
    Mais ceux qui pratiquent le Dhamma parfaitement enseigné par l’Éveillé iront au-delà du royaume de la mort, si difficile à traverser.
    Abandonnant l’obscurité, le sage recherche la lumière après avoir quitté son foyer pour mener une vie errante dans la solitude — si difficile à apprécier.
    Et puis il doit rechercher la félicité et repousser tout désir des sens — lui qui n’a rien.
    Il doit se purifier, sagement, de tout ce qui obscurcit l’esprit.
    Celui dont l’esprit a atteint le plein épanouissement des Facteurs d’Éveil celui qui se réjouit d’avoir renoncé à l’attachement et à la convoitise celui-là resplendit de sagesse. Les obstacles ont tous été franchis. Il demeure dans le monde — libéré.

     

    VII. Arahanta-vagga : Versets sur le Noble Être Éveillé

    90

    Chez celui qui a parcouru tout le chemin, qui est libre du chagrin, entièrement libéré sur tous les plans ; chez celui qui a dénoué tous les attachements, la fièvre a disparu.

    91

    Celui qui est conscient demeure actif, il ne s’arrête pas en chemin.
    Il renonce à tout foyer, à toute demeure, comme le cygne qui prend son envol et quitte le lac.

    92 – 93

    Il n’accumule rien. Son appétit de nourriture compris avec sagesse il se nourrit de vacuité et de liberté inconditionnée.
    Comme l’oiseau dans le ciel, il ne laisse aucune trace sur son passage.
    Toute souillure effacée, il ne se préoccupe pas de nourriture.
    Il se nourrit de vacuité et de liberté inconditionnée.
    Comme l’oiseau dans le ciel, il ne laisse aucune trace sur son passage.

    94 – 96

    Celui dont les sens sont maîtrisés comme des chevaux bien dressés par le maître d’équipage, libre de tout orgueil, lavé de toute souillure, celui-là est révéré par les dévas eux-mêmes. Pas plus que la terre, il ne réagit, patient et droit comme le pilier d’Indra, clair comme un étang sans remous. Pour lui — Celui qui est Ainsi — C’est la fin de l’errance. Paisible est son esprit paisibles sont ses paroles et ses gestes. Celui qui s’est libéré par la Connaissance Juste est pacifié, est Ainsi.

    97

    L’homme qui est au-delà de la foi aveugle, qui connaît le Non-créé, qui a coupé toutes les attaches et détruit ce qui conditionnait sa vie, l’homme qui a rejeté toute attente — Cet homme-là est l’excellence.

    98

    Village ou forêt vierge vallée ou colline, où que vive le Noble Être Éveillé ce lieu est merveille.

    99

    Merveille est la forêt vierge que les foules évitent pour celui qui, libre de toute agitation ne recherche pas les plaisirs des sens.

     

    VIII. Sahassa-vagga : Versets sur les Milliers

    100 – 102

    Mieux que des milliers de paroles vides de sens, une seule parole pleine de sens qui apporte la paix à celui qui l’entend.
    Mieux que des milliers de versets vides de sens, un simple verset plein de sens qui apporte la paix à celui qui l’entend.
    Mieux que la récitation de centaines de versets vides de sens, la récitation d’un seul verset du Dhamma qui apporte la paix à celui qui l’entend.

    103 – 105

    Plus grand dans la bataille que celui qui vaincrait des milliers d’hommes, est celui qui parvient à en vaincre un seul :
    Lui-même.

    Mieux vaut se vaincre soi-même que vaincre les autres.
    Être bien entraîné et savoir dominer, à tout moment, ses sens et son comportement.
    Alors, pas plus les êtres célestes que les dieux du paradis, même ligués à ceux de l’enfer, ne pourraient transformer en défaite cette victoire suprême.

    106 – 108

    On pourrait, mois après mois, pendant cent ans offrir des sacrifices par milliers.
    Mais on a beaucoup plus à gagner à rendre hommage, un seul instant, à un être éveillé.
    On pourrait, pendant cent ans, alimenter un feu rituel dans la forêt.
    Mais on a beaucoup plus à gagner à rendre hommage, un seul instant, à un être éveillé.
    Tout ce qui peut être donné dans ce monde, en une année, en offrande ou en sacrifice pour obtenir du mérite ne rapportera pas le quart du mérite obtenu en honorant l’être noble, droit et éveillé.

    109

    Celui qui est toujours prêt à honorer et à servir les nobles êtres qui le méritent reçoit quatre bénédictions :
    Longue vie, beauté, bonheur et force.

    110 – 115

    Mieux vaut vivre un seul jour dans la vertu et la concentration méditative que cent ans dans l’immoralité et la dispersion de l’esprit.
    Mieux vaut vivre un seul jour avec la vision claire et la concentration méditative que cent ans dans l’aveuglement et la dispersion de l’esprit.
    Mieux vaut vivre un seul jour l’esprit ferme et déterminé que cent ans dans l’apathie et le manque d’énergie.
    Mieux vaut vivre un seul jour conscient de l’apparition et de la disparition des phénomènes que cent ans sans jamais prendre conscience de l’apparition et de la disparition des phénomènes.
    Mieux vaut vivre un seul jour avec la pleine conscience de ce qui est au-delà de la mort que cent ans sans jamais voir ce qui est au-delà de la mort.
    Mieux vaut vivre un seul jour avec la pleine conscience du Dhamma, de la Vérité suprême, que cent ans sans jamais voir le Dhamma, la Vérité suprême.

     

    IX. Papa-vagga : Versets sur le Mal

    116

    Hâte-toi de faire le bien retiens ton esprit loin du mal.
    Quand tu es lent à faire le bien ton esprit joue avec le mal.

    117 – 118

    Si un individu agit mal qu’il veille à ne pas récidiver, à ne pas s’y complaire car l’accumulation du mal engendre la souffrance.
    Si un individu agit bien qu’il veille à recommencer, qu’il s’en réjouisse car l’accumulation du bien engendre le bonheur.

    119 – 120

    Il arrive que celui qui a mal agi ait de la chance parce que le mal n’a pas encore porté ses fruits.
    Mais quand le mal porte ses fruits, celui qui a mal agi est face aux pénibles conséquences de ses actes.
    Il arrive que celui qui a bien agi ait des malheurs parce que le bien n’a pas encore porté ses fruits.
    Mais quand le bien porte ses fruits, celui qui a bien agi est face aux heureuses conséquences de ses actes.

    121 – 122

    Ne sous-estime pas le mal en pensant : « Ce n’est pas grand-chose ».
    Tout comme la cruche se remplit goutte à goutte, l’inconscient, par ses mauvaises habitudes, de mal se remplit peu à peu.
    Ne sous-estime pas le mérite en pensant : « Ce n’est pas grand-chose ».
    Tout comme la cruche se remplit goutte à goutte, le sage, par ses bonnes habitudes, de mérite se remplit peu à peu.

    123

    Comme un marchand évite une route dangereuse pour sa petite mais précieuse caravane, comme on évite le poison quand on aime la vie, on doit éviter les mauvaises actions.

    124

    Une main qui n’a pas de plaie ouverte ne craint pas le poison :
    Le poison ne pénètre pas la main qui n’est pas blessée.
    De même il ne peut rien arriver de mal à celui qui n’agit pas mal.

    125

    Comme une fine poussière jetée contre le vent, le mal retombe sur l’inconscient qui ose accabler l’innocent, l’homme pur, sans tâche.

    126

    Certains naissent dans une vie humaine ceux qui agissent mal naissent en enfer ceux qui agissent bien vont au paradis ceux qui font tomber tous les voiles … sont libres.

    127 – 128

    Ni dans le ciel ni au milieu de l’océan, pas plus qu’au cœur de la montagne, nulle part au monde on ne peut demeurer pour échapper aux conséquences des ses mauvaises actions.
    Ni dans le ciel ni au milieu de l’océan, pas plus qu’au cœur de la montagne, nulle part au monde on ne peut demeurer sans succomber à la mort.

     

    X. Danda-vagga : Versets sur la Violence

    129 – 130

    Tous les êtres tremblent face à la violence, tous les êtres craignent la mort.
    Si tu te mets à la place de l’autre, tu ne tueras personne et tu n’encourageras personne à tuer.
    Tous les êtres tremblent face à la violence, tous les êtres tiennent chèrement à leur vie.
    Si tu te mets à la place de l’autre, tu ne tueras personne et tu n’encourageras personne à tuer.

    131 – 132

    Celui qui, tout en recherchant le bonheur pour lui-même agresse ceux qui, comme lui, recherchent le bonheur ne trouvera pas la paix après la mort.
    Celui qui, tout en recherchant le bonheur pour lui-même n’agresse pas ceux qui, comme lui, recherchent le bonheur trouvera la paix après la mort.

    133

    Ne parle à personne avec violence, car on pourrait te répondre de même.
    Ceux que tes paroles ont blessés peuvent te blesser à leur tour.

    134

    Si, tel un gong muet, tu demeures silencieux face à l’agressivité, tu t’es rapproché du Nibbana. Il n’y a plus d’aversion en toi.

    135

    De même que le bouvier dirige son bétail en le menant à la baguette vers le pâturage, la vieillesse et la mort donnent leur direction à l’existence des êtres vivants.

    136

    Quand un être ignorant agit mal il ne s’en rend pas compte.
    Mais il est ensuite tourmenté par ses propres actions, comme brûlé par le feu.

    137 – 140

    Celui qui agresse avec violence un innocent sans arme et qui offense quelqu’un d’inoffensif subira bientôt l’une de ces dix conséquences :
    Douleur aiguë ou désastre, blessure physique, maladie grave ou esprit dérangé, ennuis avec le gouvernement ou graves accusations, perte de ses proches ou perte de sa fortune, ou encore maison ravagée par le feu.

    Et quand cet ignorant passera de vie à trépas, c’est vers l’enfer qu’il ira tout droit.

    141 – 142

    Aucune pratique ascétique — aller nu, échevelé, couvert de boue refuser de manger, dormir par terre, s’enduire de cendres et de poussière, s’asseoir sur les talons en pénitence — aucune pratique ne réussira à purifier celui qui ne peut cesser de douter.
    Une apparence soignée n’empêche pas de vivre dans la pureté.
    Posé, calme, éduqué dans le Dhamma, plein de confiance, celui qui a abandonné toute violence est un véritable renonçant, un saint homme, un moine.

    143

    Rares sont les êtres qui, grâce à leur retenue et à leur modestie, réussissent à éviter tout reproche comme l’étalon bien dressé évite le fouet.

    144

    Comme un bel étalon dressé par le fouet, persévère avec ardeur sur la voie spirituelle.
    Confiance, vertu, endurance, concentration et discernement t’apporteront la connaissance et la conduite juste et attentive qui te permettront d’abandonner le fardeau de cette lutte incessante.

    145

    Ceux qui construisent des canaux d’irrigation canalisent les cours d’eau, ceux qui fabriquent des flèches affûtent les flèches, ceux qui travaillent le bois façonnent le bois, quant à l’homme de bonne conduite, il se discipline lui-même.

     

    XI. Jara-vagga : Versets sur le Vieillissement

    146

    Comment rire et se réjouir tandis que le monde brûle tout autour ?
    Cerné par l’obscurité, ne chercheras-tu pas la lumière ?

    147

    Regarde bien ce corps — image maquillée
    En réalité, tas de plaies putréfiées ; malade mais toujours plein d’avidité alors qu’en lui rien n’est stable, rien ne peut durer.

    148

    Ce corps est épuisé par les années, il se décompose, il abrite la maladie.
    Cette masse d’agrégats malodorants ne peut que se désagréger car partout la mort cerne la vie.

    149

    A la vue de ces os éparpillés comme des calebasses en automne, aussi gris que le ramage d’une colombe — Qui se réjouira ?

    150

    Ce corps ressemble à une ville faite d’os et cimentée de chair et de sang.
    Les trésors qu’elle renferme sont :
    L’orgueil et la méchanceté, la vieillesse et la mort.

    151

    Même la splendeur d’un char royal se détériore au fil des mois et le corps, lui aussi, succombe à l’âge.
    Mais la vérité du Dhamma ne se détériore pas :
    Elle est transmise de sage en sage.

    152

    L’ignorant qui refuse d’écouter, grandit et vieillit comme les bœufs. Ses muscles vont se développer mais sa sagesse très peu.

    153 – 154

    Vie après vie j’ai erré sans répit, sans succès, cherchant ce qui avait bien pu construire ce corps, cette demeure, et toutes ces renaissances ne furent que douleur.
    Mais cette fois j’ai vu, j’ai compris et aucune demeure ne sera plus bâtie. Les poutres se sont effondrées, le faîte s’est brisé. Dans cet effondrement, l’esprit a vu la fin de l’avidité.

    [Selon les Commentaires, il s’agit là du « Chant de Victoire » du Bouddha, les paroles qu’il aurait prononcées tout de suite après son Eveil. La « demeure » représente le corps au fil des existences ; les « poutres » sont les passions et le « faîte » l’ignorance.]

    155 – 156

    Ceux qui ne se sont pas engagés dans la vie spirituelle et qui n’ont pas non plus connu le succès matériel se languissent comme de vieux hérons dans un lac asséché,  vide de poissons. Ceux qui ne se sont pas engagés dans la vie spirituelle et qui n’ont pas non plus connu le succès matériel soupirent avec nostalgie après le passé comme des flèches perdues, mal tirées.

     

    XII. Atta-vagga : Versets sur Soi-même

    157

    Si tu es cher à ton propre cœur, monte la garde sans relâche.
    Le sage doit rester en éveil et monter la garde à tous les quarts de la nuit à tous les stades de la vie.

    158

    Veille d’abord à t’établir dans ce qui est juste ensuite seulement, pourras-tu guider les autres.
    Ainsi ton nom ne sera pas entaché — Toi, le Sage.

    159

    Si tu agis comme tu conseilles aux autres de le faire, alors, bien entraîné, vas-y ! Entraîne les autres !
    Car il est bien connu que le plus difficile est de se maîtriser soi-même.

    160

    Tu es toi-même ton propre pilier — Qui d’autre pourrait l’être ?
    Quand tu t’es bien entraîné, bien maîtrisé, tu deviens ce pilier si difficile d’accès.

    161

    Le mal qu’un être inconscient a commis par lui-même et de lui-même, ce mal le broie aussi sûrement que le diamant broie une pierre précieuse.

    162

    L’homme prisonnier du vice autant que l’arbre étouffé par les lianes se fait à lui-même tout le mal que seul un ennemi pourrait lui souhaiter.

    163

    Elles sont faciles à faire les choses qui ne sont ni bonnes ni utiles pour soi.
    Mais ce qui est vraiment bon et utile est vraiment très difficile à réaliser.

    164

    Si, aveuglé par une vision erronée, un inconscient vilipende l’enseignement des Êtres éveillés des Êtres nobles et pleins de sagesse, comme le bambou, les fruits qu’il portera causeront sa perte.

    165

    C’est seul que l’on agit mal, seul que l’on s’avilit. C’est seul qu’on abandonne le mal, seul qu’on se purifie.
    Pureté et impureté sont notre propre fait nul ne purifie un autre et nul autre ne peut nous purifier.

    166

    Ne sacrifie pas ton propre bien au profit de celui d’autrui, aussi grand soit-il.
    Comprenant avec clarté ce qu’est le véritable bien pour toi, ne te consacre qu’à cela.

     

    XIII. Loka-vagga : Versets sur le Monde

    167

    Ne t’approche pas de la vulgarité
    Ne t’attache pas aux idées erronées
    Ne fréquente pas la négligence
    Ne t’affaire pas aux tâches futiles de l’existence.

    168 – 169

    Lève-toi ! Ne sois pas négligent !
    Vis le Dhamma pleinement.
    Qui vit le Dhamma dort en paix dans ce monde et dans celui d’après.
    Vis le Dhamma pleinement Ne le vis pas bassement.
    Qui vit le Dhamma dort en paix dans ce monde et dans celui d’après.

    170

    Vois le monde comme une bulle, vois le monde comme un mirage.
    Alors le seigneur de la mort ne te trouvera point.

    171

    Viens ! Regarde ce monde !
    Paré et décoré comme un attelage royal, il attire les fous et les ignorants mais les sages n’ont pour lui aucun attachement.

    172 – 173

    Qui fut négligent et ne l’est plus maintenant illumine le monde comme la lune libérée des nuages.
    Le mal qu’il a fait est maintenant compensé.
    Par ses bonnes actions, il illumine le monde comme la lune libérée des nuages.

    174

    Ce monde nous trompe aveuglément rares sont ceux qui y voient clairement.
    Peu d’oiseaux parviennent à se libérer du filet qui les brime pPeu d’êtres parviennent à la Libération ultime.

    175

    Les cygnes volent sur les traces du soleil certains, par leurs pouvoirs, volent à travers les airs les nobles êtres éveillés fuient le monde après avoir vaincu les hordes de Mara. [les forces du mal]

    176

    Celui qui dit un mensonge qui transgresse la loi, ne serait-ce qu’en cela, au mépris des conséquences dans l’au-delà, eEst capable du pire.

    177

    Les avares n’atteignent pas les royaumes célestes ceux qui méprisent la générosité sont des fous inconscients.
    Le sage, quant à lui, est heureux de donner et cette seule vertu lui assure le bonheur à jamais.

    178

    Dominer la terre entière régner sur tout l’univers aller au ciel, toucher le firmament — Rien de tout cela ne vaut l’Entrée dans le Courant.

    [première étape sur la voie de l’Éveil]

     

    XIV. Buddha-vagga : Versets sur l’Éveillé

    179 – 180

    Lui dont la conquête est irréversible, inaccessible au commun des mortels, éveillé.
    Son envergure illimitée, tout chemin effacé, par quel chemin pourrait-on l’égarer ?
    En lui il n’y a pas de désir — Cette soif dévorante qui mène au devenir.
    Éveillé. Son envergure illimitée, tout chemin effacé, par quel chemin pourrait-on l’égarer ?

    181

    Les sages se consacrent à la méditation, se délectent de renoncement et de concentration.
    Éveillés par eux-mêmes, pleinement conscients, ils font la joie et l’envie des êtres célestes.

    182

    Difficile de naître dans le monde des humains
    Difficile de vivre la vie des mortels
    Difficile d’avoir la chance d’entendre le véritable Dhamma
    Difficile de voir émerger un Être éveillé.

    183 – 185

    Ne pas faire de mal, accomplir ce qui est juste et bon, purifier son esprit — Tel est l’enseignement des Êtres éveillés.
    Savoir tout supporter patiemment et maintenir le cap sur la Libération, Telles sont les vertus suprêmes selon les Êtres éveillés.
    Qui blesse son prochain n’est pas un vrai renonçant qui maltraite son prochain n’est pas un vrai moine.
    Ne pas médire, ne pas blesser, respecter la règle monastique,
    manger avec modération, vivre dans la solitude, se consacrer à élever son esprit — Tel est l’enseignement des Êtres éveillés.

    186 – 187

    Pas même une pluie de pièces d’or ne pourrait satisfaire nos désirs insatiables.
    Les plaisirs des sens apportent peu de joie et beaucoup de chagrin.
    Ayant compris cela, le sage n’a plus aucun intérêt pour les plaisirs des sens, même les plus élevés.
    Il se réjouit de constater la fin de l’avidité.
    C’est un disciple du Bouddha — l’Éveillé.

    188 – 192

    Les gens courent chercher refuge dans toutes sortes d’endroits dans les montagnes, les parcs, les sanctuaires ou les bois quand la peur les guide,
    Quand le danger les menace. Mais un tel refuge n’est pas sûr. Ce n’est pas le refuge suprême. Ce n’est pas le refuge qui, lorsqu’on s’y rend,
    libère de toute peur et de toute affliction.

    Qui prend refuge dans le Bouddha, le Dhamma et le Sangha voit, avec une sagesse profonde et pénétrante, les Quatre Nobles Vérités :
    La souffrance, sa cause, sa cessation et le Noble Octuple Sentier :

    La Voie menant à la sérénité.

    Voilà le refuge sûr
    Voilà le refuge suprême
    Voilà le refuge qui, lorsqu’on s’y rend, libère de toute peur et de toute affliction.

    193

    Il est difficile de rencontrer un être pur et parfait il est faux de croire qu’il peut en naître partout.
    Mais, où qu’il naisse, un Être éveillé apporte à ses proches bonheur et prospérité.

    194

    Bénédiction l’émergence d’un Être éveillé
    Bénédiction l’enseignement du véritable Dhamma
    Bénédiction l’harmonie au cœur du Sangha
    La quête des chercheurs de Vérité unis est une bénédiction.

    195 – 196

    Celui qui rend hommage et révère ceux qui sont dignes de révérence — Les Êtres éveillés ou leurs disciples qui ont transcendé tous les obstacles, les lamentations et le chagrin, qui ne risquent plus rien qui sont totalement libérés — Celui-là en retire un mérite incommensurable.

     

    XV. Sukha-vagga : Versets sur le bonheur

    197 – 200

    Quel bonheur de vivre libres de toute hostilité parmi ceux qui sont hostiles !
    Parmi les êtres hostiles nous demeurons libres de toute hostilité.
    Quel bonheur de vivre libres de toute avidité parmi ceux qui souffrent de l’avidité !
    Parmi les êtres qui souffrent de l’avidité nous demeurons libres de toute avidité.

    Quel bonheur de vivre libres de toute agitation parmi ceux qui s’agitent !
    Parmi les êtres qui s’agitent nous demeurons libres de toute agitation.

    Quel bonheur de vivre pour nous qui ne possédons rien !
    Nous nous nourrirons de béatitude comme les dieux de lumière.

    201

    La victoire attire l’hostilité la défaite engendre la souffrance.
    Celui qui a trouvé la paix vit heureux car il a écarté aussi bien victoire que défaite.

    202 – 204

    Nul feu n’est plus brûlant que la passion
    Nul désespoir plus grand que la colère
    Nulle souffrance plus grande que les agrégats de l’existence
    Nul bonheur plus grand que la paix du Nibbana.

    La faim est la pire des maladies
    Le samsara la pire des souffrances.
    Pour qui connaît vraiment cette vérité
    La Libération est le plus grand des bonheurs.

    Être en bonne santé est la plus grande des chances
    Se satisfaire de ce que l’on a la plus grande des richesses.
    La confiance est le meilleur moyen de rapprocher les êtres
    La Libération est le plus grand des bonheurs.

    205

    S’étant délecté de la saveur de la solitude et de la paix
    On s’est libéré du mal, libéré du malheur
    abreuvé de la félicité du Dhamma.

    206 – 208

    Il est bon de rencontrer de Nobles Êtres leur compagnie sera toujours un bonheur
    Si on évite de rencontrer sans cesse des ignorants on sera sans cesse heureux.

    Car vivre avec un ignorant attriste pour longtemps.

    Se joindre aux ignorants est comme s’allier à l’ennemi se rapprocher des Éveilles est comme une réunion d’amis. Alors suis l’Éveillé, l’homme intègre doué de discernement, de connaissance et d’endurance, De droiture, de noblesse et d’intelligence !

    Suis un tel homme comme la lune suit la voie étoilée.

     

    XVI. Piya-vagga : Versets sur ceux qui nous sont chers

    209

    Il s’est appliqué à poursuivre ce qu’il aurait dû éviter et ne s’est pas appliqué à ce qu’il aurait dû faire.
    Il a négligé son véritable but pour nouer des liens affectifs et aujourd’hui il envie ceux qui ont fait l’effort de garder le cap.

    210 – 211

    Jamais, quoi qu’il arrive, ne te rapproche trop de ceux qui te sont chers comme de ceux que tu n’aimes pas.
    Car il est douloureux de ne point voir ceux qui nous sont chers tout autant que d’être forcés de voir ceux que nous n’aimons pas.

    Alors ne crée pas de liens affectifs trop forts car il est terrible d’être éloignés de ceux qui nous sont chers.
    Il n’y a plus d’attaches pour qui est libre aussi bien de l’affection que de l’aversion.

    212 – 216

    De ce qui nous est cher naît le chagrin de ce qui nous est cher naît la peur. Pour qui est libéré de ce qui lui est cher il n’y a plus de chagrin — alors comment y aurait-il la peur ?

    De ce que nous aimons naît le chagrin de ce que nous aimons naît la peur pour qui est libéré de ce qu’il aime il n’y a plus de chagrin — alors comment y aurait-il la peur ?

    De ce qui nous ravit naît le chagrin
    De ce qui nous ravit naît la peur.
    Pour qui est libéré de ce qui le ravit il n’y a plus de chagrin — alors comment y aurait-il la peur ?

    Du plaisir des sens naît le chagrin
    Du plaisir des sens naît la peur.
    Pour qui est libéré du plaisir des sens il n’y a plus de chagrin — alors comment y aurait-il la peur ?

    De la convoitise naît le chagrin
    De la convoitise naît la peur.
    Pour qui est libéré de la convoitise
    Il n’y a plus de chagrin — alors comment y aurait-il la peur ?

    217

    Celui qui est vertueux, dont la vision est juste, qui est intelligent et honnête et qui sait assumer ses obligations — Celui-là est cher au cœur de tous.

    218

    Si tu aspires à l’Ineffable, si l’inspiration emplit ton cœur, si ton esprit n’est pas embrumé par les passions, tu es quelqu’un qui « remonte le Courant ».

    219 – 220

    Quand un homme, longtemps absent, rentre sain et sauf d’un long voyage, ses proches, ses amis, ses compagnons se réjouissent de son retour.
    De la même façon, quand tu agis bien et que tu quittes ce monde pour l’au-delà tu es accueilli par tes bonnes actions comme un ami, un être cher qui rentre à la maison.

     

    XVII. Kodha-vagga : Versets sur la colère

    221

    Abandonne la colère, finis-en avec l’orgueil, dépasse tous les obstacles et les empêchements.
    Quand tu es libre de tout attachement au corps et à l’esprit, Entièrement libre — alors aucune souffrance ne jaillit.

    222

    Celui qui est capable de maîtriser fermement la colère comme on maîtrise un attelage de coursiers
    celui-là est un véritable conducteur de char les autres ne font que tenir des rênes.

    223

    Vaincs les colériques par le calme, les méchants par la bonté, les avares par la générosité, les menteurs par la vérité.

    224

    Dire la vérité, retenir la colère, donner à ceux qui demandent même quand on a peu à offrir — Ces trois vertus nous mettent en présence des deva.

    225

    Les sages pleins de bonté dont la maîtrise du corps est parfaite atteignent l’état d’équanimité où toute peine disparaît.

    226

    Pour ceux qui demeurent constamment vigilants qui s’entraînent de jour comme de nuit avec pour seul but la Libération, tous les voiles un jour tomberont.

    227 – 228

    Atula, il en a toujours été ainsi, cela n’a rien de nouveau : le monde trouve à redire quand on est assis en silence et quand on parle beaucoup, il trouve à redire quand on parle avec sagesse et modération.

    Nul en ce monde ne peut échapper à la critique. Il n’y a jamais eu, il n’y aura jamais et il n’y a pas actuellement de personne qui soit critiquée par tout le monde ou appréciée par tout le monde.

    229 – 230

    Mais si, après l’avoir observé jour après jour, les sages le louent, c’est qu’il se comporte admirablement qu’il est vertueux, intelligent et doué de discernement.
    Qui pourrait critiquer un tel homme aussi pur qu’un lingot d’or ?

    Les deva eux-mêmes chantent ses louanges Brahma lui-même chante ses louanges.

    231 – 234

    Veille à ce que la colère ne s’exprime pas en actes physiques, sache maîtriser ton corps.
    Ayant cessé toute mauvaise conduite physique, pratique une bonne conduite en actions. Veille à ce que la colère ne s’exprime pas en paroles, sache maîtriser tes paroles.

    Ayant cessé toute mauvaise conduite verbale, pratique une bonne conduite verbale. Veille à ce que la colère ne s’exprime pas en pensées, sache maîtriser tes pensées. Ayant cessé toute mauvaise conduite mentale, pratique une bonne conduite mentale.

    Ceux qui savent maîtriser leurs actions qui savent maîtriser leurs paroles et leurs pensées les Éveillés sont ceux dont la retenue est sûre et vraie.

     

    XVIII. Mala-vagga : Versets sur les impuretés

    235 – 238

    Tu ressembles aujourd’hui à une feuille jaunie, les messagers de la mort se rapprochent. Sur le point d’entreprendre l’ultime voyage, tu n’as encore fait aucune provision.

    Construis-toi une île ! Travaille vite ! Développe la sagesse !

    Si toutes les impuretés s’envolent immaculé, tu atteindras la demeure sublime des Nobles Êtres.
    Tu arrives au terme de ta vie, tu t’avances vers Yama, le roi de la mort.
    Tu n’auras nulle part où te reposer en chemin et tu n’as encore fait aucune provision.

    Construis-toi une île ! Travaille vite ! Développe la sagesse !

    Si toutes les impuretés s’envolent immaculé, tu n’auras plus à repasser par la naissance et le vieillissement.

    239

    Tout comme l’orfèvre pas à pas, peu à peu, d’instant en instant, retire les impuretés de l’argent qu’il fait fondre, le sage se libère de ses impuretés.

    240

    Tout comme la rouille — impureté du fer — Attaque ce fer même dont elle est issue, ceux qui agissent négligemment sont attaqués par la corrosion de leurs propres actions.

    241 – 243

    Si on ne récite pas les enseignements, ils se perdent.
    Si on ne répare pas une maison, elle s’écroule.
    Si on ne soigne pas la beauté, elle s’efface.
    Si on n’est pas vigilant, l’attention disparaît.
    L’adultère est l’impureté des personnes mariées, L’avarice est l’impureté de ceux qui font la charité.
    Les actions néfastes sont les véritables impuretés dans ce monde et dans celui d’après.
    Mais plus impure que toutes ces impuretés est l’impureté ultime : l’ignorance.
    Moines, abandonnez cette impureté ultime et vous serez libres de toute impureté.

    244 – 245

    La vie peut sembler facile pour qui n’a aucun scrupule, qui se comporte comme un corbeau insolent, qui est corrompu, médisant, osé et arrogant.
    La vie peut sembler difficile pour qui est discret, toujours sincère, attentif et modeste, qui gagne sa vie honnêtement.

    246 – 248

    Celui qui tue, qui ment, qui vole qui convoite la femme d’un autre qui ne peut plus se passer d’alcool ou de drogue — Celui-là fait pourrir les racines de sa propre vie
    Dès à présent, dans ce monde.
    Alors, toi qui souhaites t’orienter vers le bien, sache que les mauvaises actions sont dangereuses.
    Ne permets pas à l’avidité et à la malhonnêteté de t’enfermer dans une souffrance prolongée.

    249 – 250

    Les offrandes des gens sont fonction de leur foi et de leur conviction. Si tu t’agites à la pensée de la nourriture et de la boisson que d’autres moines ont reçues tu ne pourras pas te concentrer en méditation — Ni de jour, ni de nuit, ni à aucun moment.

    Mais si tu peux couper cela, déraciner cette réaction, l’effacer complètement, alors tu pourras te concentrer en méditation de jour comme de nuit — à tout moment.

    251

    Nul feu n’est plus brûlant que la passion nulle attaque plus violente que la colère
    Nul piège plus grand que la vision erronée
    Nul courant plus turbulent que l’avidité.

    252 – 253

    Il est facile de voir les défauts des autres mais difficile de voir les nôtres. Nous étalons les erreurs des autres comme on secoue le grain mais cachons les nôtres comme un tricheur une mauvaise main.

    Si nous cherchons sans cesse à voir les défauts des autres si nous trouvons toujours quelque chose à leur reprocher nos mauvaises tendances vont se développer nous serons loin d’en voir la fin.

    254 – 255

    Il n’y a aucune trace dans le ciel aucune contemplation hors de la Voie. Les gens se délectent des faiblesses du monde mais les Êtres Éveillés sont libres de toute faiblesse.
    Il n’y a aucune trace dans le ciel aucune contemplation hors de la Voie aucun phénomène n’est éternel rien n’ébranle les Êtres Éveillés.

     

    XIX. Dhammattha-vagga : Versets sur le Juste

    256 – 257

    Ce n’est pas juger rapidement les autres qui fait d’un homme un Juste. Le véritable sage prend le temps d’approfondir le faux comme le vrai.
    Il ne juge pas arbitrairement mais selon la vérité, impartialement. Gardien du Dhamma et gardé par le Dhamma, sage et intelligent, ce juge est un Juste.

    258 – 259

    Parler beaucoup n’est pas synonyme de sagesse. Celui qui est en paix avec lui-même, libre de toute hostilité et de toute peur, celui-là est un Juste.
    Parler beaucoup ne signifie pas comprendre le Dhamma. Celui qui a peu de connaissance du Dhamma mais qui en réalise la vérité directement connaît le Dhamma,  comprend le Dhamma.

    260 – 261

    Ce n’est pas parce que ses cheveux sont blancs qu’un moine est « avancé ». Il peut être avancé en âge et avoir vieilli en vain, sans trouver la sagesse.
    Celui qui fait preuve de modération et d’honnêteté de droiture, de maîtrise de soi et de bonté, celui-là est véritablement « avancé » libéré des impuretés, éveillé.

    262 – 263

    Ni l’éloquence ni une belle apparence ne peuvent transformer une personne jalouse, égoïste et malhonnête en un être exemplaire.
    Mais celui qui a véritablement arraché, déraciné et éliminé toutes ces tendances et qui s’est libéré de toute aversion — Celui-là est un être exemplaire.

    264 – 265

    Ce n’est pas une tête rasée qui fait d’un homme un moine. Comment un menteur indiscipliné plein de désir et d’avidité pourrait-il être un contemplatif ?
    Mais celui qui a su faire taire toutes ses tendances négatives — Les grandes comme les petites — De toutes les façons, recréant l’harmonie, celui-là est un véritable contemplatif.

    266 – 267

    Mendier sa nourriture ne fait pas d’un homme un moine. Tant qu’il vit à la manière des laïcs son habit ne suffira pas à faire de lui un véritable moine.
    Celui qui mène une vie chaste et disciplinée, ayant transcendé le bien comme le mal, qui avance dans le monde avec une juste compréhension celui-là est un véritable contemplatif.

    268 – 269

    Garder le silence n’apporte pas la sagesse
    A celui qui vit dans la confusion et l’ignorance.
    Le véritable sage est celui qui peut, comme avec une balance, soupeser le bien et le mal et ne garder que le bien.
    C’est parce qu’il a rejeté toute action néfaste que le sage est véritablement un sage.
    L’être noble et juste est celui capable de voir les deux aspects du monde.

    270.

    Nuire aux êtres vivants n’est pas le fait du Juste.
    Est appelé noble et juste celui qui est doux et bienveillant envers tous les êtres vivants.

    271 – 272

    Moine, ne te contente pas de suivre les règles ni même d’étudier assidûment.
    Obtenir des états de profonde concentration mener une vie de reclus ni même te dire :
    « J’ai la chance de connaître la félicité du renonçant
    Que l’homme ordinaire ne peut connaître » — Rien de tout cela ne doit te satisfaire tant que ne seront pas effacées, complètement et à jamais, toutes les impuretés.

     

    XX. Magga-vagga : Versets sur la Voie

    273

    La meilleure de toutes les voies est le Noble Octuple Sentier ;
    La meilleure de toutes les vérités, les Quatre Nobles Vérités ;
    La meilleure de toutes les vertus, le non-attachement ;
    La meilleure de toutes les personnes, celle qui perçoit ce qui est.

    274 – 276

    Telle est la Voie — Il n’y en a pas d’autre pour purifier la vision.
    Avance sur cette voie et Mara tu stupéfieras.
    En avançant sur cette voie, tu mettras fin à toute souffrance.
    Ayant moi-même découvert comment extraire la pointe acérée du désir, je vous ai montré le chemin.
    C’est à toi de faire l’effort d’avancer.
    Le Bouddha ne peut que te montrer la voie.
    Absorbés dans leur contemplation, ceux qui pratiquent seront libérés des liens de Mara.

    277 – 279

    Quand on voit clairement, avec sagesse, que « Tous les phénomènes conditionnés sont impermanents », on se détourne de tout ce qui cause la souffrance. Détaché.
    Telle est la voie de la purification. Quand on voit clairement, avec sagesse, que « Tous les phénomènes conditionnés sont insatisfaisants », on se détourne de tout ce qui cause la souffrance. Détaché.

    Telle est la voie de la purification. Quand on voit clairement, avec sagesse, que « Tous les phénomènes conditionnés sont dépourvus d’un ‘soi’ personnel », on se détourne de tout ce qui cause la souffrance. Détaché.

    Telle est la voie de la purification.

    280

    Celui qui, au moment d’agir, ne fait rien, jeune, fort, mais léthargique, le cœur vide de toute résolution, paresseux — Celui-là ne trouve pas la voie de la sagesse.

    281

    Attentif à ses paroles, capable de contrôler ses pensées, il ne commet jamais de mauvaises actions. Purifiant constamment pensées, paroles et actions, il parviendra au bout de la Voie proclamée par les sages.

    282

    La sagesse est le fruit d’une pratique assidue ; Sans cette pratique, la sagesse diminue. Sachant cela — comment la perdre et comment la cultiver — Agis toujours de manière à la développer.

    283 – 285

    Ô moine, au lieu de couper l’arbre de la forêt — de mortifier ton corps — Coupe la forêt des désirs sensuels jusqu’aux moindres broussailles.
    Dans cette forêt des désirs vivent la peur et le danger, aAlors, abats cette forêt de passions et trouve la Libération.

    Car tant que le moindre buisson de désir et de sensualité d’un homme pour une femme n’est pas définitivement arraché, le cœur et l’esprit y resteront attachés comme s’attache à sa mère le veau allaité.

    Coupe à tout jamais les liens de la sensualité comme on coupe une fleur en automne. Tourne-toi uniquement vers la voie qui mène à la paix à la Libération — la Voie enseignée par l’Éveillé.

    286 – 287

    « Je passerai la saison des pluies ici. Je m’installerai là-bas pour l’été et l’hiver. »
    Ainsi pense l’ignorant, inconscient de l’incertitude de toute chose. L’homme dont l’esprit est accaparé par ses possessions, sa famille ou son bétail, sera emporté par le flot de la mort comme un village endormi est emporté par une inondation.

    288 – 289

    Quand la mort se saisit d’un être, sa famille ne lui est d’aucune protection.
    Ni fils ni père — Aucun de ses proches ne peut le sauver. Pleinement conscient de ce fait incontournable le sage, pratiquant vertu et modération, s’engage dès à présent à purifier la Voie qui le mènera à la Libération.

     

    XXI. Pakinnaka-vagga : Versets divers

    290

    S’il voit qu’en renonçant à une certaine forme de bonheur il peut trouver un bonheur bien plus grand, le sage renoncera à cette forme de bonheur pour en trouver un bien supérieur.

    291

    Celui qui cherche son plaisir en causant aux autres déplaisir est prisonnier de ses actes de méchanceté esclave de l’aversion et de l’hostilité.

    292 – 293

    Ceux qui ne font pas ce qu’ils devraient et font ce qu’ils ne devraient pas — Inconscients, arrogants — En eux les impuretés s’accumulent.
    Mais ceux qui, avec constance et sérieux, pratiquent l’attention au corps, qui ne se délectent pas à faire ce qu’il ne faut pas faire et qui persévèrent, vigilants et attentifs, à faire ce qu’il faut faire — En eux les impuretés finissent par disparaître.

    294 – 295

    Après avoir tué père et mère — le désir et l’orgueil — Les deux rois guerriers — croyance en éternalisme et nihilisme — Et détruit royaume et richesse — organes et objets des sens — Le chercheur avance, sans soucis, sur la Voie.

    Après avoir tué père et mère — le désir et l’orgueil — Les deux rois savants — les deux vues extrêmes — Et un tigre en cinquième — les cinq obstacles mentaux — Le chercheur avance, sans soucis, sur la Voie.

    296 – 298

    Ils s’éveillent toujours, ils s’éveillent pleinement les disciples de Gautama dont l’attention, de jour comme de nuit, est tournée vers les vertus du Bouddha.
    Ils s’éveillent toujours, ils s’éveillent pleinement les disciples de Gautama dont l’attention, de jour comme de nuit, est tournée vers les vertus du Dhamma.
    Ils s’éveillent toujours, ils s’éveillent pleinement les disciples de Gautama dont l’attention, de jour comme de nuit, est tournée vers les vertus du Sangha.

    299 – 301

    Ils s’éveillent toujours, ils s’éveillent pleinement les disciples de Gautama dont l’attention, de jour comme de nuit, est tournée vers la contemplation du corps.
    Ils s’éveillent toujours, ils s’éveillent pleinement les disciples de Gautama dont le cœur se réjouit, de jour comme de nuit, à développer non-violence et bienveillance.
    Ils s’éveillent toujours, ils s’éveillent pleinement les disciples de Gautama dont le cœur se réjouit, de jour comme de nuit, à développer le cœur et l’esprit par la méditation.

    302

    La vie du renonçant est difficile ; il est difficile d’y trouver la joie. Mais la vie dans le monde est aussi difficile et pleine de souffrance — Souffrance de vivre parmi ceux qui ne connaissent pas la Voie. Alors, n’erre pas sans but sur les chemins de la souffrance.

    303

    Celui qui mène sa vie dans la foi et la vertu, qui est riche et jouit d’une bonne réputation, sera honoré et respecté où qu’il aille.

    304

    Les êtres bons brillent, même de loin, tels les sommets de l’Himalaya.
    Les êtres mauvais passent inaperçus, telles les flèches lancées dans la nuit.

    305

    Celui qui s’assoit seul, dort seul, marche seul, qui, inlassablement, entraîne son esprit à la modération, seul.
    Celui-là sera heureux dans la solitude de la forêt.

     

    XXII. Niraya-vagga : Versets sur l’Enfer

    306

    Il va en enfer celui qui affirme ce qui n’est pas vrai, de même que celui qui, ayant mal agi, déclare : « Je n’ai rien fait. »
    Tous deux, hommes aux actes malfaisants, partagent le même sort dans l’au-delà, après la mort.

    307 – 308

    Nombreux sont ceux qui portent la robe orange du moine et pourtant sont animés de mauvais sentiments et ne pratiquent ni vertu ni modération. Ceux-là renaîtront en enfer du fait de leurs mauvaises actions. Mieux vaudrait, pour un moine sans foi ni loi, avaler une boule de métal brûlante en fusion, rougeoyante, que manger l’aumône offerte par le peuple.

    309 – 310

    Quatre malheurs arrivent au libertin qui commet l’adultère. Démérite en quantité, sommeil perturbé, par tous condamné et, après la mort, l’enfer. Démérite en quantité, vie future infortunée. Brève est l’étreinte d’un homme et d’une femme effrayés à qui le roi inflige un châtiment sévère. Voilà pourquoi nul ne doit commettre l’adultère.

    311

    De même qu’une herbe coupante, si elle est mal tenue blesse la main qui la serre, une vie contemplative, si elle est mal vécue entraîne le moine vers l’enfer.

    312

    Ni les gestes négligents ni les fausses dévotions pas plus qu’une feinte chasteté ne porteront de grands fruits.

    313 – 314

    Si quelque chose doit être fait que ce soit avec vigueur et fermeté car une vie monastique indolente ne fait que réveiller plus d’impuretés.
    Mieux vaut ne pas accomplir de mauvaises actions car, par la suite, elles brûlent et font souffrir.
    Mieux vaut accomplir de bonnes actions car, par la suite, elles ne brûlent pas du repentir.

    315

    Telle une ville frontière gardée au-dehors et au-dedans, prends garde à toi. Ne laisse pas passer l’instant car ceux qui ne saisissent pas le moment présent se lamentent ensuite, prisonniers d’un enfer brûlant.

    316 – 319

    Honteux sans raison d’avoir honte et sans honte quand ils devraient être honteux, ceux qui ont une vision erronée des choses ont une fin lamentable. Inquiets du danger quand il n’y a rien à craindre et sans crainte quand il y a du danger, ceux qui ont une vision erronée des choses ont une fin lamentable.
    Imaginant l’erreur quand elle est absente et ne voyant pas l’erreur quand elle est présente, ceux qui ont une vision erronée des choses ont une fin lamentable.
    Par contre, conscients qu’une erreur est une erreur et qu’une chose correcte est correcte, ceux qui ont une vision juste des choses avancent sur la juste Voie.

     

    XXIII Naga-Vagga – L’éléphant

    320

    Comme un éléphant dans la bataille supporte les flèches lancées par les archers, je supporterai fausses accusations et insultes car nombreux sont les gens sans scrupules.

    321

    L’éléphant bien dompté est celui que l’on conduit dans la foule,
    L’éléphant bien dompté est celui que le roi monte.
    L’homme bien dompté qui supporte une fausse accusation fait partie des meilleurs.

    322 – 323

    Excellents sont les mulets bien dressés et les pur-sangs de Sindh bien domptés, excellents sont les grands éléphants à défenses bien domptés, mais plus excellents encore sont les hommes qui savent se dompter eux-mêmes. Car aucune de ces montures ne pourrait conduire un homme au pays que l’on n’atteint pas — au Nibbana.
    Mais, ayant dompté et maîtrisé son esprit, celui qui s’est dompté lui-même y va.

    324

    Dhanapalaka, l’éléphant aux grandes défenses, quand il est en rut, est difficile à contrôler. Prisonnier, attaché, il refuse de manger. Le grand éléphant se languit de sa forêt.

    325

    Quand un homme est léthargique et glouton et gourmand, qu’il paresse au lit, se tournant et se retournant, comme un porc engraissé dans son enclos — Ce paresseux reviendra à la vie encore et encore.

    326

    Autrefois cet esprit vagabondait selon son bon plaisir, où il voulait. Mais aujourd’hui je le maintiens avec attention et fermeté cComme on retient un éléphant en rut en brandissant l’aiguillon.

    327

    Aie plaisir à pratiquer la vigilance !
    Surveille ton esprit, garde-toi des pensées vagabondes !
    Élève-toi au-dessus de ce marécage de souffrance comme l’éléphant s’extrait de la boue.

    328 – 330

    Si vous trouvez un sage compagnon de voyage quelqu’un qui vit sainement, qui est éveillé, alors, quels que soient les obstacles, suivez-le dans la vigilance et dans la joie.
    Si vous ne trouvez pas de sage compagnon de voyage quelqu’un qui vive sainement, qui soit éveillé, alors marchez seul comme un roi renonce à son royaume comme l’éléphant de la forêt s’éloigne du troupeau.
    Mieux vaut avancer seul et sans liens, la mauvaise compagnie ne vaut rien. Marchez seul sans faire de mal, en paix — Soyez comme l’éléphant de la forêt.

    331 – 333

    C’est une bénédiction de trouver des amis quand le besoin s’en fait sentir c’est une bénédiction de se contenter de ce que l’on a.
    C’est une bénédiction d’avoir accumulé du mérite à la fin de sa vie
    C’est une bénédiction d’abandonner, comme l’Arahant, toute souffrance.
    C’est une bénédiction, dans ce monde, d’honorer sa mère
    C’est une bénédiction, dans ce monde, d’honorer aussi son père.
    C’est une bénédiction, dans ce monde, d’honorer aussi un moine
    C’est une bénédiction d’honorer aussi un maître.
    C’est une bénédiction d’être vertueux jusqu’à la fin de sa vie
    C’est une bénédiction d’avoir une confiance inébranlable dans le Dhamma.
    C’est une bénédiction d’acquérir connaissance et sagesse
    Ne pas faire de mal est une bénédiction.

     

    XXIV – Tanha-Vagga – L’avidité

    334

    Quand on vit sans attention, négligemment, le désir grandit comme un lierre grimpant.
    On court ici et là, sans arrêt, comme un singe cherchant des fruits dans la forêt.

    335 – 336

    Quand, dans le monde, le désir grossier s’attache à vous et vous submerge, votre malheur croît et se multiplie comme l’herbe sauvage après la pluie.
    Mais si, dans le monde, vous parvenez à dépasser ce désir grossier auquel il est si difficile d’échapper, le malheur ne vous atteint pas plus que la rosée glissant sur la feuille de lotus.

    337

    A vous tous ici rassemblés, je souhaite bonne chance. Déracinez le désir comme vous le feriez une plante médicinale ne laissez pas Mara vous entraîner encore et encore comme la rivière en crue arrache le roseau.

    338

    Si ses racines restent fortes et intouchées un arbre, même coupé, repoussera.
    Si le désir latent n’est pas déraciné la souffrance aussi, encore et encore, reviendra.

    339 – 340

    L’homme vil dans lequel le désir aux trente-six courants déferle vers tout ce qui est attirant est emporté par le flot de ses opinions qui sont erronées et basées sur la passion.

    [Les 36 courants du désir sont : les 3 désirs profonds (pour les plaisirs des sens, pour une vie éternelle et pour l’annihilation) en relation avec chacune des 12 bases sensorielles (les 6 organes des sens et leurs objets correspondants. Note du Vénérable Buddharakkhita.]

    Ces courants coulent dans toutes les directions et le lierre des désirs grandit à foison. Voyant comme ce lierre croît sans cesse coupe-le à la racine avec sagesse.

    341

    Les sentiments de joie et de plaisir sont faciles à obtenir.
    Mais ceux qui s’attachent à leurs désirs devront encore et encore renaître et mourir.

    342 – 343

    Assiégés par des désirs incontrôlés les gens se démènent comme un lapin piégé. Étroitement ficelés par la soif des plaisirs longtemps encore ils devront souffrir.
    Assiégés par des désirs incontrôlés les gens se démènent comme un lapin piégé. Un moine doit donc renoncer au désir si c’est à l’abandon des passions qu’il aspire.

    344

    Sorti du sous-bois de la vie dans le monde, il y reste attaché la forêt des désirs irrésistiblement l’attire.
    Voyez comment un homme pourrait trouver la paix mais aussitôt s’en retourne, par le monde enchaîné.

    345 – 347

    Les liens qui vous attachent ne sont pas si solides, dit le sage, quand ils sont en fer, en bois ou en raphia ; Mais être séduit et attiré par bijoux et colifichets désirer femmes et enfants — Voilà qui crée des liens solides, dit le sage.

    Ces liens qui vous étouffent sans paraître serrés — Ceux-là sont difficiles à dénouer. Mais le sage y parvient : abandonnant le désir il renonce au monde et à ses plaisirs. Ceux que la passion a piégés retombent dans le flot agité qu’ils ont eux-mêmes créé comme une araignée prisonnière de sa propre toile. Mais le sage, abandonnant le désir, Abandonne la souffrance en renonçant au monde.

    348

    Arrivé au-delà du devenir tu peux lâcher passé, présent et avenir. Le cœur et l’esprit totalement libérés, sans saisir, tu ne reviendras plus pour naître et pour mourir.

    349 – 350

    Chez une personne obsédée par ses propres pensées dominée par la passion, attirée par la beauté, l’avidité ne fait que grandir — Elle resserre elle-même ses liens à plaisir. Mais une personne qui aime apaiser ses pensées toujours attentive, méditant sur les impuretés, une telle personne coupera les liens de Mara.

    351 – 352

    Parvenu au bout du chemin, libéré du désir, il a brisé les flèches du devenir. Libre de toute peur et de toute impureté ce corps qu’il habite sera son dernier. Libéré du désir et de tout attachement il a une parfaite maîtrise des enseignements des mots qu’il prononce et de ceux qu’il entend. C’est un sage. Il ne reviendra pas.

    353

    J’ai tout conquis, j’ai tout compris et même à cela je ne suis pas attaché.
    J’ai tout abandonné, l’extinction du désir m’a libéré — Ayant découvert cela par moi-même, qui donc est mon maître ?

    354

    Un don du Dhamma surpasse tous les dons la saveur du Dhamma surpasse toutes les saveurs la joie née du Dhamma surpasse toutes les joies la libération du désir mène au-delà de toute souffrance.

    355

    La richesse est la ruine de l’homme sans discernement pas celle du sage en quête d’absolu. En désirant la richesse, l’homme sans discernement cause autant sa ruine que celle des autres gens.

    356 – 359

    La mauvaise herbe est le fléau des champs cultivés comme la passion le fléau de l’humanité.
    C’est pourquoi ce qui est offert à qui est libre de passion rapporte, à celui qui offre, une grande moisson.

    La mauvaise herbe est le fléau des champs cultivés comme l’aversion le fléau de l’humanité.
    C’est pourquoi ce qui est offert à qui est libre d’aversion rapporte, à celui qui offre, une grande moisson.

    La mauvaise herbe est le fléau des champs cultivés comme l’ignorance le fléau de l’humanité.
    C’est pourquoi ce qui est offert à qui est libre d’ignorance rapporte, à celui qui offre, des fruits en abondance.

    La mauvaise herbe est le fléau des champs cultivés
    Comme l’avidité le fléau de l’humanité.

    C’est pourquoi ce qui est offert à qui est libre d’avidité rapporte, à celui qui offre, des fruits en quantité.

     

    XXV – Bhikkhu-Vagga – Le moine

    360 – 361

    Il est bon d’être modéré et attentif au niveau de la vue, au niveau de l’ouïe, il est bon d’être modéré et attentif.
    Il est bon d’être modéré et attentif au niveau de l’odorat, au niveau des saveurs, il est bon d’être modéré et attentif.
    Il est bon d’être modéré et attentif au niveau du corps comme au niveau des paroles et des pensées.
    Il est bon d’être modéré et attentif en tout.
    Le moine qui est modéré et attentif en tous points est libéré de toute souffrance.

    362

    Modéré et attentif à ses mains, ses pieds et sa langue, parfaitement maîtrisé, il trouve le bonheur, tourné vers l’intérieur.
    Satisfait, concentré, retiré — Voilà ce que l’on appelle « un moine ».

    363

    Ce moine qui maîtrise sa langue, est modéré dans ses paroles, simple dans ses conseils, il explique l’Enseignement et lui donne tout son sens — Belle est sa parole.

    364

    Le moine qui demeure dans le Dhamma et y trouve sa joie, qui médite sur le Dhamma et le garde à l’esprit, celui-là jamais ne s’éloignera du sublime et véritable Dhamma.

    365 – 366

    Ne méprise pas ce que tu reçois n’envie pas non plus ce que les autres ont reçu. Un moine qui envie ce que les autres ont reçu ne peut se concentrer dans sa méditation. Même s’il ne reçoit presque rien un moine ne méprise pas ce qu’il reçoit. Vivant dans la pureté et la simplicité sans jamais se lasser un tel moine par les deva eux-mêmes est loué.

    367

    Celui qui n’a plus aucun sentiment de « moi » par rapport à son esprit comme à son corps et qui ne se lamente pas pour ce qu’il n’a pas — Celui-là mérite vraiment d’être appelé « moine ».

    368

    La bienveillance emplit son cœur en permanence dans les enseignements du Bouddha il a foi et confiance. Un tel moine atteint la paix de l’Eveil, la félicité voyant la cessation du monde conditionné.

    369

    Moine, vide ce bateau ! Vide cette coque !
    Une fois vidé, il flottera léger.

    Les amarres de la convoitise et de l’aversion larguées tu flotteras jusqu’au Nibbana, à la félicité.

    370

    Tranche les cinq ! Lâche les cinq !
    Et par-dessus tout, cultive les cinq !
    D’un moine qui a laissé derrière lui les cinq empêchements, on dit qu’il a traversé les flots du courant.

    [Les cinq liens « inférieurs » qu’il faut trancher sont l’ignorance, le doute, la foi aveugle dans les rites et rituels, la sensualité et la négativité. Les cinq liens « supérieurs » qu’il faut lâcher sont le désir d’atteindre un paradis avec formes, le désir d’atteindre un paradis sans formes, l’orgueil, l’agitation et l’ignorance du Dhamma. Ce qu’il faut cultiver, ce sont les cinq facultés spirituelles : la confiance, l’effort, l’attention, la concentration et la sagesse.

    Les cinq empêchements sont : l’avidité, l’aversion, une vision erronée du soi, les opinions fausses et l’orgueil. Note d’Ajahn Buddharakkhita.]

    371

    Concentre-toi et médite, moine ! Ne sois pas négligent, ne laisse pas des idées de luxure entraîner tes pensées. Ne va pas avaler — négligent ! — une boule de métal en feu Te brûler et puis te lamenter : « Comme c’est douloureux ! »

    372

    Impossible de se concentrer en méditation pour qui manque de discernement.
    Impossible d’avoir du discernement pour qui manque de concentration.
    Mais celui qui est doté à la fois de concentration et de discernement, est proche du Nibbana.

    373 – 374

    Un moine retiré dans un lieu solitaire qui a apaisé son esprit réfractaire et perçu le Dhamma dans toute sa profondeur voit s’éveiller en lui un immense bonheur.
    En toute occasion, de quelque façon que ce soit quand il constate l’apparition et la disparition des agrégats il est empli de bonheur et de joie. Ceux qui savent reconnaissent là l’expérience du Nibbana.

    375 – 376

    Un moine plein de sagesse sait qu’il doit s’appuyer sur le code monastique en priorité :
    Maîtriser ses sens, développer l’attention, cultiver le contentement et la modération.
    Qu’il se lie d’amitié avec des êtres nobles sains et pleins d’énergie ; Qu’il se conduise avec justesse et bienveillance — Il en retirera une grande joie et mettra fin à la souffrance.

    377

    Tout comme le jasmin se dépouille de ses fleurs fanées moine, dépouille-toi de la passion et de l’aversion.

    378

    Le moine, calme dans ses gestes et ses paroles calme dans ses pensées apaisées, bien centré et qui s’est vidé de toute attirance pour le monde — Ce moine est dit serein, profondément en paix.

    379

    C’est toi-même qui dois te surveiller, qui dois te réprouver. Le moine qui veille sur lui-même attentivement vit vraiment sereinement.

    380

    Tu es ton propre bastion tu es ton propre refuge.
    Tu dois donc savoir te maîtriser comme le cavalier maîtrise un noble étalon.

    381

    Plein de joie, plein de confiance dans l’enseignement du Bouddha le moine atteint l’état de paix, la félicité de la cessation des choses conditionnées.

    382

    Un moine qui, tout jeune, se consacre à l’enseignement du Bouddha illumine le monde comme la lune libérée des nuages.

     

    XXVI – Brahmana-Vagga – Le saint homme

    383

    Fais des efforts, saint homme !
    Coupe la rivière des désirs, rejette les passions. Prenant conscience de la fin de toute chose conditionnée, saint homme, prends conscience de l’Inconditionné.

    384

    Quand un saint homme a atteint les deux sommets de la concentration et de la vision pénétrante, tous ses attachements se dénouent et il connaît la Vérité.

    385

    Celui pour qui n’existe ni cette rive ni celle de l’au-delà pas plus que la moindre rive, qui est libre de tout souci et de tout attachement — En lui je reconnais le saint.

    386

    Assis en silence, concentré, purifié, sa tâche accomplie, toutes souillures envolées, il a atteint le but ultime, le plus haut degré — En lui je reconnais le saint.

    387

    Le soleil brille le jour, la lune brille la nuit, le guerrier brille dans son armure, le saint homme brille en concentration. Mais, de jour comme de nuit et à tout moment, L’Eveillé brille de toute sa splendeur.

    388

    On l’appelle « saint homme » parce qu’il a repoussé le mal
    On l’appelle « contemplatif » parce qu’il vit sereinement
    On l’appelle « moine » parce qu’il a renoncé
    A ses propres impuretés.

    389

    On ne doit pas frapper un saint homme pas plus qu’un saint homme ne doit se mettre en colère si on le frappe.
    Honte à qui fait du mal à un saint homme
    Honte plus grande encore au saint homme qui se met en colère.

    390

    Rien ne convient mieux à un saint homme que contenir son esprit face aux tentations.
    Plus l’intention de faire du mal diminuera plus sa souffrance s’apaisera.

    391

    Il ne fait aucun mal en paroles, en pensées et en actions, il sait se maîtriser de ces trois façons — En lui je reconnais le saint.

    392

    La personne qui t’a transmis le Dhamma enseigné par l’Eveillé, le Bouddha, mérite que tu l’honores de tout ton respect comme la flamme du sacrifice par le saint homme est révérée.

    393 – 394

    Ce ne sont pas des cheveux relevés, le clan ou la naissance qui font d’un homme un saint. Celui qui est droit et authentique a un cœur pur — En lui je reconnais le saint.

    A quoi bon relever tes cheveux, paresseux !
    A quoi bon revêtir une peau d’antilope ?
    C’est en toi que se trouve le nœud et toi, tu ne polis que l’extérieur.

    395

    Il porte des haillons rapiécés ses veines sont saillantes, son corps décharné iIl médite seul dans la forêt — En lui je reconnais le saint.

    396

    Il est né brahmane mais cela ne fait pas de lui un saint tant qu’il sera attaché à quoi que ce soit, ce sera un arrogant. Mais celui qui n’a rien et n’est attaché à rien — En lui je reconnais le saint.

    397

    Il a coupé tous les liens il ne connaît plus la peur au-delà des attachements, libéré — En lui je reconnais le saint.

    398

    Il a sectionné les liens de l’aversion défait les nœuds de l’avidité rejeté la prison de l’ignorance — il s’est éveillé. En lui je reconnais le saint.

    399

    Il supporte sans colère insultes, mauvais traitements, emprisonnement. Son armée est sa force, sa force est l’endurance — En lui je reconnais le saint.

    400

    Libre de toute colère, assidu et vertueux, libre de toute arrogance, méditant bien entraîné, ce corps sera son dernier — En lui je reconnais le saint.

    401

    Pas plus que l’eau n’adhère à la feuille de lotus ni qu’une graine de moutarde tient sur la pointe d’une aiguille il ne s’attache aux plaisirs des sens — En lui je reconnais le saint.

    402

    Il réalise par lui-même, ici et maintenant, la cessation de la souffrance. Il a posé le fardeau, débarrassé — En lui je reconnais le saint.

    403

    Sa compréhension est profonde, c’est un sage capable de discerner ce qui est la Voie et ce qui ne l’est pas. Il a atteint le But ultime — En lui je reconnais le saint.

    404

    Il se tient à l’écart aussi bien des laïcs que des moines. Sans demeure, presque sans besoins — En lui je reconnais le saint.

    405

    Il a renoncé à toute violence envers les faibles comme envers les forts. Il ne tue pas et n’encourage pas les autres à le faire — En lui je reconnais le saint.

    406

    Il est amical quand les autres sont hostiles paisible quand les autres sont violents sans attache quand les autres sont pleins d’attachements — En lui je reconnais le saint.

    407

    Passion et aversion, arrogance et fierté l’ont abandonné comme la graine de moutarde glisse de la pointe d’une aiguille. En lui je reconnais le saint.

    408

    Ses paroles sont instructives aimables et vraies. Il n’agresse jamais personne — En lui je reconnais le saint.

    409

    Dans ce monde, il ne prend rien qui ne lui ait été offert :
    Court ou long, petit ou grand, plaisant ou pas — rien !

    En lui je reconnais le saint.

    410

    En lui n’existe aucune attirance ni pour ce monde ni pour celui de l’au-delà. Libre de tout désir et de toute peur — En lui je reconnais le saint.

    411

    En lui n’existe aucun attachement à jamais libéré du doute par la connaissance il a atteint la rive au-delà de la mort — En lui je reconnais le saint.

    412

    Dans ce monde, il a transcendé les liens du mérite et du démérite il est libre de tout chagrin, de toute pollution — pur. En lui je reconnais le saint.

    413

    Sans tache, pur, calme et limpide comme la lune il n’a plus aucune attirance pour l’existence — En lui je reconnais le saint.

    414

    Sa route lui a permis de dépasser le dur chemin du samsara, de l’illusion il est passé sur l’autre rive, libéré du désir et du doute. Concentré dans sa méditation, sans aucun attachement, éveillé — En lui je reconnais le saint.

    415 – 416

    S’il abandonne les plaisirs des sens et renonce à la vie dans le monde ; Passions et désir d’exister définitivement lâchés — En lui je reconnais le saint.
    S’il abandonne le désir et l’avidité et renonce à la vie dans le monde ; Avidité et désir d’exister définitivement lâchés — En lui je reconnais le saint.

    417

    Il a laissé derrière lui les liens humains
    Il a aussi transcendé les attraits divins.
    Il a posé le fardeau de tous les attachements — En lui je reconnais le saint.

    418

    Il a laissé derrière lui plaisirs et déplaisirs. Apaisé, débarrassé de la condition humaine, comme un héros, il a conquis tous les mondes. En lui je reconnais le saint.

    419

    Il a la connaissance de tout ce qui concerne mort et renaissance. Sans attachements, libéré, éveillé — En lui je reconnais le saint.

    420

    Nul ne peut suivre sa trace pas plus les humains que les deva ou les ghandaba toutes souillures effacées — un Arahant. En lui je reconnais le saint.

    421

    Il n’a rien derrière lui, devant lui, ni ici — Il n’a rien. Aucun objet ne peut l’attacher — En lui je reconnais le saint.

    422

    Comme un noble taureau, victorieux, c’est un héros, un grand être. Libre du désir, éveillé, purifié — En lui je reconnais le saint.

    423

    Il connaît ses vies antérieures, il voit paradis et enfer
    Il est parvenu au bout de ses renaissances, il a toute la connaissance c’est un sage qui a atteint les sommets de l’excellence. En lui je reconnais le saint.

     

    Voir la version anglaise

     

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    Bouddha – le Dhammapada – citation https://lesintuitions.com/le-bouddha-dans-le-dharmapada-citation/ Sat, 01 Jun 2019 15:00:39 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=4238 Lire la suite Lire la suite

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    Le Bouddha disait dans le Dharma, son enseignement et texte sacré du Dharmmapada
    (versets sur les paires d’opposées) :

     

    « Tous les phénomènes qui se manifestent à nous naissent dans notre cœur et dans notre esprit ; ils sont dirigés par le cœur et l’esprit, ils sont fabriqués par le cœur et l’esprit.
    Si nous parlons ou agissons avec un cœur et un esprit souillés, alors la souffrance s’ensuivra aussi inévitablement que la roue du chariot suit la trace des sabots du bœuf qui le tire.

    Tous les phénomènes qui se manifestent à nous naissent dans notre cœur et dans notre esprit ; ils sont dirigés par le cœur et l’esprit, ils sont fabriqués par le cœur et l’esprit.
    Si nous parlons ou agissons avec un cœur et un esprit paisibles et lumineux, alors le bonheur s’ensuivra aussi inévitablement que l’ombre qui jamais ne nous quitte. »

     

    Le Bouddha a été traduit comme ceci ce qui n’est pas totalement juste :

    « Nous sommes ce que nous pensons, tout ce que nous sommes s’élève de nos pensées, avec nos pensées nous créons le monde. Parler ou agissez avec un esprit mauvais, méchant et la souffrance s’en suivra.

    Nous sommes ce que nous pensons, tout ce que nous sommes s’élève de nos pensées, avec nos pensées nous créons le monde. Parler ou agissez avec un esprit pur et le bonheur s’en suivra. »

    Les mots sont importants, les tournures de phrases aussi. Celui qui déforme ou tente de s’éloigner du Dharma, celui là, cours à sa perte. Car l’esprit est comme un cristal. Si vous l’occupez avec quelque chose, il devient ce quelque chose. Si vous mettez un tissu vert sur le cristal, il devient vert. Si vous mettez un tissu jaune le cristal devient jaune et ainsi de suite. Comme Sa Sainteté le 14eme Dalaï-lama l’a dit, l’esprit est le potentiel à la fois du bien et du mal, à la fois du constructif et du destructeur.

    Ce n’est pas parce que nous dirigeons ou nous contrôlons un voiture que nous sommes créateur de cette voiture. Le positionnement n’est pas du tout pareil. Nous ne créons pas le monde. Le monde existe et nous conduisons notre corps et notre esprit comme nous pensons que cela est juste. Le soucis c’est que nous voulons contrôler le monde au lieu de l’écoute, de le regarder pensant que nous pourrons le contrôler. Je ne parle pas que du monde des humains, mais nous n’écoutons pas la terre, les animaux, les végétaux, les minéraux. Nous ne focalisons que sur les humains en associant la terre et toutes ses composantes, tout son fonctionnement à cela.

    Sommes-nous dans le juste ?

    Si vous pensez cela alors cela reviendrait à dire que lorsque une pièce de ma voiture est défectueuse la voiture va mal !
    Non, pas du tout. Ce n’est pas l’ensemble de la voiture mais bien la partie qui ne fonctionne pas.

    Si nous associons la terre aux humains, alors tout ce qui va dépendre des humains en terme de problème sera associé à la terre. Nous faisons beaucoup d’amalgames de ce genre. Nous ne prenons pas le temps de regarder, d’écouter, de percevoir et de ressentir. Ce n’est pas parce qu’il y a une chose qui ne va pas que la situation demande à ne pas être, à ne pas exister. Peut être tout simplement de revoir notre vision des choses et de changer la façon que nous avons de percevoir, de regarder les situations, ces choses et, de reformuler notre façon de dire les mots, les phrases.

    A cet instant, à cause de l’ignorance et des émotions négatives, nous agissons d’une façon négative et c’est la souffrance mentale qui s’en suit avec une profondeur terrible.

    Mais si nous entraînons notre esprit, tout comme un musicien le fait avec son instrument, cela va entraîner la libération ou plutôt faire travailler les parties positives de notre cerveau et ainsi faire émerger notre nature véritable.

    Si nous entraînons notre esprit positivement, les parties du cerveau qui forment les émotions positives comme le bonheur, l’enthousiasme, le contrôle de soi, etc, seront toujours stimulées et pas seulement lorsque nous pratiquons mais aussi hors des moments de pratique.

    Petit résumé des enseignements du Bouddha :

    « Ne faites aucun tort à vous ou à autrui.
    Trouver un trésor de vertu, une passion.
    Maîtriser ou dompter votre esprit. »

    Ainsi votre nature véritable aura plus de chance d'émerger. Ainsi le bonheur aura plus de chance de naître en vous.

    Bien à vous

    Hervé
    lesintuitions.com/
    lesenergies.fr

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    Bel été à toutes et tous https://lesintuitions.com/bel-ete-a-toutes-et-tous/ Mon, 27 May 2019 11:47:05 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=4244 Lire la suite Lire la suite

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    Bonheur

    Tant que nous croyons que notre mental régis le tout, dans notre vie, alors toutes nos actions, toutes nos pensées, toutes nos émotions seront gouvernées par le mental et ses vicissitudes. C’est à dire le mental et ses dépendances de fonctionnement. Ainsi fera partie de notre monde, bourreau, offensé, offenseur et sauveur, tous les préceptes valides de l’esprit analytique que l’on appelle l’esprit grossier.

    Dès lors que notre mental devient silencieux, c’est à dire que nous connaissons de mieux en mieux ses fonctionnements et que nous nous efforçons de ne plus les suivre, alors ce mental fort de sa puissance s’affaiblit. De cette faiblesse naît les peurs. Ces peurs font parties intégrantes des soubresauts de notre mental qui veut tout contrôler.

    Persévérer dans la voie de la connaissance de notre esprit et peu à peu vous verrez naître une autre forme de regard, de compréhension et de sagesse.

    Le voile composé de nos facteurs obscurcissant, c’est de sortir de notre stabilité et de notre être, c’est aller nous chercher au dehors de notre être. C’est se quitter et ainsi laisser la place à d’autres énergies, d’autres personnalités, d’autres élans que les nôtres. Le voile, composé de nos émotions débordantes, de nos pensées incessantes, tombe et ainsi apparaît notre nature véritable.

    Mais qu’est-ce que la nature véritable ?

    Notre nature véritable est simplement ce que nous pouvons tous expérimenter. Percevoir au delà de notre être au quotidien. C’est à dire au delà du regard, il y a une autre forme de regard. Au delà de notre ouïe, il y a une autre forme d’écoute. Au delà de notre goût, il y a une autre forme de gustation. Au delà de notre faculté de sentir se cache une autre forme de perception des odeurs. Au delà du toucher, il y a une autre forme de perception du toucher.

    Les sons ne sont plus de simples sons, les odeurs ne sont plus de simples odeurs, toucher la matière n’est pas une simple caresse, poser le regard en toutes choses n’est plus un simple regard.

    Tous nos sens lorsqu’ils se révèlent, font apparaître des dimensions autres que notre corps physique qui sont bien plus vaste que ce que nous croyons.

    Ainsi de nos sens grossiers naît des sens plus subtils que l’on appelle notre nature véritable. C’est ainsi qu’en court termes, nous pouvons dire que nos pensées et nos émotions cachent notre véritable nature.

    Notre esprit grossier et notre corps grossier, c’est à dire notre perception quotidienne cachent notre subtilité.

    C’est en pratiquant, et n’ayant de cesse de pratiquer la vision claire de nos instants ainsi que le repos calme de notre esprit, que notre nature véritable notre subtilité s’éveillera. Les guidances, la méditation, les exercices favorisant l’énergie dans notre corps et non pas l’affaiblissement de nos organes… autant de pratiques qui nous permettent d’éveiller notre subtilité et ainsi trouver le chemin du bonheur.

    Car il n’y a pas d’autre but commun à tous les êtres humains et les animaux sur terre que la recherche du bonheur.

    Éveiller ses sens, aller chercher au delà des apparences, plonger dans le tout ressentir, percevoir, c’est prendre le chemin du tout vibratoire, c’est prendre le chemin où le mental grossier ne peut interférer. Ainsi est la pratique de l’éveil, ainsi est la pratique du bonheur.

    Se laisser déborder par nos sens, suivre nos réactions, nos haines et nos désirs changeant, c’est pratiquer l’esprit grossier et ainsi alimenter notre mental.

    pieds bonheurApprendre à percevoir la subtilité des événements, de chaque mot dit, de chaque son vibré, de chaque rencontre, de chaque instant, c’est pratiquer la vision claire et le repos de l’esprit en toute chose.

    Ainsi, et pour exemple, un mot peut être écouté, peut être senti, peut être toucher, peut être vu, peut être perçu. Ainsi une image peut être non seulement vue, mais aussi perçue, écoutée, sentie, touchée et reniflée.

    Et lorsque vous croyez être arrivé à la fin des profondeurs du ou des sens pratiqués, dites vous qu’il y a encore beaucoup à apprendre et que vous en êtes au début.

    Si cette quête devient un jeu, comme le regard de l’enfant qui découvre, si cette quête devient une pratique de chaque instant et vous plonge, avec espace, avec calme, dans la passion du bonheur, alors vous serez comme le samouraï, le maître de votre vie. Il sera alors possible de vivre en se laissant porter par le courant de la vie en étant dans la conscience et le bonheur de chaque instant.

    Bon été et bonnes vacances
    Hervé

    lesintuitions.com/
    lesénergies.fr

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    La voie https://lesintuitions.com/la-voie/ Sun, 14 Apr 2019 06:52:46 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=3551 Lire la suite Lire la suite

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    La voie, c’est Le Bouddha, le Dharma et la Sangha

     

    Écouter l’article LA VOIE
    La voie avril 2019

    BouddhaLorsque nous envisageons la voie ou le chemin de l’enseignement du Bouddha, c’est ce que l’on appelle le Dharma. Nous avons vu d’ailleurs qu’il y a plusieurs sens à ce mot Dharma et que l’on peut résumer par « prendre refuge » ou de « se protéger ».

    C’est à dire nous « réfugier » dans l’enseignement. Et dans le cas de la pratique de la voie, de quoi allons-nous chercher à nous protéger ?
    C’est de la souffrance.

    C’est cela que nous voulons éviter. La meilleure protection se serait si le Dharma pouvait nous permettre de transcender la souffrance. C’est ce que l’on appelle le Nirvana. Le Nirvana veut dire étymologiquement « ce qui est au-delà de la souffrance », ce qui est au-delà de ce qui nous afflige. Et ce qui nous afflige ce sont précisément ces facteurs mentaux obscurcissant, les « claysha ».

    Ce sont les moteurs, ce sont les sources de la souffrance et donc le Nirvana c’est de transcender, de se débarrasser des ces toxines mentales, de ces « claycha ». Et là nous avons vraiment un véritable refuge ultime. C’est pour cela que l’on dit que l’aspect ultime du Dharma c’est le Nirvana, c’est ce qui est au delà des facteurs mentaux obscurcissant et de ce qui nous afflige, la protection ultime à l’égard de la souffrance pour que nous puissions accéder au Samadhi.

    Maintenant si on regarde la nature de ce Nirvana, et bien certes, c’est aussi la nature fondamentale de notre esprit, mais ce n’est pas une entité. Le Nirvana n’est pas une entité permanente. Il n’a pas toujours été là comme le résultat d’une connaissance.

    Ce n’est pas comme le simple fait d’exister, qui est un fait, c’est la nature des choses, l’existence est là et nous ne pouvons pas la nier et elle n’a pas besoin de justification que le simple fait que le monde des phénomènes existe, tandis que le Nirvana est le résultat d’une transformation.

    Il y a là un événement nouveau qui est lié de notre effort de purification, par rapport aux facteurs mentaux obscurcissant, qui ont lié des causes et des conditions. L’accomplissement de ce but, de ce Nirvana, dépend de soi. Cela rentre dans le cadre des quatre nobles vérités.

    Le Bouddha, la vérité de la souffrance qui doit être reconnue et puis reconnaître les causes de la souffrance, « les claycha ».

    La voie, qui va permettre la cessation de la souffrance et le fruit qui est donc ce Nirvana.

    Ce que nous cherchons c’est à l’évidence le bonheur, éliminer les souffrances, et pour cela en résumé, il faut maîtriser notre esprit, éliminer les « claycha » et ainsi jouir du fruit. On voit donc que les quatre nobles vérités résument l’ensemble de ce qu’est le Dharma, de ce que sont les différents éléments du Dharma, la reconnaissance de la souffrance, de ces causes, le but à atteindre qui est de passer au delà de la souffrance et les étapes de la voie, c’est à dire ce qui convient d’accomplir et de rejeter afin d’obtenir le résultat.

    Pour reprendre la façon de mettre en œuvre, d’utiliser ces quatre nobles vérités :

    Premièrement la souffrance, la vérité de la souffrance doit être reconnue. Si on ne reconnaît pas le Samsara, c’est à dire utiliser notre esprit grossier tant dans nos pensées que dans nos actions dans notre quotidien comme meilleure méthode de souffrance, on aura aucune motivation pour s’en débarrasser. Donc la souffrance doit être identifiée.

    Deuxièmement, la deuxième noble vérité, c’est ce qui concerne les causes de la souffrance, les « claycha », les émotions ou les pensées ou les facteurs mentaux obscurcissant ou affligeant. Et ceux-ci, comme ils sont causes de souffrance, ils doivent être interrompus. Ils doivent être arrêtés et éliminés.

    Troisièmement, notre but est d’actualiser l’absence de la souffrance et cette absence qui vient mettre un frein à la cessation de la souffrance.

    Quatrièmement, la quatrième vérité c’est la cessation de la souffrance ou bien c’est de me séparer de cette souffrance, de l’annihilé. Ce qu’on doit faire c’est d’accomplir, d’actualisé cette quatrième vérité en faisant en sorte qu’elle se produise.

    Mmais pour ce faire, il faut mettre en œuvre des moyens appropriés et donc c’est ce que l’on appelle la vérité de la voie, la voie qui doit être mise en œuvre, la voie qui doit être méditée, la voie qui doit être accomplie, parce que c’est ce qui va permettre la cessation de la souffrance.

    Nous avons donc ces quatre nobles vérités. La première est que la souffrance doit être reconnue ensuite, la cause de la souffrance doit être éliminée puis, le résultat doit être actualisé et enfin la voie doit être méditée.

    Le message de ces quatre nobles vérités est donc lié au but de la totale élimination de la souffrance. Et pas seulement une élimination temporaire comme on se débarrasserait de quelque chose qui va revenir, mais en se débarrassant des causes même de la souffrance. C’est s’en débarrasser d’une façon telle qu’elle ne revienne pas.

    Cela implique une élimination définitive par la connaissance, une élimination des « claycha » des émotions ou des pensées obscurcissantes, de sortes qu’elles n’ont plus aucune cause qui ferait que de nouveau elle se produise dans notre esprit.

    Donc tout ce qui devait être éliminé a été éliminé, tout ce qui devait être accompli a été accompli. C’est le point culminant de ce travail de transformation qui conduit à une félicité ou une plénitude qui elle devient durable de ce fait.

    la roue du DharmaCes quatre nobles vérités sont exposés par le Bouddha lors du premier épisode de la mise en mouvement de la roue du Dharma, et ces quatre vérités ont aussi été analysées et détaillées de façon extrêmement subtile et précise notamment durant le deuxième épisodes durant lequel le Bouddha a mis en mouvement la roue du Dharma et chacune de ces vérités doit être analysée et être un sujet de réflexion extrêmement profond.

    C’est surtout les enseignements de la Prajnaparamita, les enseignements de la connaissance transcendante qui correspondent au deuxième épisode de la roue du Dharma qui analyse tout cela.

    Ces enseignements montrent également qu’il est indispensable d’unir la sagesse, la connaissance de la vacuité, avec les moyens habiles et tout à fait extraordinaire que sont ceux de la pensée de l’éveil la Bodhicitta, le vœux altruiste d’atteindre à l’éveil pour le bien d’autrui.

    Particulièrement le rôle essentiel de développer la compassion afin d’engendrer une énergie extrêmement puissante qui nous rapprochera de façon efficace du but, c’est à dire la sagesse ultime la compréhension de la vacuité, cette compassion qui est lié à un esprit altruiste extrêmement profond, une motivation parfaitement pure et qui a été mise en œuvre et qui a été exposé dans le deuxième épisode de la mise en mouvement de la roue du Dharma.

    On peut mettre aussi plus l’accent sur le troisième épisode de la mise en mouvement de la roue du Dharma, dans lequel, l’accent est mis sur la nature du sujet, c’est à dire la conscience. On parle alors de la luminosité fondamentale de l’esprit, de la nature de Bouddha qui est inhérente à chaque être et qui est inhérente à la nature ultime de l’esprit qui s’appelle le « tatadatagarba », l’essence de la bouddhéïté, et donc cet enseignement qui était dans un texte comme « le dieulama » et bien d’autres, les profonds sutras, viennent s’insérer dans ce cadre.
    (voir aussi la page des sutras).

    Donc on voit qu’au fil de ces trois épisodes, les quatre vérités sont exposées avec précisions et de façon de plus en plus profonde.

    Pour cela il faut également comprendre comment s’intègre cette notion des trois joyaux. Le Bouddha, le Dharma et la Sangha.

    Parlons par exemple de la Sangha, la communauté. Il y a deux aspects dans cette communauté. Il y a le Bouddha, comme individu, qui a atteint l’excellence au point le plus suprême de la connaissance, et puis il y a tous ceux qui sont engagés sur la voie. Ce sont là des individus, des personnes. Mais il y a aussi les qualités qui caractérisent l’état de conscience de ces personnes. Les qualités spirituelles qui sont développées tout au long de la voie. Ces qualités sont d’abords minimes, ordinaires,  et puis peu à peu elles deviennent de plus en plus suprêmes ou sublimes, à mesure que la confusion de l’esprit se dissipe et que la réalisation de la nature des choses s’accentue. Et donc nous avons des individus qui ne sont plus ordinaires mais qui néanmoins continuent à s’entraîner, à se perfectionner sur la voie.

    Et puis il vient un jour, où le point ultime de la voie est atteinte et il n’y a plus rien à apprendre et donc nous avons la Sangha ou les qualités qui ont atteints le point ultime. Donc c’est en fonction de leurs qualités intérieures que l’on distingue ces  différents niveaux dans la Sangha ou dans la communauté de ceux qui sont engagés sur la voie.

    C’est donc au niveau de l’esprit, au niveau des qualités qui résident dans la conscience, ce n’est pas au niveau  de l’aspect physique de la force, de la beauté, de la dextérité physique, mais bien les qualités qui sont liées à notre flot de conscience.

    Ces qualités, comment vont elles se manifestées ?

    Les qualités vont se manifester dans le sens que le fossé qui distingue la nature des choses avec la façon dont elles nous apparaissent. Ce fossé va peu à peu se combler et nous allons voir de plus en plus les choses telles qu’elles sont. Nous allons voir les choses telles qu’elles sont de façon ultime, sans confusion et sans aucune altération.

    Pour atteindre à ce but, Il faut unir à la fois une pacification de l’esprit, un lien de calme mental, le lien de pacification des pensés confuses, des pensés et des émotions négatives, et en même temps une vision élargie. Une perspective plus profonde. Donc il va falloir unir ce calme intérieur avec cette vision profonde. C’est ce qu’on appelle l’union du Shamata et du Vipassana.

    Pour atteindre ce but il faut aussi employer une concentration extrêmement claire et puissante comme on appelle le Samadhi ou la concentration en un seul point, de sorte que finalement on arrive à la compréhension ultime des choses qui est la vacuité ou la vacuité d’existence propre des phénomènes. Il va falloir par la suite maintenir cette compréhension.

    Peu à peu nous allons arriver au point ultime de cette actualisation de cette compréhension qui est de reconnaître la nature ultime des choses et des phénomènes et donc de ne plus tomber ou perdre cette compréhension.

    C’est très différent de ce que l’on appelle la vision limité des êtres ordinaires. Ce que l’on appelle les enfants. Les enfants parce qu’ils leur manquent cette compréhension de la nature des choses. Et là, nous avons donc des êtres que l’on appelle des êtres sublimes, ou extraordinaires du point de vue de leur compréhension de la nature des choses.

    La SanghaLes êtres ordinaires qui ne voient que leurs propres perceptions erronées, c’est ce qui fait une différence entre le Samsara ce qu’ils perçoivent, et le Nirvana qui leur reste caché car ils leur manquent la compréhension et la connaissance qui caractérise l’au-delà de la souffrance. Lorsque nous actualisons, lorsque nous atteignons ce Nirvana, Il est évident de par lui même. Car c’est une expérience directe, qui nous fait comprendre que la souffrance et les causes de la souffrance ont disparu et que nous percevons la nature des choses telle qu’elle est.

    Cette compréhension de plus en plus vaste, de plus en plus profonde, c’est ce que l’on appelle le Dharma. Le Dharma et la source de toutes ces  qualités. C’est par le Dharma que l’on passe de l’être ordinaire à l’état d’être sublime comme le Bouddha qui est arrivé au bout du chemin et qui n’a plus rien à apprendre, parce qu’il a éliminé tout ce qu’il y avait à éliminer et développer tout ce qu’il y avait à développer.

    Donc lorsqu’on parle des trois joyaux, le Bouddha, le Dharma et la Sangha, le joyaux ultime c’est le Dharma. Car c’est celui qui permet d’actualiser la cessation de la souffrance, d’actualiser le Nirvana, c’est celui qui permet d’atteindre à la connaissance ultime. Tous les Bouddhas naissent et viennent du Dharma.

    En résumé, le refuge ultime parmi les trois joyaux, c’est le Dharma.

    La connaissance de la nature de ces trois joyaux est intimement lié avec ces quatre vérités. Ce qui nous permet dans notre quête, d’éliminer la souffrance, de reconnaître ce qui doit être éliminé.

    Pour se débarrasser de la souffrance, quelle est la voie qui permet d’effectuer cette élimination, qu’elle va être le résultat de cette élimination des causes de la souffrance ? Et bien tout cela c’est le joyaux que l’on appelle le Dharma.

    En d’autres terme, le Dharma c’est l’enseignement qui nous éclaire sur tous ces sujets.

    Celui qui nous protège en nous montrant le chemin, en nous enseignant le Dharma, l’enseignement, donc ce joyaux qui nous montre le Dharma c’est le Bouddha.

    Pour ceux qui sont sur le chemin, qui ont entrepris le processus de transformation de la cessation de la souffrance, c’est ce que l’on appelle la Sangha.

    Nous voyons bien que ces trois joyaux, la Bouddha, le Dharma et la Sangha sont intimement liés au quatre vérités.

    • Reconnaître la souffrance
    • Les causes de la souffrance
    • La qualité de la voie
    • La nature de la cessation de la souffrance

    C’est le Dharma, celui qui le montre c’est le Bouddha et ceux qui le pratique c’est la Sangha.

    Un peu d’histoire

    Il convient également de dire quelques mots avant d’entreprendre l’étude du texte la lampe pour la voie de l’éveil, de voir comment s’est développé, s’est transmis l’enseignement du Bouddha.

    Au début nous avons deux collections d’enseignement. Tout d’abord les canons PÂLI avec un très grand nombre de sutra/sutta qui sont connus uniquement en PÂLI, et puis il y a aussi une autre langue qui a été utilisée au départ qui était moins répandu mais qui a pris par la suite de plus en plus d’importance dans la transmission des enseignements du Bouddha qui est le Sanskrit.

    Principalement en Inde s’était à l’université de Nâlandâ que cet enseignement au travers du Sanskrit s’est développé. D’ailleurs les plus grands des pandits, des érudits, des êtres accomplis de l’Inde ont enseigné à Nâlandâ, comme ce fut le cas de Nâgârjuna et Aryadeva. Et tous les grands commentaires qui expliquent les enseignements du Bouddha ont été, pour la plupart, écrits et enseignés à Nâlandâ. Donc au Tibet, c’est cette même tradition qui s’est répandue à partir du septième siècle.

    Lorsque ces premiers grands maîtres Indiens vinrent au Tibet, se fût l’abbé Shantarakshita qui venait précisément de Nâlandâ qui a été le premier à introduire non seulement la lignée monastique, mais aussi l’enseignement de la voie du milieu, du Madhyamaka selon la tradition de Nâlandâ. Il ne vint pas seul, car son disciple Kamalashila était présent. Tout deux vinrent à la première époque datant de la transmission du Dharma dans la tradition dite ancienne.

    Un peu plus tard vint le pandit Atisha, qui commença sa formation à Nâlandâ et par la suite poursuivit sa formation à l’autre université importante « Vikramashida ». Un grand nombre de traducteurs vinrent se former en Inde dans la tradition de Nâlandâ. Grâce à ces deux universités et à cet ensemble de personne, à cette union des grands maîtres de l’inde et des traducteurs Tibétains la plupart des textes Sanskrit et des textes PÂLI ont été traduits en Tibétain.

    On peut dire sans trop se tromper que le Dharma, l’enseignement du Bouddhisme Tibétain, s’inscrit dans la tradition de Nâlandâ. On peut dire également que cela est vrai pour toutes les différentes écoles du Bouddhisme Tibétain. Si l’on regarde les principaux textes étudiés au cour de leurs études, tous les « shastras » ou les sutra, les grands commentaires qui viennent de l’Inde, les textes sur Pramāṇa, les textes sur la cosmologie et les éléments de la voie l‘Abhidharma, toutes ces écritures sont basées sur les commentaires qui étaient enseignés et en vigueur à la grande université de Nâlandâ.

    Pour mémoire et pour respecter la tradition de la diffusion de la connaissance de l’enseignement du Bouddha au Tibet voici quelques éléments :

    • l’Abbé Shantarakshita qui instaura le Vinaya la discipline du Bouddhisme et la transmission des écritures de Nâlandâ
    • Padmasambhava le maître né du lotus ou Guru Rimpoché le précieux maître qui accorda sa bénédiction au Tibet et par lequel le Bouddhisme put se répandre dans tout le Tibet
    • Atisha qui vint à l’ouest du Tibet à l’invitation d’un des rois, Songtsen Gampo, qui était dans la province de marli. Ce roi a eu deux descendants dont l’un « Lasongtsenchukeu » qui a reçu Atisha. Ce dernier a composé le texte « La lampe pour la voie de l’éveil », base de l’enseignement donné à Pomaya en Italie .

    Dans la pratique de la voie nous pouvons prendre refuge dans les trois rivières ou les trois joyaux ou encore les trois trésors que sont le Bouddha, le Dharma et la Sangha.

    A SUIVRE…

    Hervé
    lesintuitions.com/
    Lesenergies.fr

    Texte tiré des enseignements de SS le 14ème Dalaï Lama donnés à Pomaya en Italie.

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    Se mettre en vacance https://lesintuitions.com/se-mettre-en-vacance/ Tue, 19 Feb 2019 11:24:48 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=3978 Lire la suite Lire la suite

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    Écouter l’article se mettre en vacance
    Nature

    les intuitions. Notre esprit, habitué à penser, à rechercher la meilleure solution à un problème ; et notre mental en crée de nombreux à chaque seconde ; notre esprit, habitué à créer continuellement, à faire quelque chose, parfois à faire n’importe quoi, il est très difficile d’arrêter ce flux de pensées et de se mettre en vacance.

    Nous ne pouvons pas considérer ce flux de pensées comme mauvais. Parce qu’il est un des maillons qui soutient la totalité de notre être dans notre fonctionnement d’aujourd’hui. Et avant de considérer notre esprit comme mauvais, il est temps de poser le regard sur une vaste étendue qu’est notre être, avec ses vicissitudes de la vie, nos aspirations, nos tendances passées, présentes et futures etc.

    Ce flux de pensées, parfois imposant, parfois insoutenable, débordant même, mais aussi faisant partie des piliers de notre être tout entier, nous donnant une stabilité, une consistance, une existence parfois, nous confère la difficulté de se mettre en vacance.

    Ainsi cet état, que nous pourrions considérer comme de l’arrêt, pour quelqu’un qui est toujours en mouvement, n’est pas chose aisée et le monde occidental dans lequel nous vivons ne nous aide pas non plus à nous rapprocher de notre mise en vacance.

    Si je fais un peu d’histoire, sans remonter bien loin, nous avons toujours été initiés à bouger, à faire quelque chose mais surtout à rester dans les extrêmes. Toujours en action. Et il est parfois difficile de se rendre compte que grâce à cette mise en action ou à cause de cette mise en action, nous sommes toujours en mouvement continuel. Et se mettre en vacance se révèle être pratiquement hors de portée. Alors que pour certaines personnes ce serait même indispensable.

    Nous avons été habitué, il y a bien longtemps, à pratiquer les extrêmes. Quels sont les extrêmes dont je parle ?

    C’est tout simple. Si nos habitudes d’être toujours en mouvement font parti de notre quotidien, c’est parce que ces mouvements nous ont été transmis depuis des générations. Il y a bien longtemps, et pendant longtemps, nous vivions par le rythme des religions. Que cela soit par le christianisme avec les cloches de l’église qui annonçaient les offices et même les heures piles de la journée et parfois même les demi-heures ou encore la visite du curé, que cela soit l’islam avec les prières quotidiennes, que cela soit le judaïsme avec le shabbat (je ne prends là que de simples exemples), ou que cela soit dans toutes autres religions, le Bouddhisme par exemple avec la pratique de chaque instant, nous devions nous fondre dans ces philosophies et respecter le rythme.

    Tout tournait autour de cette activité et notre quotidien s’en trouvait rempli. Même la musique était voué à la religion. Que cela soit de la musique sacré, en passant par les chants des offices ou encore les chants liturgiques, les chants dans le travail, la plupart des musiques étaient vouées au dieu créateur et bien souvent ces chants étaient des prières. Aujourd’hui encore nous retrouvons beaucoup de rythme dans les religions. Les sons sont devenus des références et parfois accompagne la pratique spirituelle.

    Pour d’autres raisons, et pour parler de musique en Europe, ce serait Adam DE LA HALLE qui inventa la musique dite profane. Ainsi naquit les trouvères, les troubadours et d’autres appellations. Cette vague émergea et ainsi la musique profane fut née. Un autre rythme, d’autres références, d’autres moyens de s’exprimer, ont pu se libérer et ainsi, par là même, libérer d’autres vagues qui aujourd’hui prennent le nom de slam, de rap etc.

    Les musiques profanes sont nées voilà quelques siècles et ont apportés de l’espace dans une extrême trop « conformiste » de l’époque. Cet espace s’est agrandit et nous pouvons aujourd’hui nous apercevoir que nous avons contrebalancé dans une autre extrême. Je parle de musique, mais dans bien des domaines nous avions opté pour le même changement. Était-ce là un moyen de trouver une liberté ? Et cet espace qui semble donner ce sentiment de liberté continu-t-il vraiment dans cette voie ou prodigue-t-il une subversion sous-jacente, un trouble, qui nous éloigne grandement de notre divinité ?

    La voie du juste milieu reste encore une place difficile à tenir. Car le besoin d’adrénaline, de dépasser les limites, la compétition, le besoin de ne pas suivre des règles ou encore de ne pas être ordonné suivant un système et donc être en réaction contradictoire, est fortement ancré dans nos cellules. Pour preuve lorsque nous nous confrontons à des limites, nous sommes tout de suite mal à l’aise car nous manquons d’espace et donc de liberté, de fluidité.

    La voix du juste milieu nous place dans la connaissance des extrêmes et dans la pratique du non tumulte. S’il y a tumulte et donc désordre, il y a manque d’espace et donc malaise. Que cela soit dans la subtilité ou dans les actions de tous les jours, nous nous en apercevons très vite de ce manque d’espace. La dualité dans ce manque d’espace, c’est que nous nous fourvoyons dans une mauvaise voie en devenant bruyants de plus en plus et, de ce fait, nous nous enlevons de l’espace. Peut être pour nous obliger à changer, nous obliger justement à créer différemment, car ce manque d’espace va nous obliger avec puissance, dans tous les cas, de changer réellement.

    Si nous réfléchissons un peu sur un des aspects qui motive notre quotidien, il y a une donnée très importante aujourd’hui. C’est l’heure. Hier c’était le soleil, la nature, les étoiles, les éléments naturel, aujourd’hui c’est plus que jamais, l’heure, le rythme du temps créé par l’homme. Hier nous avions un rythme plus lent; vous souvenez vous des comtoises de nos grands parents ? Le rythme était lent et reposant, à la limite du mal à l’aise; aujourd’hui nous avons rajouté une trotteuse sur nos montres, des buts à atteindre plus rapides les uns que les autres, la compétition, les dépenses, pour tout et n’importe quoi, et le simple fait de pouvoir faire plusieurs choses à la fois nous étiquette comme quelqu’un de bien, même si ce quelqu’un de bien fait les choses à la va vite ou superficiellement.

    Pour un chercheur du bien être, du bonheur, se mettre en vacance pourrait s’apparenter à arrêter la pratique. Arrêter de pratiquer. Se mettre en vacance serait de stopper la mobilisation complète de notre être avec autant de ferveur, avec autant d’insistance que nous mettons à résoudre nos problèmes, pour pouvoir relâcher notre corps, pour pouvoir relâcher cet esprit, pour relâcher le mouvement de faire pour faire.

    Car même dans la pratique de chaque instant, la pratique peut devenir gênante à l’émergence de notre nature véritable. Le fait de relâcher cet état d’être en mouvement tout le temps, en observation tout le temps, c’est aussi mettre de la place à l’intérieur de nous et donner la possibilité que nous pouvons nous arrêter, que nous pouvons juste regarder, juste voir les choses et non pas être en action continuellement, être en devoir continuellement, être en faire continuellement. Simplement rester là et se regarder, s’observer, méditer. Écouter notre son, notre aspiration, écouter notre voix, écouter nos intentions se pauser, écouter notre être pulser, notre cœur battre, notre respiration, écouter le relâchement de notre corps et voir ce qui apparaît.

    Oh ! pas tout de suite car nous avons des années de pratique durant lesquelles nous ne nous sommes pas arrêter. Et comme le tanker, ce bateau de 300 mètres qui transporte du pétrole qui veut s’arrêter au milieu de l’océan doit bien compter sur 1 km pour s’arrêter, nous aurons donc du temps avant de voir émerger, sentir, ressentir, pré-sentir, se rapprocher tellement près de la vie de notre être (physique, subtile et énergétique), comme la mère sent son bébé, et que nous n’aurons de cesse de rester près de nous, avant de faire silence en nous.

    Ceci est très important, de se mettre en vacance. Si nous voulons rester en nous, à l’intérieur de nous. Il n’est pas d’autre façon de faire. La méditation peut nous ramener dans ce ressenti, dans cette rencontre, dans cette intimité, dans cette observation. Le vide de notre esprit nous amènera irrémédiablement à nous écouter. Nous ne pouvons pas faire du bruit et avoir une écoute des plus fines d’une musique. Il faut choisir. Et pour le respect de nous, pour le respect de notre vie, de ce qui nous entoure, nous devons nous mettre en vacance. Un moteur quel qu’il soit, ne peut tourner continuellement. Il faut le mettre en maintenance pour contrôler si les pièces de fonctionnement pourront toujours remplir leur fonction.

    Ce n’est certes pas l’avis d’un passant, d’une personne étrangère à vous, qui ne vous connaît pas qui pourra vous donner des conseils sur votre mise en vacance, votre corps, vos émotions, vos ressentis, ce que vous aimer ou détester, quelle est votre couleur préférée etc. Vous devez trouver votre mise en vacances.

    Se mettre en vacance c’est passer le contrôle, le test de fonctionnement de notre être. Se mettre en vacance c’est aussi arrêter de s’alimenter de pensée, de création de pensées, de s’alimenter en nourriture de la même manière que vous avez l’habitude de faire, s’est aussi de fermer les yeux et de pratiquer d’autres sens. Se mettre en vacance s’est aussi arrêter de créer, de trouver des idées, de bricoler, de marcher, de courir, de jouer. Se mettre en vacance s’est votre intimité profonde. Se mettre en vacance s’est se pauser !

    Si nous réfléchissons quelques instants sur l’impact de se mettre en vacance, sur l’impact que peut avoir cette mise en vacance dans notre quotidien et surtout, comment nous allons gérer cela dans toute la phase de mise en vacance, nous pourrons appréciez grandement les interdépendances et les dépendances qui nous enchaînent. Mais ne nous mettons pas de limites car nous en découvrirons bien assez.

    Se mettre en vacance c’est prendre des risques. On voici quelques uns. Se mettre en vacance c’est prendre le risque d’oublier, c’est prendre le risque de ne plus être performant, c’est prendre le risque de ne plus contrôler. Se mettre vacance c’est prendre le risque de la spontanéité, c’est prendre le risque de suivre et de ne pas être leader, c’est prendre le risque de s’ouvrir à l’inconnu, c’est prendre le risque de lâcher, de se lâcher. Se mettre en vacance c’est aussi prendre le risque de la justesse, c’est prendre aussi le risque de n’être plus rien et de sentir une force émanée de vous. C’est prendre le risque d’être heureux ou heureuse différemment, c’est prendre le risque d’accueillir.

    C’est en vous mettant en vacance que vous saurez exactement ce que veut dire « se mettre en vacance »

    Bien à vous

    Hervé
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    Nature https://lesintuitions.com/nature/ Thu, 10 Jan 2019 21:20:52 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=3198 Lire la suite Lire la suite

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    Nature

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    Nature

    Bon nombre de personnes disent que nous venons des grecs, des latins, des romains, des francs (germaniques), des arabes, que nous sommes d’origine de notre pays, américains, français, chinois ou australiens parce que nous avons été influencé par d’autres ethnies ou parce que nous sommes nés dans ce pays etc…

    Mais est-ce là notre véritable nature ?

    Bien sûr nous avons eu des influences et nous en avons encore et bien plus que nous le croyons. Regardons simplement les alliances entre pays, notre manière de nous alimenter ou encore l’environnement social qui n’est certes pas pareil, par exemple d’un pays du sud-est de l’Asie et d’un pays nord-Européen. Mais ces influences ne sont que de la communication, la manière de nous exprimer verbalement et parfois même pour exprimer quelques pas de danse différents, nous pourrions dire.

    Pour des anglophones, dirions nous que tous les anglophones sont anglais ?
    Ou dirions nous que tous les francophones sont français ?
    Peut être même, dirions nous que tous les humains sont pareils, avec une égalité ou une liberté parfaitement égale ?

    Si nous regardons bien la nature de la race humaine; car si l’on parle de races, il n’y a pas une race jaune, rouge, blanche ou noire, asiatique, caucasienne, africaine etc, mais une seule et même race celle de la race humaine ;

    notre nature n’est pas seulement que de la communication. Les mots, la formulation, parfois même la notion de réflexion sont toutes empruntes d’influences. Mais là-dessous, devant toute cette globalité que forge notre être tout entier, la communication n’est en fait qu’une partie de cette expression. 90% du langage du corps ne fait pas parti du verbe. Doit on considérer que ces 90% sont d’influences grecques, latines, francs ou plutôt germaniques ou encore arabes ou autres ?
    Si nous définissons le NOUS par les 90% qui nous habite, alors nous tentons à être fortement ces 90%. Et non pas les 10% restant si tentait même que l’on puisse en calculer le pourcentage.

    La réalité n’est pas une coque que l’on nous attribut. Si nous nous laissons faire et bien peut être que nous deviendrons cette coque, cette limitation, cette programmation, mais nous verrons apparaître des désordres physiques, psychiques, car la nature véritable de l’être ne peut être longtemps retenue.

    Certes nous sommes des bêtes ou encore des êtres voués à tuer ou encore violenter son prochain.

    Ça c’est ce que nous croyons et c’est ce que l’on essaye de nous faire croire. Croire que c’est la seule porte de sortie ou encore résultante à appliquer dans les situations, n’est qu’une idéologie fantoche pour que l’on nous empêche de nous relier avec quelque chose de plus divin. Nous maintenir dans des vibrations basses ne s’agit là que d’effets liés a une cause, celle de laisser son esprit être emporté par des émotions mal gérées. Émotions mal gérées qui nous rendent aveugles face aux situations que nous vivons.

    Notre nature véritable est composé de plusieurs choses et pas seulement ce qu’on nous évertue à mettre en avant. On tente de nous faire oublier 90% de ce que nous sommes au travers de séductions multiples et variées et essentiellement au travers du plaisir matériel quotidien. TV, Téléphone, derniers vêtements à la mode, argent, pornographie, même les couleurs des produits que l’on nous sert, l’éducation, l’enseignement, tout est fait pour nous vendre les mérites et plus particulièrement nous détourner de nous, de notre nature véritable, de nos possibilités. Même les mots sont détournés dans leur sens premiers pour que nous oublions notre sens critique, notre vision claire des choses et des situations.

    C’est parce que je n’ai pas un smartphone que je ne peux pas m’amuser, que je ne suis pas dans une salle de cinéma que je ne peux pas prendre du plaisir à regarder un film, qu’il n’y a pas de restaurant que je ne peux pas prendre plaisir à manger. Je n’ai pas mon alcool donc je ne peux pas être sûr de moi. Tout ceci est conditionnel et nous nous enfonçons dans le conditionnel. Bien sûr ce sont des exemples de tous les jours mais je pourrais dire aussi : si je n’ai pas quelqu’un autour de moi, une compagne, un compagnon, un ami, une amie, je ne peux pas être heureux ou je ne me sens pas bien. Tout ceci est conditionnel.

    Nous portons le regard sur nous très souvent, mais surtout lorsque nous n’allons pas trés bien. Il faut que quelque chose ne fonctionne pas pour que nous portions le regard sur nous. Tout notre environnement aujourd’hui est fait parce qu’au fond nous nous « emmerdons ». En d’autres termes parce que nous passons notre temps à regarder vers l’extérieur de nous, à nous laisser bercer par la vie et parce qu’en fait nous ne pouvons pas rester avec nous même. Et parce que nous n’avons pas appris à rester avec nous même. En quelque sorte la vie nous met des stops pour que nous puissions nous arrêter et nous regarder. N’avons nous pas peur de notre puissance ? N’avons nous pas peur de trouver une suffisance à nous même ? N’avons nous pas peur, finalement, de perdre tout ce qui tient, tout ce qui fait tenir notre quotidien ? Au point qu’il faudrait tout recommencer ?

    Que cela soit, rester dans une chambre ou encore aller marcher en forêt ou pour toutes actions, tout ceci réside avant tout dans un but ou même dans une compétition, dans une performance. En d’autre termes nous nous mettons en action avec peu ou pas de ressenti. Nous nous mettons en action parce que ça nous rapporte quelque chose. Parce que nous allons avoir une satisfaction ou nous allons montrer qui nous sommes ou encore parce que nous allons obtenir quelque chose.

    Et si nous nous posons la question lorsque nous sommes avec une personne, qu’elle soit ami(e) ou intime: « Je suis avec elle pourquoi ? Qu’est-ce qui s’articule autour de cette personne ? ». Même chose pour les situations : « Je suis dans cette situation pourquoi ? Qu’est-ce qui s’articule autour, qu’est ce qui vient me toucher dans cette situation ? »

    Nous sommes sans cesse entrain de nous occuper. De meubler l’espace avec de la musique, avec des paroles, avec des pensées, avec des actions. Comment pouvons-nous nous laisser pénétrer par l’existence qui se trouve autour de nous ? Comment pouvons-nous écouter les bruissements de la vie, les battements de nos cœurs ou encore nous réconforter, être saisie par notre existence !

    Je pense notamment à la nature mais aussi aux mouvements de chaque choses, chaque être vivant dans ce monde y compris nous. L’image de la tasse de thé pleine et débordante faisant référence à notre esprit dont les capacités créatrices ne sont plus à prouver… Ces créations en deviennent occupantes à tel point que notre esprit, nos pensées et par redondance nos émotions, envahissent notre temps tout entier et par interdépendance notre esprit et notre corps tout entier.

    Pour la petite histoire, j’habite près d’un passage de départ de balades, de randonnées, de parcours de santé. Très souvent, je suis à mon balcon et je regarde ces personnes qui font du sport, qui se baladent, marchent, courent, font du VTT. Ce que je remarque à chaque fois que ces personnes ne sont pas seules, elles parlent. Même en courant, même en marchant, elles parlent. Et si elles sont seules, elles ont un casque et écoute de la musique. Même en courant, dans une montée, dans une descente, elles parlent. Elles occupent le temps, elles n’écoutent pas la nature. Elle ne sont pas à ce qu’elles font.

    Alors c’est peut être tout simplement une spécificité de ma région ou de mon quartier ou c’est peut être cette montagne qui influence grandement le fait de parler, de crier en faisant du sport, en prenant soin du corps mais, à y réfléchir, je pense fortement que j’ai déjà vu ça dans bien des cas et bien des régions.

    Nous ne marchons plus en conscience, Nous ne courons plus en conscience, nous ne mangeons plus en conscience, nous ne regardons plus autour de nous et encore moins au dessus de nous. Pourtant, dans cette dernière direction, nous aurions biens des choses à observer et notamment sur des épandages à haute ou moyenne altitude de produits plus ou moins toxiques qui ont des effets pervers sur notre santé, sur notre environnement, sur notre météo, mais ceci est une autre histoire.

    Autour de nous notre environnement est important et nous le considérons comme normal, comme évident, comme pérenne.

    Depuis quand n’avons nous pas porté attention sur notre démarche ? Ou peut être même sur la démarche de nos enfants ou encore de notre conjoint ou sur les membres de notre famille ? Mais revenons à nous. Portons nous une attention sur la manière que nous avons de marcher ? Un pas léger ou le pas d’un éléphant, les talons qui se tanquent dans le sol et font vibrer le sol et les murs à chaque pas ? les pieds en dedans ou les pieds vers l’extérieur ? etc….

    Cherchons les tensions pour les relâcher, cherchons les mal êtres pour les rassurer, cherchons la fluidité pour notre bien être.

    Portons nous notre attention sur la façon que nous avons de parler et surtout suivant les sujets que nous abordons ? Une douceur sur certains sujets, des mots incisifs sur d’autres situations etc.
    Notre nature véritable n’est pas le verbe. Notre nature véritable est notre ressenti, nos perceptions, nos intuitions ce qui se trouve juste derrière. Ce ressenti vient avant le verbe. Les intuitions, le pressenti, les perceptions viennent avant même que le mental, que l’esprit génère une idée, une réaction, une suggestion de résolution à notre problème, qui souvent n’en sont pas d’ailleurs !

    Poser le regard sur cette réflexion : « Un bébé dans le ventre de sa mère ressent. Il ne parle pas, il ressent, il perçoit, non ? où est le verbe ? »

    Il vient bien après. La nature de chaque chose est unique. Même dans la multiplicité, même dans la similitude, la nature est unique. Nous sommes uniques ! La tolérance, le respect sont des mots qui n’existeraient pas si nous fonctionnerions avec notre nature véritable. Les mots n’auraient pas besoin d’exister puisque cela ferait parti de notre essence même. Au même titre que l’altruisme, le partage, le bonheur et bien d’autres mots encore.

    Aller chercher cette nature qui est limitée par nos couches successives de paroles, de pensées, d’émotions, requiert une attention toute particulière. Ça en est presque de tomber amoureux de soi ou plutôt d’être dans une dynamique de ne pas se quitter, de rester parce que nous recevons tant et tant de cette présence, de cette alliance. De notre présence.

    Mais quelle est cette connexion que nous pouvons établir ?

    C’est comme s’asseoir à côté de soi et ressentir notre présence, notre chaleur, notre odeur, mais aussi être, cette présence. Établir une intimité. Et lorsque cette connexion est établie, alors et seulement alors, nous pouvons commencer à nous apprendre. Voir. Observer mais sans jugement, c’est à dire observer en laissant passer ces situations et en restant avec. Ne pas les prendre. Voir le commencement du mouvement intérieur de nous même. Et dans l’intimité, se confier, se poser sur nous observateur. Observer le mouvement créatif de l’esprit faisant suite à un mouvement intérieur, l’observer dans son mouvement et puis le laisser aller.

    Je vous l’accorde ceci est perceptible dans un état méditatif. Et pour l’intégrer dans notre vie de tous les jours et de tous les instants, il faut quand même un peu de pratique. Mais ce n’est pas impossible. Si l’intimité ou plutôt si cette connexion intime est présente, cela rendra plus facile le lien profond avec notre nature. Et être en présence de cette intime connexion, de cette intimité connectée, crée des moments que l’on peut qualifier de magistral, de bonheur intense, de plaisir, de sourire et de complétude.

    Cette intimité, si tenter qu’elle soit vécue sans tension ni qu’elle devienne un outils pour atteindre un but ce qui créerai des tensions, si cette intimité est présente alors elle nous donne la force, la douceur et l’élan d’être soi dans n’importe quelle situation. Ça paraît conditionnel non ?
    Et pourtant, si cela paraît conditionnel, c’est comme si on compare la fluidité à un tuyau bien connecté et qu’actuellement aucune fluidité n’est relevée et aucun tuyau est connectés.

    Nous avons donc un fonctionnement des plus limité et nous ne pouvons pas voir l’ensemble de nos fonctionnements tant que notre conscience n’élargit pas sa vision.

    La nature est simple. Nous avons le choix à chaque instant de prendre une voie ou une autre, en conscience ou pas.

    Comme indiqué dans d’autres articles sur ce site lesintuitions.com/, la méditation peut se faire de bien des façons différentes. Méditer sur une phrase, une action, un événement, une personne, un objet, peut importe, c’est rassembler tout notre être. Pressentir, sentir, intuitions, perceptions, tous les processus qui nous permettent de voir, d’observer ce qu’il se passe. Même la déduction, même la réflexion et la verbalisation peuvent aussi faire parti du processus. Méditer n’est pas forcément qu’avec la tête, les pensées ou les émotions.

    On pourrait prendre comme exemple que chaque parties de notre corps représente des votes de plusieurs populations. Nous ne pouvons pas dans ce cas ne faire voter que les habitants de la tête sous prétexte qu’ils ont la connaissance, le verbe et qu’ils semblent être les seuls décideurs. Mais on fait voter toute la population de toutes les parties de notre corps y compris celle qui ne semble pas détenir le monopole. Dans la méditation c’est faire appel à toutes les parties de notre corps et de notre esprit. On peut dire très clairement que la méditation est un processus démocratique qui vise non seulement à faire connaître notre esprit mais à donner de l’espace intérieur et de rassembler toutes les parties de notre corps.

    Faire silence par la méditation et voir. La méditation est aussi un moyen d’écouter et de faire de la place, de vider la tasse de thé comme indiquée plus haut, pour permettre à l’observation de pouvoir regarder plus largement notre être mais aussi la vie qui s’anime autour de nous et en nous. La nature devient bien moins conditionnelle et nous donnons la place pour que notre nature véritable puisse jaillir à n’importe quel moment.

    Il ne s’agit pas de faire arrêter la colère, la frustration, la déception, la haine, l’amour, la joie, le bonheur etc. mais surtout, en présence de notre intimité, de voir ces processus qui naissent en nous et qui sont les résultantes principales, pour la plupart d’entre eux, de peur de manquer et de reconnaissance. Poser un regard avec soi-même permet d’être plus serein dans les échanges que nous pouvons avoir quotidiennement. Plus serein également avec les vicissitudes de la vie, mais aussi avec celles de notre esprit.

    Et vous ? C’est quand que vous commencez à méditer, à vous regarder, à vous observer ?

    A vous aimer ?

    Bien à vous

    Hervé

     

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    Les sutras https://lesintuitions.com/les-sutras/ Sat, 29 Dec 2018 16:51:58 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=3941 Lire la suite Lire la suite

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    Les sutras

    En sanskrit IAST : sūtra ; devanagari सूत्र ; pali : sutta ; signifiant « fil ; aphorisme ; traité de rituel ou canonique »

    Le terme s’applique à des écrits spéculatifs ou philosophiques rédigés sous forme d’aphorismes. Ici, l’appellation est métaphorique (ce sont les « fils de la pensée », la « trame des idées »). L’iconographie religieuse bouddhiste a fait du sūtra un symbole de la sagesse car ils revêtent la source même de l’enseignement du Bouddha.

    Ce travail qui nous permet d’accéder aux textes en français est un ensemble de sutras parmi les plus importants afin de pouvoir les étudier sans recourir à plusieurs livres.

    Je vous souhaite à toutes et tous d’agréables fêtes de fin d’année.

    Hervé
    lesintuitions.com/
    Lesenergies.fr

    Sutras Sutras essentiels du canon Bouddhiques
    Sutra du cœur Culamalunkya Sutta
    Sutra du diamant Culasunatta Sutta
    Sutra du lotus Dhammapada Sutta
    Sutra de la voie du milieu Indriyabhâvanâ Sutta
    Sutra des joyaux Kassapa Sutta
    Mahâdukkhakkhandha Sutta
    Mahâsaccaka Sutta
    Milindapañha Sutta
    Sabbâsava Sutta
    Sanghata Sutta
    Satipatthâna Sutta
    Sivaka Sutta
    Tevijja Sutta
    Veludvareyya Sutta
    Discours sur les dix Dharma
    Karaniya Meta Sutta
    Brâhamana Sutta
    Sacca Vibhanga Sutta
    Mangala Sutta
    Sutra des Joyaux
    Dhamma Cakkappa Vattana Sutta Sutta
    Samannaphala Sutta
    Maha-Parinibbana Sutta

    Le Bouddha a enseigné
    en fonction du niveau des personnes qui l’écoutaient. Pour ce faire, il a fait tourner la “Roue de la Loi” (le Dharma, les enseignements) par 3 fois. Chaque tour correspond à un cycle d’enseignements ayant donné naissance à une grande tendance du bouddhisme.

    Le premier cycle d’enseignements correspond à l’enseignement des “4 Nobles Vérités”

    1. – La vie est par nature souffrance et insatisfaction
    2. – La cause de cette souffrance provient de nos désirs insatiables
    3. – Cette souffrance et cette insatisfaction peuvent cesser par la maîtrise des sens et de’ l’esprit
    4. – Le Dharma permet cette maîtrise par la pratique méditative.

    Il correspond aussi à l’enseignement de “la Voie du Milieu” (Éviter les extrêmes en adoptant des attitudes et des pensées modérées, ne pas tomber dans le nihilisme, le matérialisme ou l’éternalisme théiste). Il met aussi en avant la Vérité du “Non-Soi”, la “Vacuité du Soi” (Le “Moi” – l’Ego – n’est qu’une illusion due à l’ignorance de notre véritable nature).

    • Ce premier cycle d’enseignements sert de base à toutes les écoles bouddhiques et est le fondement de la tendance Théravada (la voie des anciens) aussi appelé Hinayana ou “Petit Véhicule”.
    • Le second cycle d’enseignements étend la notion de “Vacuité” à tous les phénomènes et met en avant la notion de Bodhisattva, terme qui peut se traduire par “Fils de bouddha”, mais signifie en fait une être qui se voue par compassion à l’éveil de tous les êtres. Il est le fondement de la tendance Mahayana (“Grand Véhicule”).
    • Le troisième cycle d’enseignements met en avant la notion dite de “l’esprit Seul”. Ici, il s’agit de considérer la Vérité Ultime, plutôt que la Vérité Conventionnelle. Elle est reprise par certaines écoles du Mahayana et par le Vajrayana.

    Le Vajrayana (la “Voie Tantrique”), est propre au bouddhisme de l’Himalaya (Tibet, Bhoutan, Népal, Inde du Nord, Mongolie). Il reprend l’ensemble des enseignements des 3 tours de la Loi, auxquels s’ajoute des pratiques propres au Vajrayana. Ces pratiques tantriques ont été transmises par le Bouddha Shakyamuni uniquement à ses plus proches disciples (Shariputra, Maugdalayana…) ou ont été reçues directement par certains grands maîtres prophétisés par le Bouddha comme Shantideva et d’autres.


    Tous ces enseignement ont la même source
    : le Bouddha Shakyamuni. Ils ne s’opposent donc pas. Ils sont simplement l’expression de la compassion du Bouddha qui s’adressait à ces auditeurs en fonction de leur niveau. Ce qui implique que quand nous lisons un Sutra, nous ne devons pas le prendre “au pied de la lettre”, mais voir qu’il s’inscrit dans un cycle d’enseignements comportant plusieurs niveaux.

    Ce qui semble parfois se contredire, n’est en réalité qu’une apparente contradiction. Ainsi dans certains sutras le Bouddha dit qu’il n’enseigne pas si l’univers est éternel ou non. Mais dans d’autres, il parle de l’impermanence de toutes les phénomènes produits (dont l’univers est un exemple). Il faut aussi prêter attention au termes qui en français ont souvent une connotation différentes du fait de notre culture judéo-chrétienne. Ainsi, nous mettons des notions de péchés là où le bouddhisme n’en met pas.

    Rappelons que pour le bouddhisme, est VRAI ce qui est VERTUEUX (ou noble – au sens de bon et grand), est FAUX ce qui est NON VERTUEUX. Est vertueux ce qui procure aux êtres le bonheur et les causes du bonheur, ce qui soulage et élimine la souffrance et les causes de la souffrance, ce qui leur permet d’atteindre l’Eveil (ou état de Bouddha). Tout ceci est a pour base l’amour bienveillant et la grande compassion que l’on porte aussi bien à soi-même qu’à l’ensemble des êtres qui sont en nombre infini comme l’espace.

    J’ai réalisé cette compilation dans le but d’avoir sous la main, en langue française, un ensemble de sutras parmi les plus importants afin de pouvoir les étudier sans recourir à plusieurs livres.

    Source Sutras essentiels du canon Bouddhique ici

     

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    Quelques rappels en Médecine Traditionnelle Chinoise par lessenceducorps https://lesintuitions.com/quelques-rappels-en-medecine-traditionnelle-chinoise-par-lessenceducorps/ Sat, 01 Dec 2018 17:00:43 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=3314 Lire la suite Lire la suite

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    L’impact des émotions sur les organes.
    Chaque émotion attaque un organe cible. Savoir, connaître une possibilité dans une situation, nous permet d’agrandir nos chances de contrebalancer nos désagréments, nos distorsions, qu’elles soient d’origine énergétique, physique ou subtile. Si notre corps a une forte tendance à « stocker » les émotions, les organes les plus faibles seront les premiers touchés. Aussi se connaître, connaître les tendances de notre corps, parfois même les dysfonctionnements dans certaines situations nous permet de pouvoir renforcer nos organes. Une personne consciente de son état est une personne qui aura plus de chance de rétablir sa fluidité intérieure, autrement dit sa santé ou son bien-être, s’il sait où porter son attention et son amour aux endroits où il en a le plus besoin.

    Voici quelques principes en médecine traditionnelle chinoise sur lesquels nous pouvons méditer.

    • La tristesse attaque les poumons. Pneumothorax, sarcoïdose (inflammation systématique au niveau des poumons)…
    • La colère attaque le foie, on peut se créer des hépatites, (se faire de la bile rejoint cette idée) on connait même des cas de cirrhose du foie sans avoir jamais bu une goutte d’alcool…
    • La peur attaque les reins. Cas d’une petite fille qui ne savait pas nager et qui a été poussée dans l’eau, aussitôt après, elle a a bloqué ses reins et est restée en dialyse… Aurez-vous remarqué que lorsqu’on est anxieux, certaines personnes vont uriner sans arrêt…
    • La souffrance attaque le pancréas, la rate…
    • La mélancolie, rumination : estomac…
    • Avoir du mal digérer un événement : Intestin. « Çà me fait chier », « j’en ai plein le dos », « en avoir gros sur le cœur »…

    Toutes ces expressions traduisent bien l’impact des ressentis sur le corps. Le physique est directement lié aux émotions.

    Tout ce qui n’est pas exprimé s’imprime dans le corps.

    Les maux sont des symboles, c’est une forme d’expression, comme les mots qui sont aussi des symboles.

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    Foie 肝 / Vésicule Biliaire 膽

    « Le Foie a la charge de Général d’Armée, réflexions et projets en sortent » nous disent les textes.

    En effet le Foie agit en Général à l’interne dans le sang qu’il détoxine (élimination des globules blancs et rouges usés, toxines, bactéries, médicaments, hormones thyroïdiennes entre autres…) et ajuste en sucres et en fer afin de s’adapter à l’effort. Il agit de même à l’externe puisqu’il contrôle tout le système musculotendineux permettant de se mouvoir, d’agir, d’attaquer ou de fuir.

    Le Foie est associé en énergétique chinoise à l’élément Bois, élément des élans purificateurs (physiques comme psychiques : intention de se transformer par exemple) qui initie tous les renouveaux. Il est à l’origine de la force d’agressivité qui nous permet de gérer la pression et de nous affirmer, contrariée elle devient colère qui sera exprimée ou rentrée.

    La surcharge du Foie et de son méridien de mémoires qui l’encombrent peuvent mener à de nombreux déséquilibres: problèmes digestifs, allergies, problèmes musculaires ou tendineux récidivants, mais aussi irritabilité, réactivité, colères rentrées avec incapacité à exprimer l’émotion, hypersensibilité, dépression, plus d’élan pour initier quoi que ce soit…etc

    En tant que dépositaire et représentant de l’élément Bois, le Foie (organe yin) est couplé à la Vésicule Biliaire (organe yang).
    Les textes indiquent: « La Vésicule Biliaire à la charge de la rectitude du centre, les décisions et jugements tranchés en sortent ». En tant que yang du Bois elle en est l’organe le plus agissant: elle nous donne la bravoure et le pouvoir de décider de notre vie !
    Si la vésicule est faible il y aura indécision, incapacité à trancher et pas d’élan pour se réaliser, peu de courage; en excès elle donnera un tempérament dominant, à la critique facile et qui tend à décider pour tout le monde autour.

    Les symptômes d’une Vésicule perturbée sont très variés: migraines, problèmes oculaires, hypertension, calculs, cervicalgies, troubles thyroïdiens…etc. D’où l’intérêt d’une clarification et de pratiques pour entretenir sa juste physiologie sur tous les plans : elle est un viscère particulièrement essentiel à tout travail de transformation personnelle.

     

    Coeur 心 / Intestin grêle 小 腸

    « Le Cœur a la charge de Prince Maître » nous disent les textes. Il est le réceptacle du Shen (conscience ou esprit individuel) c’est à dire de toutes les forces configuratrices de l’individu. Il est le témoin silencieux de chaque instant sans cesse renouvelé. Les taoïstes lui reconnaissent la qualité de pouvoir être vide (Xu) donc de tout accueillir.

    Le Cœur est reconnu et décrit comme l’organe moteur du système cardio vasculaire: il propulse le sang à travers des milliers de kilomètres de vaisseaux sanguins et il est merveilleusement conçu pour accomplir cette tâche. En circulant dans tous les tissus du corps, le sang fournit les nutriments et l’oxygène au liquide interstitiel puis aux cellules. En même temps il recueille les déchets, le CO2 et la chaleur.

    En Énergétique Chinoise, le Cœur est associé à l’ élément Feu qui est le seul élément pur que l’on ne peut pas polluer (à la différence de l’Air , de la Terre…) d’où son importance primordiale dans la physiologie du corps mais aussi dans les qualités qu’il apporte au niveau émotionnel et psychique.

    Un week-end peut être l’occasion de nettoyer le cœur et ses méridiens de mémoires qui le polluent et qui l’empêchent de bien fonctionner: physiquement: les palpitations, douleurs thoraciques, dysfonctions du rythme cardiaque.., émotionnellement: les tourments, déceptions affectives, manque de joie et de capacité à se réjouir.., et les agitations mentales…

    Ces contenus peuvent être contactés et le plus possible transformés afin d’accéder aux qualités rayonnantes du cœur: la joie, la sérénité, la présence à soi et aux évènements de la vie en conscience …

    En tant que dépositaire et représentant de l’élément Feu, le Cœur (organe Yin) est couplé à l’ Intestin Grêle (organe Yang).
    L’Intestin Grêle de part sa structure (sa longueur, sa muqueuse, les sucs pancréatiques et intestinaux) est particulièrement bien adapté à la digestion et à l’absorption des nutriments (glucides, lipides, protides, eau, vitamines, électrolytes).
    Il aide le Coeur en gérant (et en di-gérant) le trouble provenant de l’alimentation, de l’émotionnel, et des pensées qui pourrait venir parasiter le Cœur.
    L’Intestin Grêle peut avoir une mauvaise motilité, vitalité (plan physiologique) ou être encombré de mémoires de tristesse de séparation (l’Intestin est situé autour du nombril: lieu de rupture du cordon ombilical..: plan émotionnel) ou contenir des concepts mentaux rigides (discrimination excessive). Il est alors essentiel de rencontrer ces contenus et de les clarifier .

     

    Rate 脾 / Estomac 胃

    « La Rate a la charge des greniers et des entrepôts. les cinq saveurs en sortent » nous disent les textes.

    La Rate apporte au corps ce dont il a besoin en assurant le rôle de mère nourricière: elle l’entretient, le nourrit, et lui donne forme en tirant l’énergie et les saveurs des aliments digérés par l’estomac, le duodénum et les intestins. Elle est en lien direct avec l’appétit, la digestion et le métabolisme.

    Elle a également un rôle important vis à vis du sang qu’elle élabore, emmagasine, transporte et libère en cas de besoin ( ex: pendant une hémorragie ou un sur-effort) et vis à vis de l’immunité en produisant des lymphocytes B qui donnent les anticorps et qui phagocytent les bactéries, les globules rouges endommagés ou usés et les plaquettes.

    La Rate est associée en énergétique chinoise à l’élément Terre, élément caractérisé par la tranquillité, la stabilité, le liant et la capacité de nourrir. Elle permet de construire un bon lien avec le corps en donnant la capacité de le sentir (lien avec le schéma corporel), de savoir répondre à ses besoins (comme une bonne mère vis à vis de son enfant) en prenant soin de soi le mieux possible sur les différents plans: physique, émotionnel et psychique. Une bonne Rate permet de savoir se nourrir en s’imprégnant de bonnes saveurs, de bons moments sensoriels et sensuels, ou d’expériences et apprentissages de la vie. Elle a donc un grand lien avec le relationnel et elle donne la capacité de nourrir une relation avec douceur, gentillesse, tendresse et patience.

    Mais comme tout organe, la Rate peut contenir des empreintes qui la troublent et qui influencent nos perceptions dans la conscience de soi et dans le monde relationnel (projections, illusions…), d’autant plus qu’elle représente aussi le lien avec la mère qui fut le premier lien nourricier. Seulement, ce lien a pu être vécu comme absent ou encore enregistré comme non nourricier ou envahissant.

    Un week-end peut être l’occasion de nettoyer la Rate et ses méridiens de mémoires qui les polluent et qui peuvent mener à de nombreux déséquilibres: problèmes métaboliques, troubles circulatoires, désordres alimentaires ( boulimie, anorexie…), tendances compulsives (alimentaire, tabac, téléphone…), angoisses, anxiété, rumination mentale et les pensées obsessionnelles…

    En tant que dépositaire et représentant de l’élément Terre, la Rate (organe Yin) est couplée à l’Estomac (organe Yang).
    L’Estomac aide la Rate dans le processus de digestion en sécrétant des sucs et des enzymes.

    Les états de stress et d’agitation peuvent considérablement dérégler cet organe en enflammant par exemple ses muqueuses (ulcère, reflux gastrique…) et en lui donnant une difficulté à digérer les aliments mais aussi les évènements, une parole entendue….

     

    Poumons 肺 / Gros Intestin 大腸

    Les Poumons ont la charge de « Premier Ministre, le gouvernement et la mesure en sortent »

    nous disent les textes. Ils sont les maîtres du Qi (ou énergie ) et ils assurent une justesse dans tous les échanges énergétiques du corps. En effet, par la respiration, ils sont responsables de l’oxygénation du sang et de l’évacuation du CO2 et des différents gaz qui pourraient l’intoxiquer (ex:vapeurs d’alcool). Ils gouvernent et propulsent le Qi dans tous les méridiens du corps au rythme de la respiration. Par ce lien avec tout le système énergétique, ils donnent au corps cette grande capacité défensive face à des agressions externes (bactéries, virus, froid, vent…): ils sont donc en lien étroit avec le  système immunitaire.

    Les Poumons sont liés à l’élément Métal, élément souvent mal perçu et mal compris dans notre société. En effet c’est lui qui amène les capacités de trancher avec tout ce qui n’est plus juste pour soi (relation, travail, comportements…), de délimiter un espace physique, émotionnel et psychique (processus qui permet de construire une identité) et d’incarner les énergies dans la matière (concrétiser un projet en acceptant de bien voir chaque étape par lesquelles cela doit passer y compris les étapes plus contraignantes, désagréables mais nécessaires si l’on ne veut pas rester sur le plan du rêve..). L’automne est l’occasion de nettoyer les poumons et leur méridiens de mémoires qui les encombrent et qui peuvent mener à de nombreux déséquilibres : problèmes respiratoires, affections ORL, tristesses, doutes, critique intérieure, manque de confiance en soi, difficulté à incarner les choses, manque d’organisation…

    En tant que dépositaire et représentant de l’élément Métal, le Poumon ( organe Yin ) est couplé au Gros Intestin ( organe Yang ).
    Le Gros Intestin assure la fonction d’élimination. Parmi ses symptômes on retrouve les déséquilibres suivants: constipation, diarrhée, hémorroïdes…, sur le plan émotionnel, on retrouve souvent les peurs de clôturer une situation, la difficulté à accepter les changements (la vieillesse, la mort..)…, et sur le plan mental, on peut rencontrer de fortes résistances par l’entêtement, et les croyances rigides…

    Il est alors essentiel de prendre conscience de ces différents contenus, et de peu à peu faire preuve d’alchimie.

     

    Rein 腎 / Vessie 膀光

    L’Occident reconnaît et décrit avec précision la physiologie des Reins dans leurs fonctions de filtration des toxines et électrolytes du sang, de gestion des situations d’urgence par les systèmes cortico et médullo-surrénaliens (qui gèrent entre autres Adrénaline et Noradrénaline, Cortisol) et les associent ainsi à la force de notre constitution physique et notre capacité à gérer les situations de stress (en témoigne l’expression « d’avoir les reins solides »)

    Pour l’Orient, ces organes qui sont les moins accessibles anatomiquement (ce sont les plus profonds) appartiennent au mystère (Xuan): ils détiennent le secret de notre origine, de notre destinée (Ming Men) et de tous nos potentiels de vie…

    Dans leurs importantes fonctions, ils sont sources de notre énergie vitale, de notre capacité d’adaptation, de ressourcement, et de notre créativité (au sens propre par l’énergie sexuelle qu’ils distribuent: le Feu des Reins, comme au figuré par notre pouvoir de puiser dans nos potentiels pour créer, nous renouveler dans nos activités).

    Liés à l’eau et à ses nombreuses qualités, dont la principale est l’adaptabilité, les Reins gouvernent et ajustent également les grands cycles du corps à travers le système endocrinien; ils assurent donc un juste équilibre du cycle féminin, des rythmes d’éveil et de sommeil (temps de repos et qualité de la récupération), et garantissent un équilibre profond et une réserve d’énergie suffisante pour faire face aux changements et transformations que la vie nous propose: déménagements, situations d’urgence, confrontation à la mort, deuils, peurs profondes….

    Ainsi un Rein en vide d’énergie , encombré par trop de mémoires ou épuisé par des rythmes de vie qui n’apportent pas un ressourcement véritable va entraîner divers symptômes sur les différents corps: problèmes lombaires, articulaires (douleurs persistantes malgré tout traitement, arthrites,arthroses), hormonaux, plus de libido (par manque d’énergie sexuelle), panique, peurs irraisonnées, difficulté à s’adapter à tout changement, fatigue profonde, perte de contact avec son identité profonde et son intention de vie…

     

    Triple Réchauffeur 三 焦 Maitre du Coeur 心包

    Le triple réchauffeur peut être également abordé comme le liant entre les générations, ce week-end sera ainsi une opportunité pour travailler et nettoyer des mémoires inscrites dans les lignées afin de se libérer d’empreintes transgénérationnelles.

    Chef d’orchestre de toute l’alchimie de l’être, le Triple Réchauffeur nous apporte une compréhension nouvelle du rôle de chaque organe dans le raffinage, la coordination et la répartition de toutes les énergies qui nous constituent (respiratoire, alimentaire, émotionnelle, sensorielle, sexuelle…etc.).

    Par le cycle décrit par les Taoïstes comme « la montée des nuages et la descente des pluies », il est le véritable garant de notre verticalité, alignement dynamique entre Ciel et Terre, et d’une présence équilibrée entre notre vérité profonde, notre vécu et notre expression personnelle.

     

    Source : lessenceducorps.com

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    Dimensions https://lesintuitions.com/dimensions/ Mon, 01 Oct 2018 09:10:46 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=3787 Lire la suite Lire la suite

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    Les dimensions de l’être sont expansibles et visibles en Amour.

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    Dimensions

    Lorsque l’amour est présent, lorsque le sentiment amoureux est là, toutes nos dimensions sont présentent parce que tout lâche et s’ouvre à la joie, à la liberté et à la fluidité intérieure. Lorsque je parle d’être amoureux, c’est lorsque deux êtres vouaient à être ensemble se rejoignent. Ce sont toutes les structures subtiles, énergétiques mais aussi celle du physique, les dimensions divines, les connections extra sensorielles, qui se décuplent et se connectent.

    Ainsi une expansion formidable se crée et l’amour grandit, grandit et encore grandit. La joie s’immisce dans les cellules et c’est tout le corps qui se voit en transformation. Je ne parle pas de sourire bête, je ne parle pas de désir comme on dit au sens animal du terme, je ne parle pas de se laisser décentrer par le processus, mais je parle du sentiment profond d’être à sa place, sans altération du comportement, je parle du sentiment profond d’être cueilli par ces énergies, cueilli par ce flux continuel de joie intense, d’envie de vivre, de fébrilité de joie intérieure, de tremblements intérieurs qui nous fait sauter de joie, je vous parle d’être au rendez-vous de l’instant.

    La vie ! Enfin la vie. Vivre en justesse pour ce que nous sommes, et vivre en justesse dans toutes les dimensions que nous pouvons occuper dans cet instant. Cela grandit disais-je, oui cela grandit car d'autres portes s'ouvrent, d'autres mondes de compréhension se rajoutent, d'autres nourritures énergétiques viennent complémenter les corps physiques, éthériques et subtiles et dans la joie, l'allégresse de l'existence même de notre être. Tout cela vient nourrir et se rapprocher de notre âme. C'est lorsque tout est ouvert que nous pouvons comprendre alors, les dimensions ciel humain terre, terre humain ciel , la dimension de l'amour inconditionnel, la dimension du partage entre deux êtres, la dimension de l'échange permanent, la compréhension des interdépendances entre ces deux êtres, et plus subtilement, plus conscient des connexions entre les corps subtiles, les centres énergétiques et les envies d'être avec l'autre en permanence qui en découle, les désirs d'expandre encore plus le processus de fusion qui s’établit entre ces deux êtres, et de vouloir se fondre littéralement avec l'autre. Se fondre peut être avec la dimension divine, le soi suprême, la condition divine que nous portons.

    Les dimensions sont multiples est infinies lorsque deux êtres parfaitement alignés l'un avec l'autre se rencontrent. Je ne parle pas d'alignement de la perfection mais d'alignement d'une personne à l'autre. Le ciel s'ouvre, les étoiles scintillent, les anges et les élémentaux s'activent et l'environnement participe à cette évolution et à cet alignement. Encore faut-il resté centré, dans notre être, car il est facile de vaciller devant autant d'énergies, autant d'informations conscientes et non conscientes, autant de connexion subtiles et autant d'expansion dont nous sommes pourvus en cet instant.

    Comme on dit : "attachez vous les pieds, ça va décoller !"

    C'est avec la conscience, le travail sur l'intimité de soi, la connaissance de soi que nous pouvons regarder, voir et sentir, sans être emporté par la situation, ce flux, cette modification des plus importantes qui se passe en nous et en être le témoin premier dans toute notre présence. Au plus profond de nous. Amour. Simplement aimer.

    Laisser aller en conscience et aller avec ce flux. faire confiance, s'abandonner. La dimension de l'amour est une dimension qui demande le plus juste accueil et parfois tout simplement dans une expiration, de lâcher tout son corps, tout son esprit et de s'en remettre à l'instant. Le vivre. Le vivre en confiance, le vivre en étant présent.

    Quel magnificence !

    Hervé
    lesintuitions.com/
    Lesénergies.fr

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    On prend pour soi https://lesintuitions.com/on-prend-pour-soi/ Sat, 22 Sep 2018 09:13:40 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=3666 Lire la suite Lire la suite

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    On prend pour soi car nous avons moins d’espace intérieur.

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    On prend pour soi

    … De même que lorsque nous observons nos pensées dans notre esprit, et même sans les observer, simplement en les vivant inconsciemment, nous les considérons comme les nôtres et nos émotions montent, prennent de la place, nous rendant dépendant de nos ballottements intérieurs. Autrement dit, nous ne gérons plus nos émotions et nos pensées, nous les laissons aller comme un bateau à la dérive. Il en va de même lorsque nous communiquons. Par exemple lorsqu’on lit un texte, nous prenons souvent pour soi ce qui est écrit. Que cela soit dans le domaine privé ou professionnel, lorsque nous lisons une présentation de quelqu’un, un commentaire, une simple demande, sans parler des échanges quotidiens que nous avons avec notre famille, nos ami(e)s et d’autres personnes, nous nous posons que très rarement la question : Parle-t-il de lui ou parle t-il de moi. Parle-t-elle d’elle, parle t-elle de moi ? Qu’elle est la situation ? Dans quel contexte est la situation ? Nous ne faisons plus ce recul. Nous ne prenons plus le temps de finir les situations et nous les portons encore très actives en nous même.

    Nous prenons pour nous ce qui est écrit, ce que nous voyons et nous réagissons immédiatement à ce qui ne nous plait pas. Nous regardons bien souvent le côté négatif, c’est à dire le côté du manque, se plaçant à la place d’un correcteur, d’un trouveur de faute, d’un redresseur de tort, sans se placer dans le contexte de la situation et sans observer la situation dans tous ces détails.

    Nous sommes tellement stressés ou plutôt à fleur de peau et nous trouvons que la vie est de plus en plus dure car nous tournons notre esprit sur ce qu'il nous manque et pas sur ce que nous avons. Nous pensons que c'est la vie qui doit nous donner quelque chose. Et nous n'avons pas ce quelque chose. Alors nous nous tendons, nous nous tordons, nous nous stressons, nous nous immisçons dans la colère et nous y restons, parfois même nous restons dans la haine que nous contenons à l'intérieur de nous même, et dès qu'il y a un facteur déclenchant qui nous submerge alors nous prenons les choses pour nous et c'est le commencement de l'escalade. Nous sortons tout ce que nous avons enfoui, ou engrangé en notre intérieur et nous nous déversons sur la situation ou sur les personnes présentent.

    Nous rendons même responsable l'extérieur ou les autres, de notre mal être. Car finalement nous pensons : "c'est inacceptable d'être encore responsable car c'est moi qui souffre ?" Et effectivement ayant déjà énormément de choses à résoudre à l'intérieur, et dont nous acceptons la responsabilité, une autre responsabilité que nous considérons comme extérieure n'est pas acceptable et c'est le refus total.

    Tellement nous sommes submergés à l'intérieur, du mal-être que nous ressentons, nous sommes obligés de faire d'avantage de bruit à l'extérieur de nous même pour masquer ce brouhaha intérieur. Le monde devient bruyant. Mais plus loin que cela, notre monde est pollué non seulement de mauvaises pensées que nous émettons à chaque instant, mais aussi pollué de toutes sortes de matières car il nous faut, aujourd'hui, beaucoup plus de mise en mouvement de la vie pour nous faire comprendre nos erreurs. Et la pollution que nous sommes entrain de produire nous submergera tellement, qu'il va falloir arrêter toutes nos activités dans un proche avenir pour la préservation d'une planète accueillante et surtout pour voir et notre véritable nature, notre intérieur profond.

    Si nous arrivons à stabiliser notre intérieur, c'est à dire de pouvoir mieux voir, observer et calmer nos pensées, nos actes et nos gestes, alors nous ne nous laisserons plus submerger. La vie n'aura pas besoin de venir sonner une cloche pour nous faire comprendre qu'il faut s'arrêter. Mais simplement par un chuchotement, un bruissement nous comprendrons alors que nous devons peut être juste modifier notre comportement, notre façon de penser, ou encore, changer notre façon d'être au quotidien.

    Peut être nous mettre à écouter et non à parler. Peut être juste observer et non faire. Peut être marcher au lieu de courir. Et accueillir, inviter, fêter l'amour au sein de qui nous sommes.

    Bien à vous

    Hervé
    Lesénergies.fr
    lesintuitions.com/

     

     

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    Citation Buddha Shakyamuni https://lesintuitions.com/citation-buddha-shakyamuni/ Mon, 20 Aug 2018 08:05:53 +0000 http://developper.lesintuitions.com/?p=3634 Lire la suite Lire la suite

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    Citation du Buddha Shakyamuni

    « … Oui, Kâlâma, il est juste que vous soyez dans le doute et dans la perplexité, car le doute s’est élevé en une matière qui est douteuse.

    Maintenant, écoutez, Kâlâma, ne vous laissez pas guider par l’autorité de textes religieux,

    ni par la simple logique ou l’inférence,

    ni par de la tradition,

    ni par de la rumeur,

    ni par les apparences,

    ni par le plaisir de spéculer sur des opinions,

    ni par des vraisemblances possibles,

    ni par la pensée « il est notre maître ».

    Mais, Kâlâma, lorsque vous savez par vous-mêmes que certaines choses sont défavorables, alors, renoncez-y…

    Et lorsque par vous-mêmes vous savez que certaines choses sont favorables et bonnes, alors acceptez-les et suivez les. »

    (Bouddha Shakyamuni).

     

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